Communication & business model revus à l’aune du digital par Caroline Faillet

Créatrice de start-up, Caroline Faillet nous livre un traité de guerre digitale qui revisite business model et communication à l’aune du digital. Dans ce livre, l’art de la guerre digitale, elle adapte la pensée stratégique du chinois Sun Tzu au XXIème siècle et au web 3.0. Elle y analyse les stratégies de disruption et d’influence des nouveaux acteurs du web 3.0, ces  nouveaux barbares. Elles incite les entreprises et marques établies à réfléchir à un nouveau business model et à une communication 3.0 pour renforcer leur position. Et gagner en performance. Cet ouvrage est préfacé par le scientifique et prospectiviste Joël de Rosnay.

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Un traité de guerre économique digitale riche en enseignements sur le consommateur 

Face à la prise de pouvoir du consommateur 3.0, à la transformation de l’économie et du business model par le digital, face à l’ubérisation et au bad-buzz, les entreprises et les marques doivent s’adapter. Dans cet ouvrage, Caroline Faillet nous livre quelques clés et stratégies à mettre en oeuvre pour réussir ce challenge. Pour également se défendre face aux adversaires et compétiteurs sur le web. Cela nécessite une bonne évaluation du terrain et des forces en présence, une compréhension fine du consommateur.
Celui-ci a en effet beaucoup évolué à l’ère digitale. Depuis le consommateur informé, voire surinformé avec le web 1.0, celui des moteurs de recherche et des sites internet qui prévaut dans les années 90. L’arrivée des réseaux sociaux et l’avènement du web 2.0 entre 2002 et 2010 fait émerger un consommateur mobilisé. Il découvre le pouvoir de s’exprimer. Il se transforme en media et agrège autour de lui une communauté qu’il peut mobiliser. Positivement ou négativement pour les marques et pour les entreprises : engagement versus rumeur, bad-buzz, bashing… Le troisième temps fort est la révolution big data qui donne une puissance phénoménale aux plateformes sociales et collaboratives. De nouveaux services apparaissent facilitant la tache du consommateur, lui faisant gagner du temps, voire de l’argent. L’individu devient un consommateur augmenté : prescripteur (guide touristique sur Tripadvisor), producteur ou loueur avec Blablacar ou Airbnb, financeur avec le crowdfunding tout en fournissant de précieuses données.

Le consommateur participe à l’uberisation de la société et à l’évolution du business model des entreprises.

Plus que jamais consom’acteur, il est doté de super pouvoirs ! Ces pouvoirs obligent les marques à faire évoluer leurs propositions de produits et de services, et leur communication digitale. Des pouvoirs qui permettent la désintermédiation, la dématérialisation et l’uberisation. Face à ces risques, l’entreprise est amenée à repenser son business model pour défendre ses positions. Ce business model doit séduire le consommateur augmenté par la personnalisation, la coopération avec les communautés et sa valorisation. Ainsi, dans l’univers de la beauté, Sephora propose à ses clientes de poster leur avis, mais aussi leurs looks, leurs conseils ou leurs vidéos sur une plateforme de partage : The Beauty Board.

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Si aujourd’hui, l’industrie du luxe (services – hospitalité- mis à part) semble peu concernée par le risque de désintermédiation ou d’uberisation, elle doit pour autant faire évoluer sa stratégie de communication. Jusqu’à présent, les griffes de luxe voient dans l’avènement des réseaux sociaux avant tout un media supplémentaire pour une communication descendante. Beaucoup plus qu’une opportunité de dialoguer avec les communautés. De même, la data y est davantage perçue comme un moyen de tracer le parcours client pour lui adresser des messages personnalisés. Beaucoup plus que de se mettre au service du consommateur augmenté pour lui offrir des services d’exception qui flattent son ego et son envie d’action, d’appropriation.

L’Art de la guerre Digitale, Caroline Faillet, aux éditions Dunod, 2016.

La beauté des pieds chez soi en un clic : appli popmyday

Vu la chaleur, j’ai eu envie de sortir pieds nus et une beauté des pieds s’imposait ; pressée, j’ai eu recours en un clic à l’appli popmyday. Quel gain de temps ! Vous connaissez cette appli beauté ? Une appli qui rend bien des services à l’ère digitale. Combien d’entre nous n’ont pas expérimenté le fait d’appeler la veille de week-end de nombreux instituts de beauté pour décrocher un rendez-vous pour une épilation, une manucure ou une pédicure ? L’opération s’avère fastidieuse dès lors que le beau temps est annoncé. Décodons ensemble cette nouvelle appli beauté.

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Uberisation de la beauté : un rendez-vous beauté chez soi en un clic, ultra pratique !

popmyday, c’est à la fois un site et une appli qui permet de prendre rendez-vous chez soi (ou au bureau, si cela s’y prête) pour une prestation beauté, coiffure ou bien-être. Et ce, 7 jours sur 7, de 7h à 22h. Donc compatible avec notre agenda. Les pop-artistes  – c’est ainsi que sont appelées les esthéticiennes, masseuses, coiffeuses…- sont sélectionnés pour leur efficacité, leur disponibilité. Et les prix accessibles.

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Mon expérience : J’ai téléchargé avec facilité l’appli, et ai réservé mardi dernier, la veille pour le lendemain, une beauté des pieds avec pose de vernis. Je reçois la confirmation de mon rendez-vous par sms, un rappel le jour-même. Et à l’heure dite, je fais la connaissance d’Elodie qui arrive avec sa grosse valise à roulettes pourvue de tous les instruments et produits nécessaires pour cette pédicure. Une valise qu’elle balade dans sa Smart pour couvrir tout Paris et la proche banlieue. Elle pallie l’absence d’eau à proximité par des produits hydro-alcooliques pour nettoyer les pieds. Puis elle passe à l’opération émolliente, s’attaque au contour de l’ongle, aux cuticules. Elle me coupe les ongles de pieds et me les lime. Elle passe également la râpe sur ma plante de pieds. Je vous passe les détails de l’opération curetage des ongles et suppression du sang séché sous l’un d’eux pour cause de chaussure de ski trop petite. L’objectif est d’aérer au maximum l’ongle. Un peu douloureux, mais efficace. Massage rapide des pieds avec une crème de mains nourrissante. Puis elle passe à la pose de la base, du vernis (grand choix de teintes de vernis OPI) et du top coat. Accélération du temps de séchage grâce à quelques gouttes d’huile magiques. en 30 minutes, l’opération pieds est bouclée. Et le résultat super pro !

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La beauté des pieds, 6 jours après !

Elodie travaille depuis 6 mois pour popmyday, un service beauté créé en octobre 2014 par 2 jeunes HEC. Comme avec Uber, vous pouvez noter la prestation du professionnel. Une bonne indication pour les suivants. Pour ma part, je recommande Elodie dont l’activité phare est la beauté des mains ou des pieds.

Mon avis : Ce service surfe sur l’uberisation de la consommation avec le recours à des professionnels freelance, des professionnels accessibles en un clic et ce, jusqu’à 1h30 avant le rendez-vous. Enfin, de la souplesse pour votre agenda et la possibilité de caser ces rendez-vous beauté.

Infos pratiques
39€ la beauté des pieds.
Totalité des prestations proposées sur le site popmyday.com et appli Android et iphone.

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