Acné: l’appli L’Oréal utilise l’IA pour un diagnostic sur mesure

À l’occasion du salon dédié à la technologie Viva Technology, L’Oréal présente une appli permettant un diagnostic acné personnalisé. Ce salon se veut le pendant du CES américain. Les grands groupes LVMH, L’Oréal y participent aux côtés des start-ups pour présenter leur innovations technologiques numériques : applications, Intelligence artificielle. robots. Conscients que la technologie impulse les innovations, leurs PDG prendront la parole. Parmi ces nouveautés, figure l’application gratuite Spotscan déjà disponible chez La Roche-Posay pour réaliser un diagnostic de l’acné avec son smartphone. L’intelligence artificielle est ici utilisée pour une meilleure prise en charge de l’acné.

acné

La sévérité de l’acné évaluée par l’intelligence artificielle avec l’appli Spotscan : boutons, points noirs et cicatrices

À l’aide du premier algorithme développé en collaboration avec des dermatologues, cette application localise et quantifie les marques d’acné, les boutons et les points noirs. Un algorithme construit à partir de 6000 photos de visages d’hommes et de femmes de 10 à 58 ans toutes carnations, ethnies et type d’acné confondus en plus de 2 ans. Dans sa conception, cet algorithme a connu plusieurs phases : modélisation, comparaison avec une étude clinique pour optimisation.
Le principe : l’analyse se fait sur la base de 3 photos prises avec son smartphone : de face, profil droit et profil gauche.

profil acne

Le diagnostic est alors calculé avec un score global des imperfections cutanées de 0 à 4+. Si le score est au-dessus de 2, l’utilisateur de l’appli est incité à consulter un dermatologue pour une prise en charge. 

Selon le score, Spotscan propose des conseils et une routine adaptée et personnalisée avec les produits La Roche-Posay. Ce qui est également intéressant, c’est qu’elle propose de suivre au fur et à mesure l’évolution de la peau. Idéalement tous les 15 jours.

conseils acné

De précieux conseils de dermatatologue pour améliorer la qualité de peau 

  • une routine d’hygiène et de soin avec peu de produits : un gel nettoyant qui respecte le pH cutané, une crème hydratante non comédogène (anti-points noirs), un soin protecteur contre les UV et éventuellement un maquillage non comédogène
  • bien se démaquiller en évitant les frottements
  • appliquer les soins en évitant les boutons avec des mains propres et du bout des doigts
  • rester patient car l’amélioration est lente, après 6 à 8 semaines
  • éviter les huiles essentielles car elles peuvent être irritantes
  • supprimer les grignotages sucrés qui favorisent la hausse du taux d’insuline et stimulent la production de sébum
  • bien dormir pour permettre à la peau de bien se régénérer

gel la roche-posay

Une solution technologique à même de séduire et d’aider les 3 millions de personnes concernées par l’acné en France (acné adolescent et acné adulte). L’acné est une maladie chronique inflammatoire de la peau qui peut laisser des marques et des cicatrices à vie. De plus, l’acné et ses récidives ont d’importantes répercussions psychologiques sur l’image de soi, la confiance en soi et le lien social. Elle ne fait l’objet d’un traitement que pour un patient sur deux.
Spotscan, application gratuite sur laroche-posay.fr
Via un partenariat avec Alibaba, elle sera disponible sur les plates-formes TMall et Taobao du géant chinois du e-commerce, qui revendique plus de 600 millions d’utilisateurs. Une application qui s’adressera à un large public en Chine. En effet, près de 80 % des jeunes chinois souffrent d’acné et les dermatologues sont rares, avec un médecin pour 60 000 habitants, selon les chiffres publiés en 2014 par le China clinical guide.

