Sans eau, en poudre, le shampoing Yodi respecte nos cheveux et la planète

Révolutionnant la gestuelle du shampoing, la jeune marque verte Yodi lance des produits sans eau dans une démarche éco-responsable. Ces formules anhydres, sans conservateurs, sont dans leur composition minimalistes et vegan. Elles collent ainsi aux tendances de la cosmétique. En effet, les jeunes consommatrices de 15 à 35 ans recherchent des formules centrées sur l’essentiel, aux listes d’ingrédients courtes qui passent le test des applications comme Yuka. Certaines sont adeptes du DIY, le Do It Yourself qui nécessite d’y consacrer plus de temps. Je partage avec vous mon expérience de ce shampooing sans eau, à même de séduire un grand nombre.

shampoing sans eau

Pourquoi un shampoing sans eau serait-il plus respectueux du cuir chevelu, des cheveux et de la planète ?

L’eau est une ressource précieuse pour la planète. Nous avons pris conscience que nous en gaspillions beaucoup lorsque nous nous brossons les dents. Mais sous la douche, lorsque nous effectuons notre shampoing, nous en mobilisons déjà beaucoup. Alors autant épargner celle qui est contenue dans le flacon de shampooing alors qu’elle n’est pas indispensable. En effet, les shampoings renferment 80 à 90% d’eau. YODI révolutionne l’offre en proposant une texture innovante et respectueuse de l’environnement.
En plus de l’économie d’eau et d’énergie réalisées, la poudre présente de
nombreux avantages. Dépourvues de liquide, les formules anhydres ne nécessitent pas de conservateur. Elles sont, dès lors, mieux tolérées par le cuir chevelu ou la peau. Paradoxalement, bien que sans conservateurs, les produits en poudre se conservent plus longtemps que n’importe quel cosmétique liquide classique. Vous en avez certainement fait l’expérience avec des produits de maquillages que sont les poudres libres, les poudriers compacts ou les blushs.

Partisane de la Clean Beauty et de la Green Beauty, la fondatrice de Yodi a fait breveter ses formules.

Créée en 2020, la jeune marque mise, non pas sur la cosmétique solide, mais sur la cosmétique en poudre. Avec des formules brevetées sans eau. Des soins minimalistes avec moins de 11 ingrédients, des formulations Vegan, sans aucun ingrédient controversé. L’originalité réside également dans le choix d’un prébiotique qui protège le microbiome de la peau, très utile pour le cuir chevelu. Son équilibre est facilement perturbé par la pollution, les particules fines et le stress. Partageant une vision éco-responsable des cosmétiques, Hélène Azancot la fondatrice de Yodi, une ancienne de L’Oréal, a choisi d’adopter des packagings éco-conçus en aluminium – un matériau recyclable à l’infini – et une solution d’upcycling des capsules en PP pour préserver l’environnement.

shampoing poudre yodi

Mon avis sur le shampoing sans eau Yodi

J’ai apprécié son mode d’emploi simple et son faible encombrement dans la salle de bain. Il suffit de verser l’équivalent d’une demie cuillère à café dans le creux de la main après avoir bien agité le flacon. Ajouter de l’eau chaude dans la main pour faire mousser. Puis appliquer sur les cheveux mouillés. Pour être honnête, je doutais de la qualité de la mousse, mais j’ai été heureusement surprise. J’ai pu la répartir de façon homogène et je n’ai pas eu de souci pour bien rincer. Le shampoing poudre au lait d’amande convient à ma nature de cheveux et j’ai pu espacer comme à l’habitude le shampooing suivant. Satisfaite du résultat avec des cheveux propres et légers, j’envisage d’emporter ce shampoing lors de mon prochain voyage car sa légèreté en fait un fait un grand atout. Cette galénique poudre est beaucoup plus nomade qu’un shampoing solide. Il est facile à glisser dans son sac et prend peu de place dans la douche. Ce mini-flacon permet, d’après la marque, de se faire près d’une trentaine de shampoings. Un autre shampoing à l’huile d’argan est particulièrement indiqué pour nourrir les cheveux secs. Prix : 20€, en vente sur le site de la marque yodibeauty.com

De son côté, L’Oréal annonce au CES un protocole cheveux sans eau en salon de coiffure grâce à une innovation technologique . Une autre initiative ancrée dans le développement durable. Décodage dans un prochain article.

