Marques japonaises : la bio Ruhaku et la tech B.glen, test et avis

Nippophile, amatrice de l’art de vivre japonais, j’ai découvert deux nouvelles marques japonaises dans l’univers cosmétiques. La marque bio Ruhaku est la première marque à avoir entrepris la démarche de certification Ecocert pour la France. Une démarche à la fois ambitieuse et inscrite dans les tendances du moment. Elle valorise ainsi les actifs cosmétiques issus des feuilles de gettou, une plante originaire d’Okinawa. Quant à B.glen, elle mise sur la tech et sur le digital pour se développer en France et en Europe.

marques japonaises

2 marques japonaises cosmétiques, 2 approches très différentes : Ruhaku et B.glen

Ruhaku prône le respect de la nature, ses vertus et s’engage dans le bio à la française. En cela, elle fait montre d’une proximité avec les consommatrices désireuses d’engagement sociétal tout en offrant des produits de soin de grande qualité, la qualité japonaise. Car les femmes japonaises sont expertes en soin de la peau, elles adoptent une routine longue autour de 6 produits pour le visage et leur consacrent entre 30 et 40 minutes le matin (au final moins qu’en Corée où la routine de soin compte 10 étapes). Cette routine japonaise tout comme la coréenne se base sur le layering, l’application de couches successives.

rituel soin japonais

En termes de storytelling, la première de ces marques japonaises va puiser dans le secret de longévité des habitants de l’archipel d’Okinawa. Une île située à l’extrême sud-ouest du Japon surnommée l’île de la longévité en raison du nombre très élevé de centenaires (record mondial). En étudiant leur alimentation, les chercheurs ont identifié la plante de getto (ou gettou) dont les feuilles sont riches en polyphénol (reverastrol comme le raisin, mais à plus forte concentration). Au coeur de la marque Ruhaku, se trouvent les antioxydants provenant des feuilles de gettou, certifiées à la fois par l’ecolabel japonais JAS et par Ecocert. Une double certification bio française et japonaise. Quatre produits constituent la routine :

  • l’incontournable huile démaquillante ou cleansing oil chère aux Japonaises qui élimine en douceur tout maquillage ou impuretés,
  • la lotion hydratante qui prépare la peau au soin, 
  • le sérum anti-âge suivi de la crème de jour.

huile demaquillante

lotion et serum

creme ruhaku

Pour respecter le rituel japonais, je vous conseille de procéder à un double nettoyage : huile + savon, et d’insérer un auto-massage après l’application du sérum. Un massage de plus de 5 minutes du bout des doigts du milieu du visage vers l’extérieur pour bien drainer les toxines lymphatiques et stimuler les 40 muscles faciaux. Il aide à la fois à faire pénétrer le sérum tout en améliorant l’élasticité de la peau.
Mon avis sur ces produits : j’ai apprécié leurs belles textures et ai été surprise par la puissance du parfum véhiculé par la plante de Gettou. En effet, les Japonaises ne recherchent pas les parfums puissants pour ne pas incommoder leurs voisins et voisines. Mon coup de coeur, c’est l’huile démaquillante, très efficace sur le mascara et l’eye-liner. Après avoir massé la peau avec des mouvements circulaires durant 1 à 3 minutes, elle laisse la peau très douce. Prix de vente entre 35€ et 49€ selon les produits.

b-glen

B.glen mise sur le tech et le digital

Depuis 2000, cette marque s’inspire du rituel japonais, le Saho ou l’art du layering, mais elle est mâtinée d’une touche californienne pour la recherche. Dans la formulation, elle emprunte beaucoup à la cosmétique traditionnelle issue de la pétrochimie et du monde pharmaceutique et des nanotechnologies. Avec pour maîtres mots : délivrance, diffusion et ciblage comme pour les médicaments.

tech japonais

Sa technologie brevetée, le QuSome est un procédé qui encapsule les actifs et assure leur pénétration et leur diffusion. C’est une génération plus récente que les liposomes des années 90. Ces nanocapsules mesurent seulement 70 à 150 nanomètres pour une meilleure pénétration et une meilleur protection des ingrédients. La marque a également adopté une démarche de vente originale. 100% digitale, sans aucun point de vente physique au Japon comme en France et surtout un système d’abonnement sans contrainte. Puisqu’il peut être suspendu à tout moment. Un système qui plait beaucoup au Japon où la qualité des livraisons est exceptionnelle. La marque ne s’y est fait connaitre que par les réseaux sociaux et le bouche à oreille. Elle offre une disponibilité totale de ses conseillers 24h sur 24, 7 jours sur 7. Comme les Kombini, ces supérettes japonaises ouvertes tous les jours quelle que soit l’heure et où on se trouve.