Voir également le futur de la beauté présenté par L’Oréal ou ses concurrents au rendez-vous tech américain, le CES dans ce post du blog.
Salon Viva Technology du 16 au 18 mai, Porte de Versailles

[IA] L’assistant vocal Google Home est-il vraiment utile ? Sephora y investit

L’assistant vocal pénètre nos foyers par sa petite taille et les promesses d’utilité qu’il véhicule. Il s’annonce comme la prochaine révolution digitale. Un sujet largement évoqué au CES 2018 de Las Vegas. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Quels services nous offre-t-il ? Quel intérêt pour les marques ? 

assistant vocal

Revue sur l’assistant vocal : lancement, utilité, avis Google Home

L’enceinte connectée pour la maison à usage vocal a été lancée en 2015 pour Amazon Echo et fin 2016 aux Etats-Unis pour Google home. Elle est apparue en France l’été dernier. L’enceinte intelligente opère dans 4 domaines : l’actualité et la recherche d’information, la musique, la domotique et le divertissement.

L’enceinte connectée Alexa d’Amazon

Son utilité réside dans son utilisation mains-libres pour gérer des détails de la vie pratique telle la liste des courses, l’énoncé d’une recette de cuisine, la gestion des lumières, l’agenda de la journée, la météo, le minuteur et le réveil… mais aussi la traduction ou encore via Google Map, l’information sur un trajet en voiture. À ces titres, cet haut-parleur intelligent offre un intérêt certain pour les personnes malvoyantes grâce à sa commande vocale, ou encore quand vos mains ne sont pas disponibles. De plus, la commande vocale est plus rapide que la frappe (cf l’utilisation de SIRI sur les smartphone).

mini enceinte connectée google home
Mini enceinte connectée google Home

Mais il y a l’art et la manière de l’utiliser. Ainsi, il faut respecter le rituel en démarrant toutes les requêtes par un « OK Google », adopter une formulation simple des questions… Pour l’heure, de nombreuses questions restent sans réponse mais l’intelligence artificielle progresse et il vaut mieux, à mon avis, régulièrement le mettre à jour. en vente chez Darty, La Fnac, BoulangerPrix : enceinte connectée autour de 149€, enceinte mini 59€.
Les assistants vocaux ont connu un très fort démarrage aux Etats-Unis. Ainsi, le Smart Audio Report d’Edison Research annonce qu’un américain sur 6 déjà détient un assistant vocal à son domicile. Ce devrait être le cas de la moitié d’entre eux à l’horizon 2022.

Quelles sont les premières utilisations par les marques : Sephora, Monoprix

Sephora est l’une des premières applications disponibles sur Google Home. Sephora prodigue des conseils beauté et diffuse des podcats durant la routine beauté de ses clientes. Des podcasts orchestrés chaque semaine par un influenceur beauté. Le retailer beauté propose également la réservation de services beauté, de jouer avec l’enseigne à l’aide de quiz.

Monoprix propose la première liste de course saisie par la voix sur l’application Monoprix & Moi. Au-delà de Sephora, le groupe LVMH s’intéresse aux possibilités offertes par l’assistant vocal pour ses marques de champagne. Ainsi, Moët, Ruinart et Krug proposent des conseils de food pairing, c’est-à-dire l’association met-champagne. Enfin, le fabricant de lampes Philips a développé les ampoules Hue compatibles avec Google home pour contrôler la luminosité par la voix.

assistant Coty Amazon

Au Royaume-Uni, le groupe Coty s’est associé à Amazon pour développer un device (appareil) avec écran. Piloté par la voix, les utilisateurs peuvent accéder à des tutoriels, des astuces & conseils ou des recommandations produits pour les marques Clairol, Rimmel, Bourjois, Sally Hansen et Max Factor. Bien évidemment, les produits peuvent être directement ajoutés au panier d’achat.

Enceinte connectée et la problématique protection des données

À l’écoute de leur environnement sonore, Google et Amazon enregistrent les données pour améliorer leurs services, mais aussi pour les vendre. L’enceinte est dotée d’un bouton Mute pour couper ces grandes oreilles qui rentrent dans l’intimité. Les 2 géants du web assument pleinement l’exploitation des données récoltées auprès de leurs utilisateurs à des fins publicitaires. Seul Apple et son homepod a choisi de privilégier la vie privée de ses clients.
Enfin, aux dernières nouvelles, l’enceinte Alexa et l’assistant vocal Echo arrivent en France le 13 juin 2018 en version française avec la famille d’appareils : Echo, Echo Dot et Echo Spot.