Luxe en France : attentes, perceptions des Français en 2020

Une récente étude donne à voir l’évolution de la perception du luxe en France dans le contexte actuel. Réalisée en octobre, elle interroge les Français sur leurs perceptions du luxe, son image et leurs attentes alors que le luxe traverse une crise profonde. Comment se dernier doit-il évoluer pour rester aspirationnel ? Quelles valeurs les marques de luxe doivent-elles embrasser alors que les Français ont évolué dans leurs attentes depuis la pandémie ?

luxe-en-france

L’impact de la crise sur la perception et l’usage du luxe en France

Les évocations du luxe recouvrent essentiellement des enjeux matériels (pour 84% d’entre eux), c’est-à-dire des produits ou des expériences hors du commun, plutôt que des enjeux immatériels, comme le fait de disposer de temps, d’espace, ou de pouvoir déconnecter. En tête des évocations, on retrouve les bijoux, les voitures, la couture et les vêtements. Spontanément, deux marques y sont associées : Chanel et Dior, deux maisons fortement installées dans l’imaginaire du luxe. Les jeunes se distinguent par le fait que le luxe les fait davantage rêver (72%) et qu’ils l’associent plus à des expériences (spa, voyage..) pour 32% versus 24% pour les seniors. Confirmant ainsi les attentes de luxe expérentiel par les générations Y et Z. Dessinant également les contours du luxe de demain. Parmi le millier de personnes interrogées, 31% déclarent s’offrir régulièrement des produits ou expériences de luxe, que ce soit pour se faire plaisir (88%) et apporter une part de rêve à leur quotidien (82%), investir dans de la qualité (73%), séduire (63%) ou déclarer son appartenance à un milieu social (65%). Ainsi, les Français se différencient des clients du luxe non européens en privilégiant un luxe pour soi. Les motivations d’achat du luxe en France sont pour se faire plaisir avant tout (88%), plus que pour séduire (63%). Ils sont moins en recherche d’un luxe statutaire. C’est pourquoi ils privilégient les marques discrètes, voire invisibles et critiquent le luxe ostentatoire, bling bling pour les deux tiers des interviewés (moins vrai chez les plus jeunes). Le luxe en France fait ainsi preuve d’une grande maturité. Au global, la crise actuelle fait légèrement évoluer la perception du luxe et accentue ce qui se dessinait auparavant en filigrane, surtout auprès des plus jeunes.

Les enjeux du luxe : économiques, immatériels et sociétaux

À l’unisson, les Français sont fiers du luxe made in France et de son rayonnement international, mais ils sont capables de porter sur lui un regard distancié. Plébiscité pour son influence sur l’économie française (88%), le secteur du luxe est également perçu comme important pour conserver des métiers et des savoir-faire rares (88%). Un enjeu immatériel dont l’acuité se fait de plus en plus ressentir. Les enjeux de durabilité sont intimement liés au luxe en France. Les Français cherchent à investir dans de la qualité d’un produit qui pourra durer (73%). Au-delà de la dimension économique, ils attendent des marques de jouer un rôle sociétal, de s’engager. Ainsi la moitié estime que la crise actuelle leur fournit l’occasion de se repenser et se transformer, pour entrer davantage en écho avec les préoccupations et valeurs de l’époque. Notamment au sujet du développement durable sur lequel la marge de progression est forte. Seulement 15% des personnes interrogées décrivent l’industrie du luxe comme étant vraiment (tout à fait) écoresponsable aujourd’hui. Le défi de l’empreinte carbone est plus que jamais d’actualité. Conscients de leurs pouvoirs (d’achat), les clients du luxe exigent désormais de comprendre comment sont produits les biens et les services qu’on leur propose. Dès lors, les marques de luxe se devront de davantage mettre l’accent sur cette valeur porteuse qu’est le développement durable et communiquer sur leurs engagements concrets vis-à-vis du respect de la planète, de l’environnement et de l’économie circulaire dans l’ère post-Covid 19. Un tournant et une transparence que ces marques patrimoniales ont adoptés moins vite que les jeunes marques. Et un mouvement qui dépasse les frontières de l’hexagone puisque les jeunes consommateurs du luxe s’érigent en activistes de la société dans leur arbitrage d’achats dans le monde entier, y compris en Chine.

luxe green ethique

Etude Cételem – Enquête réalisée en ligne les 6 et 7 octobre 2020 par Harris Interactive. Échantillon de 1 017 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. L’ensemble des éléments sont à télécharger sur le site de l’Observatoire Cetelem. Vous pourriez aimer aussi lire l’article du blog sur les Millennials qui dessinent valeurs et tendances du luxe.