layering serum

Construction de gamme : ces 2 marques japonaises proposent une vision simplifiée du layering aux Occidentales. B.glen, ce sont 5 produits : le Clay Wash pour le nettoyage, suivi de la lotion anti-âge, du sérum et de la crème hydratante ou anti-âge à faire suivre d’une protection UV. Avis : j’ai préféré le Clay Wash, un nettoyant doux à l’argile que j’applique le matin sous la douche et dont j’apprécie autant la texture que le tube au soft touch. En revanche, le C serum, sérum à base de Vitamine C pure (ascorbic acid) m’a dérangée par sa texture chaude et son premier ingrédient le propylène glycol, souvent décrié. Il est peu adapté aux périodes chaudes. Prix autour de 60€ pour chaque produit, mais possibilité d’achat de coffret découverte en travel size à 25€ environ.

 japonaise

Ruhaku illustre les tendances de la J-Beauty : naturalité, expertise ou savoir-faire ancestral et modernité. Privilégiant une vision holistique et clean, à la différence de la K Beauty avec sa forte dimension ludique. Le boom des cosmétiques naturels et bio se confirme au Japon. Car il répond à la quête d’authenticité des consommateurs asiatiques plus exigeants aujourd’hui. La gamme Ruhaku est en vente dans les concept-stores pointus tel Happy Folk, 64 boulevard Voltaire ou chez Mademoiselle Bio. Et sur le web. b.glen sur son site e-commerce www.bglen.fr 

Vous pourriez aimer lire certains articles du blog dédiés au bien-être au Japon comme le soin signature Clé de peau de Shiseido ou encore le head spa, massage crânien découvert à Tokyo . À Paris, vous pouvez également découvrir une autre marque typiquement japonaise, Makanai décodée dans cet article du blog.

[Voyage] Le charme de Kyoto sous les couleurs de l’automne, les incontournables

L’automne est une période idéale pour découvrir le charme de Kyoto, ancienne ville impériale aux temples et aux parcs magiques. La ville impériale donne à voir une autre face du Japon que Tokyo, empreinte d’histoire, de culture et de gastronomie. L’atmosphère qui y règne séduira tous les voyageurs, les amateurs du Japon comme les néophytes. L’on y accède en 2 heures 15 de la capitale via le Shikansen, le TGV japonais. Un train tous les 10 minutes, inutile de réserver sa place à l’avance.

charme

Tomber sous le charme de Kyoto : parcs et temples magnifiés par les couleurs de l’automne.

Mon conseil : visiter Kyoto à pied et à vélo pour profiter pleinement du charme de Kyoto, de son rythme zen et des grands parcs et espaces verts qui jalonnent les bordures de la ville. À l’automne, les jardins japonais offrent un spectacle exquis où les couleurs des feuilles créent une riche palette chaude.

couleurs automne

Les jeunes japonaises aiment s’y promener en yukata (kimono d’été qu’elles louent durant leur séjour à Kyoto) pour s’y faire photographier et alimenter ainsi leur compte Line – la messagerie japonaise concurrente de Facebook, Messenger.

Le temple Chonin est l’un des plus importants temples de bois de Kyoto. Imposant par sa taille, il a été reconstruit au XVIIe siècle. À proximité, se trouve le charmant jardin Hojo.

En décembre, certains temples sont éclairés de nuit et leurs éclairages subliment les érables japonais ou momiji au feuillage rouge flamboyant qui les entourent.

Leur visite est spectaculaire, il en est ainsi du temple Kiyomizu-dera, un temple boudhiste classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Sa particularité : il est construit sur 139 piliers de bois. La porte principale rouge se détache avec majesté à l’entrée, à sa droite un élégant pavillon, pagode élancée.

Après avoir traversé le temple, il faut passer de l’autre côté pour bénéficier d’une superbe vue sur le temple, puis descendre en contre-bas et admirer la vue de la ville. À la différence des temples shinto, les temples boudhistes sont payants.  

