Botox : quoi de neuf vingt ans après ?

Avec le port du masque, tous les regards se tournent vers le haut du visage ! Nous investissons désormais dans le soin et le maquillage des yeux et pourquoi pas dans le botox ? Car c’est au niveau du contour de l’oeil que la peau est la plus fine, elle marque plus vite les signes de l’âge. Cette année, les traitements au botox se sont envolés. Séduite par leur efficacité immédiate, je me suis laissée tenter et partage avec vous les avancées sur la toxine botulique et mon expérience.

Les avancées du botox

Il y a 20 ans, le laboratoire Allergan commercialisait la toxine botulique sous l’indication traitement anti-rides temporaire et le nom de Botox®. Malgré un succès incontestable, peu de laboratoires ont investi le filon : Galderma (en partenariat avec Ipsen) et l’allemand Merz. À la différence de l’acide hyaluronique (décrit dans cet article du blog), les formules diffèrent peu et les résultats sont proches. Le progrès se situe davantage dans l’applicateur.

Comment agit la toxine botulique sur les rides ?

Le traitement consiste à injecter de très faibles doses de toxine botulique directement dans les muscles responsables des rides d’expression autour du contour de l’oeil. Elle réduit ainsi leur force de contraction et entraine un lissage des rides pour quelques mois. L’expérience et le savoir-faire du médecin esthétique ou du dermatologue sont essentiels pour injecter le produit aux bons endroits en fonction de la morphologie du visage et des zones de contractions. L’originalité de la Maison Lutétia réside dans l’injecteur utilisé par ses médecins. Il est spécialement conçu pour permettre de traiter les sinuosités de la peau. Contrairement aux injections de Botox dites « classiques » réalisées au moyen d’une seringue, l’injecteur permet de doser et de gérer de façon précise la quantité de toxine botulique.

Mon expérience du botox et avis

Dans le cadre très chic de la Maison Lutétia, je suis accueillie par le médecin qui m’explique le processus du botox, les risques et les précautions à prendre après le traitement. Je signe ensuite une décharge et laisse le médecin oeuvrer. Pour ce faire, le médecin esthétique me demande d’exagérer mes mimiques pour identifier les différents points d’injection au crayon blanc. Dans mon cas, 5 à 6 sur le front et 3 sur la patte d’oie avec de plus fortes doses. Car j’ai précisé que je ne souhaitais pas obtenir un front totalement lisse qui aurait contrasté avec le reste du visage. Allongée sur la table, je ne ressens quasiment rien lors des multiples injections. Une légère crispation lorsqu’elle traite la patte d’oie, c’est-à-dire les rides du contour de l’oeil. Le geste est rapide et sûr, en 10 minutes l’affaire est bouclée. Dans les jours qui suivent, je guette les modifications sur mon visage. Le lendemain, je scrute un petit bleu à gauche de l’oeil, un hématome peu marqué. En revanche, ni oedème, ni rougeur pour ma part. Au bout de cinq jours, les premiers résultats apparaissent. Mon front se déplisse et mon regard est plus frais, surtout quand je souris. En une semaine, les traits paraissent moins tirés et j’avoue, c’est assez bluffant. Tout en restant plutôt naturel, aux dires de mes amies à qui je n’hésite pas à en parler. Je reviens 2 semaines après pour la visite de contrôle. Je confirme au médecin que je suis satisfaite du résultat, je n’ai pas de demande complémentaire. Au vu des prix, j’espère juste que le résultat durera plutôt 4 mois que 3.  Les tarifs : 350€ pour une zone précise, 450€ pour l’ensemble du haut du visage, c’est-à-dire les rides de la patte d’oie, du front et entre les sourcils, appelée ride du lion.

Conseils post traitement botox

Pendant les 4 heures qui suivent les injections, il est recommandé de ne pas faire de sport intensif, ni de s’allonger.
Mieux vaut éviter les manipulations du visage ou les massages appuyés pendant les 24 heures qui suivent la séance. En revanche, le maquillage est possible 2 heures après. Bannir également sauna et hammam dans les 2 jours qui suivent. Mais bon, en période de confinement… Bref, vous pouvez reprendre une vie normale ! Plus de détails sur le site Et cela marche aussi pour les hommes