Tous au vert : cultivons le bonheur !

Cultivons notre bonheur !

Pour faire des économies et réduire mon empreinte carbone, j’ai pris un bus, changé à Trocadéro où j’ai pris le métro, attendu 45 mn que l’incident sur la ligne soit identifié, mais ce n’était pas possible de réparer, alors nous sommes tous sortis pour reprendre un bus, sauf qu’il était bondé ! Alors j’ai pris un vélib’ avec un frein sur deux qui fonctionnait. J’ai évité les voitures, respirer les pots d’échappement, slalomé entre les piétons qui traversent n’importe où et les camionnettes de livraison qui bloquent les rues.

Déprimée, épuisée, déroutée et démotivée, j’ai fait une pause … et j’ai constaté :

Le monde est fou, stressant, intraitable. Dès que le réveil sonne (oui je sais plus personne n’a de réveil…), que les camions des poubelles collectant nos déchets qui débordent et que les klaxons des conducteurs impatients retentissent dans la rue, oui, dès le réveil nous sommes happés par le rythme trépidant de cette vie moderne. Pas étonnant que tant de citadins rêvent d’un retour à la terre ! L’herbe est toujours plus verte ailleurs et parfois c’est vrai. Mais soyons honnêtes, nous n’irons pas tous vivre à la campagne ! Et vous savez pourquoi ? C’est dans nos villes que l’on trouve les plus beaux musées, les grandes salles de cinémas, les théâtres, les bistros et nos boutiques branchées préférées. Et depuis qu’on nous oblige à nous en passer, nous mesurons à quel point tous ces lieux de rencontres et d’échanges nous sont chers ! Après avoir pris soin de nos intérieurs, il serait plus que temps de prendre soin de notre espace commun…

Embellissons nos chers cités : verdissons nos rues et nos balcons, abeilles et papillons y reviendront à tire d’ailes. Dressons les chiens (ils sont beaucoup plus malins) pour qu’ils apprennent à leurs maîtres à garder les trottoirs propres. Tâchons de nous comporter plus civilement, en voiture, en vélo et à pieds. On ne peut nier que malgré ses défauts, la ville crée du lien. On s’y croise sans vraiment le chercher mais au moins on s’y croise et on se soucie de l’autre par politesse ou par sincère intérêt. Mais si la majorité d’entre nous s’exile dans une maison au milieu des champs, une fois que le portail sera fermé, que le soleil sera couché et que la nuit le silence régnera, eh bien il se peut que pour certains, leurs rêves virent aux cauchemars …

Alors pour ceux qui ont la main verte : faites pousser les bonnes idées, semez les messages de bien-être pour que nous cultivions tous ensemble l’art de vivre en harmonie !

Babette KOENIG

La crise du Covid nous freinant dans nos plans tout en nous imposant de penser au monde d’après, notre conscience green s’éveille ou se fait prégnante. C’est en ce sens que mon amie Babette Koenig, styliste-illustratrice, nous a concocté une chronique urbaine pleine d’esprit et d’espoir, tournée vers le bonheur. Avis aux beautistas qui pourraient se reconnaître sous les traits de Miss Beauty, vous pourriez aimer son précédent trait d’humeur, la rentrée.

Cosmétique recyclable : ça bouge avec Body Shop, Lush …

Poussées par les générations Y et Z, les marques de cosmétique prennent le virage du recyclable. Les pionnières du développement durable comme The Body Shop ou Lush innovent toujours et trouvent à leurs côtés dans leur démarche de jeunes startups de la cosmétique. Qui vont au-delà du bio ou du vegan. Séduits par cette approche green, les grands magasins ou Monoprix leur dédient des espaces.

bodyshop consigne loop

The Body shop s’engage sur la cosmétique recyclable

Depuis sa création en 1976 la marque de cosmétiques The Body Shop est précurseur en matière de commerce équitable et de préservation de l’environnement.
=> 1ère marque à avoir interdit les tests cosmétiques sur les animaux
=> 1ère marque a mettre en oeuvre une politique de commerce équitable
=> Audace suprême, la marque se coupe du marché Chinois par respect pour ses valeurs (tests sur animaux imposés par la Chine)