S’informer sur les incontournables culturels  de jour et de nuit.

Les visites nocturnes des temples peuvent s’effectuer de fin octobre à début décembre. Plus de détails sur le site vivrelejapon.com ici

Voyage Japon : le massage crânien, le spa des cheveux signé Shu Uemura

Je vous emmène dans mes bagages au Japon pour vous faire découvrir le massage crânien, une expérience multi-sensorielle proposée par Shu Uemura et ses soins capillaires. Le Head Spa ou massage crânien est une expérience que s’offrent les Japonaises une à deux fois par mois. Comparativement aux Européennes, elles donnent une grande importance à leur cuir chevelu qu’elles perçoivent comme le prolongement du visage et le terreau de leurs cheveux. Elles s’accordent régulièrement ce massage crânien chez leur coiffeur, un moment qui procure bien-être et beauté des cheveux.  Plusieurs salons de coiffures proposent ce type de service à Tokyo, chacun suivant son propre protocole. Notamment le salon Za/Za Aoyama dans le quartier branché d’Omotesando.

massage crânien

Décodons ensemble le Head Spa : un massage crânien en 3 étapes

Tout d’abord, je suis invitée à me rendre au bac dans un espace assez vaste. O divine surprise, le siège sur lequel je suis assise, se transforme en lit. Rosuke Koh m’applique une huile spécial cuir chevelu au parfum menthe, puis me masse dans un premier temps le cuir chevelu à sec avec des techniques shiatsu. Il alterne pressions fortes et douces sur les points énergétiques du crâne et du haut de la nuque. C’est presque quelquefois un peu douloureux, mais je me laisse envahir rapidement par un profond sentiment de bien-être.  Ensuite, il me masse le crâne à l’aide du jet d’eau et applique le shampoing Shu Uemura Silk Bloom pour les cheveux abimés. Sa mousse abondante donne un effet différent au massage, sa délicieuse fragrance me plait bien. C’est tout l’ensemble du crâne qui est massé, et même les oreilles.

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Après m’avoir longuement rincé les cheveux, il revêt mes cheveux d’une serviette. Enfin, il réalise au travers de la serviette un troisième massage. Une technique classique du shiatsu puisqu’au Japon, il se pratique au travers du kimono.  Assise, il en profite pour me libérer des tensions de la nuque et des épaules.
Les avantages d’un tel massage : détox et bienfaits santé du cuir chevelu, stimulation de la circulation sanguine pour un meilleur apport en nutriments des cheveux, gain en volume et en brillance aux cheveux. Et bien sûr, détente et relaxation du crâne et du cou, voire du haut du dos. je passe ensuite entre les mains de Hiroyuki Saito pour l’opération brushing.

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Mon avis : c’est un nouveau service qui apparait en France grâce notamment à la marque Shu Uemura, mais aussi grâce à des coiffeurs japonais installés à Paris. J’ai immédiatement ressenti les bienfaits de la purification profonde du cuir chevelu. Mes cheveux se sont révélés plus brillants, avec plus de force et de volume sur plusieurs jours.

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Enfin, si vous voyagez sur Tokyo, je vous recommande les services de conciergerie de l’auteur du blog Japonism, Hiroko. Elle gérera pour vous le rendez-vous pour un Head Spa, une manucure ou un soin d’institut. Elle vous trouvera, si besoin est, une traductrice pour être 100% à votre écoute. Plus de précison ici.

Pop-up store dédié à la beauté japonaise à Paris

Si vous êtes attirée par le Japon et curieuse de connaître les secrets et pratiques de beauté des Japonaises, je vous engage à découvrir plusieurs marques renommées et pointues dans le cadre du pop-up store Bijo à l’Atelier Blancs Manteaux. Des marques comme Makanai et Uka auxquelles j’ai déjà dédié des articles. Mais aussi des accessoires de beauté (pinceaux Shaqda, pince à ongles…). 9 marques japonaises réunies au pop-up Bijo, 38 rue des Blancs Manteaux, Paris IV. Jusqu’au 23 décembre.

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La présidente de Makanai
La présidente de Makanai

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Le Japon à Paris : soins Ménard, salon de massage japonais Yuzuka

Le Japon nous fascine par sa culture et sa relation à la beauté et au bien-être, le massage japonais recèle de nombreuses ressources tout comme les marques cosmétiques japonaises. Je partage ici avec vous 2 de mes adresses beauté japonaises favorites. Les soins et l’institut Ménard à Paris ainsi que le spa Yuzuka qui prodigue de merveilleux massages japonais.