Robot conversationnel ou chatbot : l’intelligence artificielle investit la beauté, Sephora

Parce que nous sommes toujours plus sur notre mobile et voulons être conseillé, le robot conversationnel ou chatbot séduit les leaders de la beauté comme Sephora ou Lancôme. Depuis l’été dernier, cet assistant virtuel intelligent a envahi de nombreuses applications pour smartphone pour nous conseiller, discuter de nos attentes ou envies du moment, les analyser et nous proposer les services ou produits adaptés. Ainsi la messagerie Messenger de Facebook a accueilli 33 000 chatbots depuis cet été. Pour des marques de luxe également comme Jeager Le Coultre. Pour gagner en réactivité, mais aussi en proximité, les marques recourent à l’intelligence artificielle, aux algorithmes intégrant les centres d’intérêt et les attentes des consommateurs pour suggérer des réponses personnalisées at anytime, anywhere (quand on veut, où l’on veut). Les marques peuvent ainsi ajuster leurs messages et leurs offres en fonction du contexte et du moment, avec un haut degré de précision. Cela permet d’automatiser leur dialogue avec les consommateurs.

chatbot

Le beauty bot de Sephora, un chatbot qui vous délivre des idées cadeaux.

Apparu en novembre 2016 avant les fêtes, ce robot conversationnel est accessible sur facebook Messenger. Après s’être enquis de l’âge, du sexe et du prénom de l’heureux destinataire du cadeau, il nous demande de renseigner le style de la personne (bobo, fashionista, beautysta, BCBG…) et la catégorie de produits de beauté recherché (parfum, soin, maquillage). Le robot délivre alors des premières propositions de cadeau qui peuvent être affinées selon le budget. Dès le cadeau choisi, la géolocalisation informe du magasin Sephora le plus proche où le produit est disponible. Un précieux gain de temps (l’opération prend moins d’une minute au total) et d’efficacité. Utile en cette période de l’année où les anniversaires, fête des mères ou des pères sont nombreux.

lancome mobile

Lancôme propose un diagnostic et l’envoi des échantillons sur mobile grâce à son chatbot.

Pouvoir recevoir des échantillons de soin à tout moment, voici le nouveau service qu’offre la marque Lancôme sur mobile. Pour ce faire, elle s’appuie sur un chatbot qui dialogue avec l’intéressée contactée par pub via le mobile. Cette dernière répond à des questions dynamiques sur son type de peau, ses attentes et problèmes. Elle choisit alors le soin qui lui convient et commande ses échantillons, principal levier d’achat sur le soin visage, en renseignant son nom et son adresse. Bien éduqué, le chatbot enverra une notification à la fin de la conversation, puis des remerciements et la confirmation de l’envoi des échantillons.
Mon avis : Le chatbot (simple dans sa conception) est ici mis au service d’une efficacité publicitaire renforcée et de la récupération de précieuses data.

chatbot jaeger lecoultre

Au final, de plus en plus de marques recourent au chatbot pour prendre en amont le relais du service client. Lorsque les requêtes sont simples, l’intelligence artificielle et les algorithmes suffisent. Dès que les demandes se complexifient, la relève doit être prise par l’être humain. L’objectif est ici à la fois d’accélérer le temps de réponse du service client tout en le soulageant des requêtes basiques. A l’avenir, les algorithmes vont se sophistiquer, les chatbots adopteront un style conversationnel adapté à la marque et seront capables de prendre en charge des demandes variées. Parmi les chatbots les plus avancés, citons celui de Voyages-SNCF qui adopte le ton de la connivence, de la complicité et prévient de ses limites. « Attention, je suis en version beta, je suis tout petit, j’ai beaucoup à apprendre ».