Pour sa gamme de parfum Elixirs of Nature, véritable invitation au voyage des sens, Body Shop a privilégié un flacon de verre recyclé et un bouchon de bois certifié FSC

recyclable
Cette semaine, la marque a lancé 3 opérations qui viennent renforcer sa politique éthique et environnementale
=> « Plastique for Change » : Le premier contenant en plastique recyclé pour la ligne capillaire (15% issu du commerce équitable et 85% issu de la filière européenne)

=> Consigne online avec LOOP : le produit phare de la marque sera envoyé chez les consommateurs avec sa boite de retour ! Loop est une plateforme digitale co-créée avec Carrefour, qui réinvente la consigne à domicile avec des contenants réutilisables .
=> Consigne en magasin avec TERRACYCLE, groupe américain spécialisé dans le recyclage des déchets : « un bon geste pour un bon plan ». 5 produits vides ramenés en boutique en contre-partie de 5 euros de bon d’achat. Et la possibilité de ramener tous vos produits cosmétiques pour transformation et réutilisation

Le zéro déchet ou le vrac de Lush

Née il y a presque 25 ans, la marque britannique a longtemps communiqué sur sa cosmétique fraîche, faite main et son approche éthique avec des ingrédients issus du commerce équitable. Aujourd’hui, elle met aussi l’accent sur le zéro déchet. Une tendance qui nous vient de l’alimentation, les produits vendus sans emballage comme dans les magasins bio. Les farouches opposants au plastique ne peuvent donc qu’être séduits par le parti-pris de Lush. Ainsi, les fameux savons britanniques ne sont pas emballés dans du papier ou du carton, ils sont fabriqués à la main et vendus à la coupe sous vos yeux.

Depuis plusieurs années, Lush a innové en solidifiant des produits cosmétiques liquides tels le shampoing ou le dentifrice. Ce concept produit nu a été récemment élargi aux produits de maquillage : fond de teint, rouge à lèvres… Nombre de ses produits sont sans conservateurs chimiques. Et sinon, les emballages sont recyclés ou recyclables. Et présentés en vrac comme dans une épicerie fine de produits frais.
Enfin, côté start-up, saluons l’initiative de Cozie, marque de cosmétiques biologiques made in France en flacons réutilisables. Primée par le Natexbio Challenge. Une gamme courte, des formules courtes et clean et de l’emballage verre… Cette jeune marque coche toutes les cases de la Slow cosmétique.

Les grands magasins et Monoprix regroupent les marques green

Les distributeurs ont également réagi. Monoprix affirme ainsi être « constamment à l’affut des nouvelles tendances pour débusquer les labels qui correspondent aux attentes des consommateurs ». « Nous mettons beaucoup en avant le bio, le naturel et le vegan qui représentent aujourd’hui près de 20% de notre offre. Avec la marque 100Bon, des parfums et produits d’hygiène qui respectent la planète. 

savon liquide brume 100Bon

Au Bon Marché, les produits naturels représentent environ 30% de l’offre totale des soins du visage et ce chiffre croît d’année en année. Avec sa Petite épicerie de la Beauté et des marques pointues et prestigieuses comme Tata Harper, Absolution certifiée bio (interview de sa fondatrice). Après sa rénovation, le Printemps Haussmann a, quant à lui, rassemblé l’ensemble de ces produits naturels dans un nouvel univers baptisé « Le Green Market ». Enfin, Marionnaud avec sa gamme de soins Green cherche à surfer sur la vague green puisque ces produits sont composés à plus de 90% d’ingrédients d’origine naturelle. Mais cela ne veut pas vraiment dire grand chose….

Le retard de la France sur le plastique recyclable et recyclé

De plus en plus de marques et de grands groupes (Unilever, Procter & Gamble, L’Oréal) s’engagent dans le contenant recyclable, le flacon en plastique recyclé ou le recyclage du plastique avec des associations. Mais le plastique recyclé est rare en France, à peine 56% des bouteilles en plastique sont recyclées contre 90% en Allemagne.
Parmi les initiatives récentes, citons Love Beauty and Planet d’Unilever aux packagings colorés et en plastique recyclé à 100%. En exclusivité chez Monoprix et en promo du 22 mai au 5 juin. Autour de 6€ les formats 400ml. Ou encore la gamme américaine Seed Phytonutrients de L’Oréal avec ses bouteilles en papier résistantes à l’eau et ses emballages recyclés et bio-dégradables. Aux US seulement.