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Je vous invite à pousser la porte de l’institut Ménard situé rue de la Paix, à  proximité de l’Opéra. Telles les bijouteries de marques luxe qui l’entourent, il vous faudra appuyer sur la sonnette pour que l’on vous ouvre. Vous découvrirez alors un vaste espace dédié à la ligne de cosmétiques Ménard, la 5ème sur le marché japonais. Cette marque 100% japonaise a été lancée dans les années soixante au Japon. Son nom à consonance française a été choisi pour surfer sur la tendance aspirationnelle de la France au Japon. Pour autant, toute la philosophie de la marque, son expertise et le choix de ses actifs sont empreints de la culture et des connaissances japonaises. Seuls le nom des gammes  et le choix de certaines textures sont inspirés de la France.

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Quant à l’institut, il est fréquenté à la fois par la communauté japonaise vivant à Paris et les parisiennes. Deux esthéticiennes y officient : une française, Léa, et une japonaise.  

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Le protocole de soin visage s’inspire de 2 archétypes japonais : les ochibori (ou serviettes chaudes) et les points de shiatsu. D’une durée d’1 heure, il concilie nettoyage parfait, pose d’un masque épais antiâge et détente pour vous permettre de ressortir, les joues roses et la peau parfaitement lisse. C’est également l’occasion de découvrir les produits de la ligne Embellir destinés à booster l’éclat et à uniformiser le teint.  Des soins anti-âge dont l’actif star est typiquement japonais, le champignon Reishi encapsulé, un champignon ancestral capable de protéger les gènes impliqués dans la production du collagène et de l’élastine. Parmi les textures étonnantes, la crème massante et démaquillante Refresh Massage qui vient compléter le nettoyage démaquillage. Au Japon, la routine de soin est particulièrement sophistiquée avec le double geste de nattage et démaquillage, suivi ensuite d’une lotion émulsion à la dimension soin.

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Les miniatures du coffret découverte Embellir, une routine de 6 soins Ménard

Cette gestuelle a d’ailleurs inspiré la nouvelle lotion soin de la gamme Caviar chez La Prairie. (article à venir)

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Le salon de massage japonais Yusuka : le bon plan bien-être

Quant au spa Yuzuka, il s’agit d’un lieu à la décoration zen et raffine, tenu par une japonaise depuis 3 ans et dédié au massage japonais. Il exploite les différentes vertus du yuzu (qui a inspiré son nom), cet agrume typiquement japonais utilisé en cosmétique, en parfum mais aussi en gastronomie. Situé non pas dans le quartier japonais du 1er arrondissement, mais dans le très classique et bourgeois 7ème.

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A l’entrée, il vous est demandé de vous déchausser pour enfiler des chaussons japonais et de choisir l’huile essentielle qui sera utilisée durant le massage. (l’huile de yuzu au délicieux parfum agrume et aux propriétés anti-oxydantes). Et même la musique (piano pour ma part).

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Prodigué par Moe, une esthéticienne japonaise parlant admirablement le français, ce massage de 30 minutes m’a permis de découvrir différente techniques de massage japonais. La séance démarre par un nettoyage et modelage de la voute plantaire avec des points de pression shiatsu. Puis, elle s’est concentrée sur un massage lymphatique et shiatsu du dos ciblant les points de tension autour de l’omoplate, des trapèzes avec une précision chirurgicale. Sa connaissance de l’anatomie et des différentes gestuelles de modelage (étirements, pressions, effleurages, frictions) lui permet d’être rapidement efficace et de diagnostiquer & compenser mes défauts de posture. Sac toujours porté du même côté, travail sur ordinateur portable… Puis, elle pratique un lifting japonais du visage en procédant à de nombreuses pressions shiatsu autour des orbites, sur le front, les tempes, le menton ou les zygomatiques. Décontractant, divin. De plus, l’huile de yuzu associée à la gestuelle active la micro-circulation sanguine.