Maison Lutétia est ouverte pendant le confinement

Maison Lutétia, 6 rue Ampère 75017 Paris

Congrès de dermatologie & médecine esthétique: le point sur les injections

En cette phase de confinement, je vous propose d’aborder un sujet futile pour certaines, impliquant pour d’autres, la médecine esthétique. Celle-ci s’inscrit au coeur du congrès international IMCAS 2020. Ce congrès de dermatologie, chirurgie et médecine esthétique dédié à la problématique du vieillissement s’est tenu au Palais des congrès Porte Maillot les 30 et 31 janvier. La majorité des 10 000 médecins, dermatologues et chirurgiens présents était féminine. De nombreuses conférences ont souligné le rajeunissement de la clientèle, en France comme à l’étranger, avec un poids désormais prépondérant des moins de 35 ans pour les injections anti-âge. À cette occasion, j’ai pu interviewer le Dr Wolfgang Redka, professeur et chirurgien à Munich sur les injections d’acide hyaluronique comparées au botox. Et sur l’ovale du visage.

congrès médecine esthetique

Les injections d’acide hyaluronique présentent des risques supérieurs à celles de botox à ses yeux.

Nous sommes nombreuses à craindre davantage le botox que l’acide hyaluronique. Car le risque de ptose de la paupière supérieure a beaucoup été commenté avec le botox. La paupière tombante peut persister plusieurs semaines. À la différence de la toxine botulique, l‘acide hyaluronique est un sucre naturellement présent dans la peau au niveau du derme. Il est chargé d’assurer l’hydratation profonde, il diminue avec l’âge. En médecine esthétique, il est utilisé pour combler les rides et donner du volume. Principalement au niveau du sillon nasogénien, des joues, des lèvres. Contrairement aux idées reçues, une solution injectable d’acide hyaluronique d’origine synthétique peut toutefois provoquer un hématome qui peut se résorber rapidement. Effet secondaire possible, une inflammation chronique ou permanente, un granulome ou un abcès qui peut laisser une cicatrice. Ce problème intervient en cas de mauvaise manipulation de la part du médecin. Le plus gros risque porte si ce dernier injecte l’acide hyaluronique dans les vaisseaux sanguins, cela peut causer une embolie. Au final, ces complications sont très rares mais à un taux supérieur au botox : 1 pour 4000.

Le dr Wolfgang Redka intervenait au congrès IMCAS pour le compte du laboratoire français Bioxis et de sa nouvelle génération de dermal-filler, les produits injectables Cytosial. Aujourd’hui l’offre de solutions injectables d’acide hyaluronique est pléthorique avec plus de 200 marques. La particularité de Cytosial est de proposer un acide hyaluronique  sous forme de Polysaccharide réticulé pour une meilleur stabilité et un résultat homogène. Principale indication : les joues, le sillon nasogénien et l’ovale du visage. Pour illustrer cet acide hyaluronique de synthèse organisé en double maillage, le Dr Redka a utilisé l’image de la pelote de laine. Avec le temps, les enzymes vont s’attaquer aux liaisons les plus faibles. Du fait de la réticulation, le résultat va disparaître de façon homogène et plus tardivement. Le résultat de l’injection varie selon les individus, selon leur qualité de peau et dure de 6 mois à 1 an.

La problématique de l’ovale du visage vue par ce spécialiste de l’anatomie

L’un des signes tangibles du vieillissement cutané est la perte progressive de l’ovale du visage. Une problématique qui touche tous les types de peau : européens, américains, asiatiques. Ainsi, si les femmes asiatiques sont moins confrontées à l’apparition des rides, elles focalisent leur attention sur les taches et sur l’ovale du visage. Avec l’âge, les contours du visage deviennent moins nets, l’ovale se perd. J’ai interrogé ce chirurgien plastique sur les techniques à mettre en oeuvre pour corriger la perte de l’ovale du visage. Dr Redka recommande de recourir à des injections volumatrices d’acide hyaluronique sous les pommettes plutôt  que dans le bas du visage. En effet, l’effet cumulatif des injections autour du sillon nasogénien et du menton a tendance à accentuer la perte de netteté du contour du visage. Pour sa part, il privilégie une seule injection d’acide hyaluronique réticulé pour infiltrer les pommettes et le haut des joues. Cette technique spécifique permet de remonter les traits et de rendre un peu plus net les contours du visage. Une seule injection par joue, lente et douce permet de limiter la douleur. Son geste sûr lui permet de ne pas ajouter de lidocaïne. 

Si vous êtes réticente aux seringues, vous pourriez aimer lire l’article sur le traitement mécanique du vieillissement du visage, l’endermologie décrite dans cet article du blog.