Economie circulaire dans le luxe: prêt chez Ba&sh, le seconde main s’envole

Poussé par les Millennials, le luxe se tourne vers l’economie circulaire pour répondre à leur quête de sens et d’engagement pour la planète. La marque Ba-sh prend cette année une initiative intéressante autour du prêt de vêtement. Quant à la tendance du seconde main dans le luxe, elle s’affirme année après année et s’envole à l’horizon 2023 (source Thred up)

fondatrices Bash
Les fondatrices de Ba&sh

Expérience client autour du prêt, Ba&sh innove et signe avec Claudia Schiffer.

La marque de luxe abordable Ba&sh propose un nouveau service pour l’ouverture de sa nouvelle boutique à New York dans le quartier branché de Nolita. Un service en phase avec les pratiques des générations Y et Z puisque celles-ci sont davantage dans l’expérience que dans la possession. Le prêt de tenues, elles le font déjà entre copines pour une soirée ou un évènement particulier. L’originalité est que ce soit la marque qui le propose en boutique. Une jolie façon de nourrir le buzz tout en s’inscrivant dans les valeurs de confiance, d’authenticité. Et d’asseoir le positionnement de cette marque crée par Barbara Boccara et Sharon Krief autour de l’amitié. Concrètement tous les vendredis de 15h à 19h, chaque cliente a le droit d’emprunter le temps du week-end une pièce de la collection. Cerise sur le gâteau, le pressing est pris en charge par la marque Ba&sh. Voilà une expérience client mémorable pour fidéliser la clientèle et la faire se sentir comme à la maison. Il est vrai que cette marque âgée de 15 ans dispose de moyens importants depuis que son capital est détenu à 50% par LVMH (plus précisément le fonds L Catterton) en 2015.

Claudia Schiffer

Ba&sh vient également de signer avec Claudia Schiffer, sa nouvelle égérie pour la collection été 2019. Son image se prête aisément au style chic décontracté de la marque parisienne. Une marque qui connait une belle croissance puisqu’elle compte aujourd’hui près de 200 boutiques de par le monde. Et qui investit dans le digital, avec notamment un partenariat avec le géant chinois Tmall.com .pour assurer son développement en Chine.

ECONOMIE CIRCULAIRE facilitée, boostée par le digital

Les consommateurs d’aujourd’hui partagent une préoccupation croissante, celle de prolonger la vie de leurs produits et de les donner, de les vendre ou de les recycler lorsqu’ils n’en veulent plus. Selon l’enquête Cofreet Ipsos, les Français sont en effet près de 40% à donner leurs vêtements, soit à des associations (27%), soit à leur entourage (12%). Ils sont également 33% à les déposer dans des conteneurs de recyclage de textiles. 14% d’entre eux –et en particulier les 18-34 ans – s’adonnent à des activités de revente ou d’échange. Ils participent ainsi activement à l’economie circulaire. Le numérique, l’intelligence artificielle facilitent ce business peer to peer mettant en relation un consommateur avec un autre consommateur.

economie circulaire

Ceci explique le succès du site de seconde main Vinted (plateforme présente dans 10 pays), mais aussi de Videdressing (filiale du BonCoin pour le luxe) et Vestiaire Collective dans le luxe. Une des clés de succès de ces acteurs de l’economie circulaire est l’absence de commission prise sur les ventes jusqu’à 150€ par l’application Vinted. Lancé en 2009, VideDressing annonce un catalogue de 950 000 produits  de plus de 14 000 marques avec un éventail allant de Zara à Prada. Et des prix réduits jusqu’à 80% par rapport au neuf. La seconde clé de succès est la chasse aux contrefaçons, c’est le point fort de Vestiaire Collective. La plateforme française propose de vérifier physiquement l’authenticité des objets par une équipe d’experts. Installés dans des bureaux à Paris, Londres, New York, Milan, Berlin et Hong Kong, ils collaborent de façon étroite avec les acteurs du luxe, elle est devenue le leader européen. 

occasion second hand

La seconde vie des objets de luxe est une vogue. Plus besoin de se cacher pour les revendre. Le bouche à oreille fait progresser la notoriété des acteurs de l’economie circulaire. Selon une étude menée par Thred up, le marché de la seconde main dans la mode et le luxe pourrait passer de 24 milliards en 2018 à 53 milliards de dollars en 2023 (moitié en donation ou en fripe, moitié en revente). Un tiers des achats de vêtement de deuxième main se ferait sur internet en France. Acheter des vêtements ou des objets de luxe d’occasion constitue une façon responsable de consommer. Et rejoint à ce titre  les préoccupations émotionnelles mais aussi économiques des consommateurs. Nombreuses sont aujourd’hui les générations qui luttent contre le gaspillage dans leurs pratiques quotidiennes. Elles furent choquées par la destruction des invendus de Burberry cet été, une pratique ancienne du luxe désormais à contre-courant. Ce bad buzz a d’ailleurs amené le fleuron britannique à revoir sa copie environnementale.