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Mon avis : Vous sortez du massage, les traits reposés, la mine fraîche. Il ne vous reste plus qu’à boire le thé vert agrémenté d’une excellente confiture au yuzu.  En vente dans le salon de massage tout comme une sélection de produits japonais dédiés au yuzu.

cosmetique yuzu

Mes adresses beauté japonaises à Paris

Yzuka massage japonais 62 avenue Bosquet, 75007 Paris. 09 83 93 83 41
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 20h.
Plus de détail sur le site yuzuka.fr  Massage lymphatique & shiatsu 30 mn 48€, Lifting japonais 20 mn 36€

Institut Ménard, 21 rue de la Paix, 01 42 65 58 08
Détails sur l’offre des soins pratiqués à l’institut sur le site menard.fr
Ouvert de 10h à 19h du lundi au samedi.

Terrasse nichée dans la verdure, vue Tour Eiffel : Taisho

J’ai été invitée à l’ouverture d’une nouvelle terrasse nichée dans la verdure face à la Tour Eiffel. Une vue remarquable et un esprit japonisant à même de séduire trendsetters et touristes. Une pop-up terrasse pour les beaux jours située dans les jardins du Trocadéro.

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Au-delà de la dimension éphémère de Taisho, ce nouvel hot spot se distingue par sa carte à l’esprit japonisant pointu, très tendance : gyozas, sushis, sashimis, mais aussi délicieux raviolis de homard à la vapeur façon dim sum de Hong Kong revisitée, ou encore brochettes de poulet au tepanyaki et surtout sélection sophistiquée de saké.

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La carte s’enrichit également de club sandwich et salade pour un petit en-cas façon lounge. Dans la Rotonde de l’Aquarium du Trocadéro, la terrasse Taisho s’ouvre par le bar à saké dont la carte s’élargit par une sélection de whisky japonais. Leur cocktail à base d’alcool de cerises est juste délicieux, voire traître. (Ne pas en abuser).

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Mon avis : Taisho est une terrasse estivale dépaysante, qui donne à voir, au-delà de Tour Eiffel majestueuse, un peu de la culture japonaise. Une ambiance verdoyante qui sort des sentiers battus des terrasses classiques de l’été, pour une soirée aux beaux jours que l’on a envie de prolonger. Une adresse pour initiés tant elle se cache dans la Rotonde de l’Aquarium du Trocadéro.

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On y vient ici pour s’immiscer dans la culture japonaise, pour disserter au calme et dans la verdure entre amis ou amoureux tout en découvrant les secrets et saveurs du saké. La terrasse ouvre ses salons à partir de 18 heures.

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Infos pratiques sur La Terrasse Taisho  

Terrasse ouverte du 26 mai au 30 septembre, de 18h à 1h du matin (les cuisines ferment à 22 heures)
Rotonde du Trocadéro, 5 avenue Albert de Mun, 75016 Métro Trocadéro ou Iéna
Gyoza, brochettes, club entre 12€ et 16€

 

Au-delà de la beauté, l’Asie influence le luxe : Hermès, Bottega Veneta…

Si la beauté a puisé récemment de nombreuses innovations en Asie comme la BB cream ou le cushion compact de Lancôme, cette vague de fond venue d’Asie s’étend à d’autres domaines : la communication et la mode. Au-delà de l’univers beauté, nous sommes moins conscients que l’asiatisation touche également le monde du luxe. Voici quelques pépites du luxe à la forte empreinte Asie : les communications Hermès, Bottega Veneta sans compter Air France. Mais aussi l’exposition au Met de New York sur les influences de la Chine en matière de mode, ou à Paris Korea Now.

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Hermès et sa collection Kawaii à la vidéo shoppable, les photos japonaises de Bottega Veneta…

Kawaï, c’est le nom de la nouvelle collection de sac et  de petite maroquinerie signée Hermès. La Maison du Faubourg Saint Honoré s’est inspirée des codes japonais pour cette collection : univers pastel poétique, frais et bien dans l’esprit des dessins animés nippons. Pour faire connaitre cette collection à l’esprit japonisant, Hermès a recouru à une opération de CRM. L’email de lancement s’inspirait de personnages de l’univers Hello Kitty et invitait les internautes à se diriger vers le site Les Ailes d’Hermès pour y découvrir l’ensemble de la collection dans une vidéo interactive.