Médecine esthétique douce: multi injections d’acide hyaluronique

J’ai découvert une méthode de médecine esthétique douce à base d’acide hyaluronique soft. Douce car sans traumatisme et dotée d’une action préventive. Soft car les quantités injectées dans les 5 points d’ancrage de chaque côté du visage sont très faibles. Décodage

médecine esthétique

À qui cette technique de médecine esthétique douce s’adresse-t-elle ?

Ce bio-remodelage à l’acide haluronique s’adresse aux quadras et aux quinquas à la recherche d’une action remodelante sans aucun trauma. Comme la mésothérapie (expliquée dans cet article) ou les SkinBoosters®, cette solution anti-âge revitalise la peau en profondeur pour plus de fermeté. Le produit Profilho s’injecte en faible quantité en 5 points personnalisés en fonction de la morphologie du visage (0,2ml par point d’ancrage). Pas besoin de lidocaïne anesthésiante car cela se fait presque sans aucune douleur. À mon avis, il ne conviendra pas aux femmes qui recherchent une correction immédiate des rides.

points d'ancrage profhilo

Qu’attendre de cet acide hyaluronique nouvelle génération ?

Pas de changement radical sur les rides et les plis mais un effet progressif et durable sur la qualité, l’hydratation et la fermeté de la peau. En effet, le principe actif breveté injecté est de l’acide hyaluronique de deux natures différentes et complémentaires. Le premier, de faible poids moléculaire, va aider la peau à produire son propre acide hyaluronique (fabrication qui baisse avec l’âge) pour la régénérer. Le second à haut poids moléculaire stimule les fibroblastes et adipocytes pour densifier la peau et remodeler le visage. Avec un léger effet tenseur qui dure 6 à 8 mois. 

injection pommette acide hyaluronique

Mon expérience Profhilo des laboratoires Ibsa – Novelskin

Le protocole est de 2 applications à 1 mois d’intervalle.  Parce qu’il n’est pas douloureux – juste l’impression de piqûres d’insectes- il n’est pas nécessaire d’appliquer de la crème Emla avant le rendez-vous. Les micro injections sont rapides, cela prend un quart d’heure montre en main une fois la peau bien nettoyée. Le médecin, en l’occurence le Dr. Bousquet, a utilisé son crayon blanc et sa règle pour déterminer les 5 points d’ancrage, lieux des micro-injections sur chaque côté du visage. En haut de la pommette, sur la joue à proximité de l’oreille, du nez, dans le creux du menton et en bas des maxillaires. Je n’ai eu aucun hématome, mais j’ai préféré prendre de l’homéopathie, à savoir quelques granules d’arnica 5CH avant et après. Comparativement à des injections plus volumatrices d’acide hyaluronique, il n’y a pas de massage effectué pour répartir le produit. Un massage qui peut se révéler douloureux… En 2 heures, le produit s’expanse et prend sa place naturellement. Et ça, c’est vraiment appréciable ! Au final, la partie inférieure du visage est un peu mieux galbée, la peau un peu plus dense. Et ce, sans aucun traumatisme.

acide hyaluronique injection conentré

Cette innovation de médecine esthétique a reçu le prix de l’innovation au UK en 2016 . Le prix d’une séance est d’environ 300 à 350 euros le visage. Plus de détail sur novelskin.fr
Docteur Marie-Thérèse Bousquet, 6 rue Eugène Delacroix, 75016 Paris

[Chronique] Martine et le botox ou l’acide hyaluronique

Dans cette nouvelle chronique, Martine nous livre son point de vue sur la médecine esthétique, le botox et les autres injections. Toujours avec fraîcheur et humour, un point de vue nuancé qui évite la caricature.

botox

 

Une chronique émaillée de références à la Corée où les jeunes femmes recourent à la médecine esthétique dès l’âge de 25 ans. De références techniques : le botox ou toxine butolique, ou encore les fameux sillons nasogéniens – ces rides profondes autour de la bouche – qu’il faut non pas combler, mais rééquilibrer. Mais aussi d’une jolie citation de Coco Chanel sur les femmes et l’âge. A découvrir ci-dessous dans la courte vidéo.

Merci Martine pour ce conseil précieux. Pour en savoir plus sur la médecine esthétique, vous pouvez vous rendre sur le site de Filorga, fournisseur réputé en médecine ou chirurgie esthétique. Depuis 1978, ce laboratoire, pionnier des thérapies de lutte contre le vieillissement de la peau, conçoit et fabrique des produits médicaux injectables.

Voir également les précédentes chroniques de Martine toutes bonnes pour le moral, notamment la chronique La carte de voeux 2016 ou celle dédiée à la couleur.