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Charge à l’internaute de cliquer sur les adorables personnages pour voir apparaître les modèles  de portefeuille, pochettes, sacs, que des pièces dans les teintes pastel. Avec en bande-son une musique discrète et l’illustration sonore des sabots de cheval. En bas à droite de l’écran de la vidéo, une icône shopping bag permet d’atterrir sur la page produit du site de e-commerce. Un réflexe que les asiatiques ont acquis, vu leur recours à l’e-commerce via le mobile ou les autres écrans. Découvrir la vidéo interactive en cliquant ici. Le seul hic, c’est que ce ne sont pas les mêmes pièces que celles présentées dans la vidéo. Frustrant non ?

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Quant à la marque italienne Bottega Veneta, elle a confié les rennes de sa campagne printemps été 2015 au japonais Nobuyoshi ARAKI, photographe renommé âgé de 75 ans. Le directeur artistique de la marque italienne, Tomas Maier, l’a choisi pour « la profonde humanité qui exhale de ses photos, les rendant inoubliables ». Sous l’oeil du photographe, évolue le duo formé par la top model Saskia de Brauw et Sung JIN PARK tels des danseurs sur des fonds de matières à la palette de couleurs intéressante.

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Communication très présente sur nos écrans, le film Air France de cette année réalisé par We are from LA s’inspire fortement des codes asiatique de la K-pop (ou pop coréenne), avec ses ballets très colorés (cf l’article de ce blog).

Mode et Asie, un duo dans la tendance : Dior, Chanel…

Eldorado des marques mode et luxe, l’Asie voit fleurir des flagships étonnants, telle la nouvelle boutique Dior à Séoul aux formes organiques conçue par l’architecte Christian de Portzamparc. Avec ses 6 étages, c’est la plus grande d’Asie. Dotée d’un Café Dior signé Pierre Hermé, au dernier étage de la House of Dior. Plus de détails sur le DiorMag.

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La Corée a été également choisie par Chanel pour être le lieu de présentation du défilé croisière en mai cette année. Lieu d’inspiration également pour cette collection croisière 2016 dans le choix des couleurs audacieuses, de la soie, des formes rappelant le « kimono coréen », les coiffures tressées, des mannequins…

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Ainsi le top model coréen Soo Joo Park  a ouvert et clôturé le défilé.

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Côté maquillage, les codes de la K-Pop étaient intégralement repris : cils de poupée, crayon khôl blanc à l’intérieur de l’oeil, double sourcils et lèvres bubble gum ou mordues.

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Confirmant l’universalité de cette tendance, le succès de l’exposition Chine : de l’autre côté du miroir au Metropolitan Museum à New York cet été.  Avec près de 700 000 visiteurs, cette rétrospective historique de la mode en Chine s’est placée en tête des expositions les plus fréquentées du Costume Institute.

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En parallèle, à Paris, le Musée des Arts décoratifs présente ce-mois-ci Korea Now, exposition dédiée à la mode contemporaine de Corée des années 80 à aujourd’hui. Elle nous donne à voir plus de 120 silhouettes et accessoires ainsi que des oeuvres de designers ou d’artisans.

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Au final, que ce soit à New York, à Paris ou en Asie, l’influence de l’Asie est forte au regard de son poids économique, de la sophistication des gestes beauté et mode. Nul doute que le vent d’Asie continuera de souffler sur la mode et sur les innovations beauté dans les prochaines années. En grande partie en provenance de Corée puisque selon Bain, la Corée du Sud est désormais pionnier pour les tendances de la mode et du luxe. Et dans la ligne de mire des consommateurs chinois.

Chine & Japon, décodage croisé culture et sociologie par Martine Le Herpeur

Vendredi dernier, Martine Le Herpeur, grande prêtresse des tendances, organisait une conférence passionnante autour des influences croisées de la Chine et du Japon. Analyse fine des cultures et sociologies comparées émaillée d’expériences et d’anecdotes qu’elle a partagées avec nous. Des clés pour mieux comprendre ces 2 pays aux liens historiques mais aux différences si extrêmes. Des pays clés dans l’univers beauté, la Chine étant le marché en plus forte progression, le Japon étant le plus sophistiqué avec le panier d’achat le plus élevé au monde et toujours source d’initiatives innovantes (voir mon dernier post sur Shiseido Ultimune, ou le premier soin qui booste le système immunitaire cutané).

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Des contrastes géographiques et historiques sous-tendent la culture et la sociologie de la Chine et du Japon.

L’Empire du Milieu, se considérant comme le centre de la civilisation et par extension le centre du monde, est un espace sans limite tandis que le Pays du Soleil Levant qui en tire sa fierté (force Nihon, lieu d’origine du soleil) s’est construit sur une insularité exigüe, 6852 îles le composent. La fleur emblématique de la Chine est la pivoine luxuriante, synonyme de richesse, celle du Japon est le chrysanthème qui s’orne de 16 précieux pétales, c’est la fleur sacrée de l’empereur. A la profusion chinoise, à l’apparence d’un désordre permanent, s’oppose dans l’iconographie comme dans la société la précision extrême japonaise, voire le dépouillement que l’on retrouve dans le design et la mode. L’organisation de la société est diamétralement opposée, la société chinoise est horizontale depuis la Révolution Culturelle, le statut est donné par l’argent et le travail. La société nippone est toujours verticale, un héritage du Moyen Age. 90%% de la société est composée de la classe moyenne, l’ordre et la hiérarchie, l’héritage des ancêtres prédominent, le langage est codifié, le Japon est encore aujourd’hui un pays de castes, fait d’obligations.
Concernant l‘image du luxe au Japon, deux courants dominent historiquement, le luxe dépouillé du XVème sicle, le luxe des samouraïs, l’esthétique des arts martiaux, la purification du luxe versus le luxe des marchands à la fin de la période Edo au XVIIIème siècle qui s’oppose au faste de la cour japonaise, un luxe discret, caché – la gamme des 60 bruns et des 40 gris. Tous deux ont construit l’esthétique japonaise. L’argent ne représente pas les mêmes valeurs entre la Chine et le Japon. Il est roi en Chine, porteur de statut social, source de corruption. En revanche, au Japon, l’argent n’est pas une valeur en soi, ni ostentatoire, il est fluide et permet de se situer dans la hiérarchie sociale. Le Japon représente encore aujourd’hui 9% du marché du luxe, devant la Chine. On oppose le luxe de l’immédiat en Chine au luxe de l’éternité au Japon, il se situe davantage dans les objets précieux autour de  cérémonials comme la cérémonie du thé, dans l’artisanat d’art que dans les vêtements. Le Japon qui affiche une croissance de 2% cette année (source Bain) représente aujourd’hui encore 9% de la consommation du luxe, devant la Chine (en recul conjoncturel). Le Bon Marché a organisé en septembre-octobre une exposition Japon rive gauche mettant en avant toute l’esthétique japonaise au travers de la mode, de l’artisanat et de l’architecture avec un focus sur Tadao Ando et l’île de Naoshima, une merveille d’architecture. Cette exposition, je l’ai partagée avec vous dans cet article du blog, le Bon Marché à l’heure du Japon, shopping et culture . Voir également ce film.

Au final, un jeu de miroirs passionnant  entre Chine et Japon avec une accélération marquée en Chine où les jeunes générations revoient leurs codes de consommation, certains étant davantage à la recherche de marques chinoises (comme la fashion designer Ma Ke avec ses labels Exception et Wuyong) et du designed by China ainsi que de marques plus discrètes comme Hermès ou Marni. Hermès ne s’y est d’ailleurs pas trompé en investissant dans la marque chinoise haut de gamme Shang Xia – prêt-à-porter, mobilier et arts de la table s’inspirant de l’artisanat traditionnel chinois- et son nouveau flagship de 3 étages à Shangai. Une marque à découvrir rue de Sèvres, quasiment en face du magasin Hermès, pour ses matières laine, cachemire sublimes.

Flagship de la marque chinoise Shang Xia à Shangai, confié à l'architecte japonais Kengo Kuma
Flagship de la marque chinoise Shang Xia à Shangai, confié à l’architecte japonais Kengo Kuma

Le Bon Marché à l’heure du Japon : shopping & culture

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Pour la rentrée, le Bon Marché invite une sélection de marques réputées japonaises et des artistes d’art contemporain, photographes ou architectes autour de l’expo Japon Rive Gauche. Un temps fort culturel et shopping : mode, beauté, maison, gastronomie. Pièces fashion minimalistes, objets raffinés ou kawaï, soins de beauté sophistiqués ou pointus, gastronomie ou épicerie de luxe, le pays du Soleil Levant nous présente ce qu’il a de meilleur et encore méconnu en France. Découvrez-les en commençant par les vitrines créées par l’architecte designer star Tadao Ando, lauréat du prix Pritzker.

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Vitrine du Bon Marché allouée à la marque de beauté japonaise Makanai lors de l’exposition Japon Rive gauche

 

Ma sélection shopping beauté : Makanai, Uka et Massato.

De très belles marques cosmétiques sont invitées à l’occasion de cette exposition évènement de la rentrée, notamment la marque Makanai qui perpétue les soins de beauté et pratiques ancestrales japonaises, décrits dans ce précédent article du blog et dont l’histoire fascinante ma été contée par sa fondatrice. Mais aussi Uka, marque créée par une nail artist japonaise renommée, Kiwo Watanabe qui offre des produits de soin pour les ongles et les mains sublimes et très pro, et propose également des séances de manucure au protocole très pointu pour un résultat arty avec dégradé de couleurs, design graphique ou pour le fun, des reproductions de manga. Au Japon, son institut ne désemplit pas et vous pourrez choisir entre un traitement de 50 minutes à 50€ ou une vraie pause beauté d’une heure trente pour 80€. Réservation au 01 44 39 80 00. Produit culte, la ligne S hand and body salt à base de sel, suivant la tradition séculaire du sel pour purifier le corps et l’esprit. 28 euros le flacon-pompe de 300ml.

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Enfin, le coiffeur japonais Massato réputé pour ses coupes à sec et installé à Paris, a ouvert un salon tous les après-midis, il sera présent en personne les 18 et 27 septembre ainsi que les 11 et 16 octobre. Réservation au 01 45 02 86 70. Le soin phare de la marque est l’huile de camélia pour les cheveux.

temple-du-shopping-bon-marche-Japon

Ma sélection artisanat et design.

J’ai très sensible aux assiettes arty aux couleurs traditionnelles de BY I N crées par le designer Nendo, aux boites Shofudo de Kyoto aux superbes motifs graphiques (assortiment de 3 boites 14€). Egalement un shopping de produits ludiques, kawai, souvent onéreux mais qui vous transportent en un clin d’oeil au Japon et vous permet de découvrir les objets et marques à succès là-bas.

Porcelaine BY I N
Porcelaine BY I N
3 boites en papier Shofudo
3 boites en papier Shofudo

Ma sélection shopping et gastronomie japonaise.

Au Japon, la gastronomie fait rentrer le design dans la cuisine, le moindre produit est d’une sophistication graphique incroyable pour satisfaire autant notre palais que nos yeux. Notamment les sauces de soja Kaneiwa, typique de l’ouest japonais au mode de fabrication centenaire (flacon de 150ml, 22,15€) et les canettes de riz Lanka à la conservation exceptionnelle, 5 ans, (canette deriz blanc 300g, 9,5€). Un shopping gourmand unique.

sauce-soja-Kaneiwa-au-Bon-Marché

riz-en-canette-lanka

Sans compter , côté La Grande Epicerie qui a été rénovée et transformée fin décembre après uun chantier pharaonique, un bar à thé signé Ogata comme à Tokyo proposant des dégustations de thé façon cérémonie du thé de 30 minutes, la collaboration du chef Taku Sekine avec les différents restaurants du Bon Marché ainsi que des ateliers de cuisine ou de pâtisserie au rez-de-chaussée ou au 1er étage de la Grande épicerie. Notamment un atelier sur le pain japonais le 20 septembre, une master class par le chef Taku Sekine le 25 à la cuisine du restaurant la table et enfin cours de pâtisserie japonaise le 27 septembre pour découvrir les pâtisseries à base de pâte de haricot (30€ les 2 heures) et le 4 octobre autour des sushis. Au programme également des dégustations de ponchos de boeuf de Kobé les 19 et 20 septembre, de saké…Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Bon marché dédié au Japon. Ces activités illustrent l’esprit de la rénovation de la Grande épicerie avec des cuisines ouvertes notamment sur la rue et une cave gigantesque aménagée en sous-sol.

Si vous souhaitez découvrir d’autres objets ou créations japonaises à des prix plus accessibles, je vous recommande de vous rendre dans le nouveau flagship de Muji aux Halles, un temple du shopping de 900 m2 dédiés aux productions nippones mode, design, art de la table et déco.