Certaines maisons comme Hermès avec petit H vont plus loin dans l’economie circulaire. Elles pratiquent l’upcyling que je vous décoderai dans un prochain article avec notamment l’exemple de la start-up Mama Praia. Elles valorisent ainsi leur engagement pour la planète, en phase avec les attentes du moment… Quand le combat d’une marque pionnière comme Hermès rejoint l’imaginaire et les attentes de clients.

Courrèges dit adieu au plastique, au vinyle et à ses actionnaires pour le bio et Pinault

Une page se tourne pour la maison Courrèges, elle abandonne le plastique et plus particulièrement le vinyle qui a signé ses produits cultes. En même temps, le duo publicitaire (interview ici) qui avait repris la marque à Coqueline Courreges, la femme du fondateur, en 2011, vient de céder la totalité de ses parts à Artémis et François Pinault. Une évolution majeure puisque ces derniers détenaient déjà 41% du capital depuis 2015 et les difficultés rencontrées par la marque liées notamment certaines années à l’absence de directeurs de créations reconnus. Un bol d’air, un plein d’énergie, avait eu lieu avec l’arrivée du duo Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant à la tête de la direction artistique en 2015. Un duo primé par l’ANDAM en 2014, gage de leur créativité.

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Courrèges tourne le dos à son passé, au plastique pour une mode écoresponsable 

En changeant d’actionnaire principal et en passant sous le pavillon de la holding de François Pinault, maison-mère de Kering, Courrèges tourne le dos à son passé sixties et embrasse la cause environnementale chère au patron de Kering. Nouvelle direction artistique et mort annoncée des matières qui ont fait la notoriété et la signature de Courrèges. Avec les produits cultes que sont le blouson court, la mini-jupe trapèze ou le trench aux couleurs pétantes : blanc, orange… Cela fait intimement partie du patrimoine de la marque et le choix est audacieux ! Tout autant que sa mise en scène, sa théatralisation. Ainsi, un pop-up store, rue François 1er, a été dédié à la vente des stocks de vêtement en vinyle avec une scénographie intitulée La fin du plastique.

Au-delà du décorum, chaque vêtement fabriqué en vinyle portera un numéro pour signifier la fin programmée du stock de plastique. Si l’avenir de Courreges ne rime plus avec plastique, il s’écrira avec de nouvelles matières telles le néo-nylon écologique ou le coton bio. Un tournant majeur en phase avec les préoccupations des Millennials, en recherche de sens et de valeurs. 

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Défilé Courreges PE 2019 signé de l’allemande Yolanda Zobel

Courrèges n’est pas la seule marque française installée dans le paysage du prêt-à-porter à connaître d’importantes turbulences financières. Ainsi, Carven, en difficultés économiques, change également d’actionnaire pour passer sous pavillon chinois. 

Recyclage des matières premières parfum: l’audace du parfum Trash – Etat Libre d’Orange

Alors que le luxe s’engage dans le développement durable, la maison de parfum État Libre d’Orange ose annoncer le recyclage des matières premières avec le parfum Trash, les fleurs du déchet. Audacieuse, cette jeune maison de parfum a toujours joué l’irrévérence dans ces créations olfactives et dans le nom de ses parfums : Concrétion, Charogne, Putain de Palace. Continuer la lecture de « Recyclage des matières premières parfum: l’audace du parfum Trash – Etat Libre d’Orange »

Le parfum naturel se fait tendance : 100Bon, Givaudan

Une jolie marque de parfum naturel est apparue cette année dans le nouvel Espace Beauté du Printemps : 100Bon. Cette marque surfe sur les tendances 2018: parfum 100% naturel, étui brut, images conçues pour les réseaux sociaux et prix accessible. Au même moment, le parfumeur Givaudan, leader mondial, annonce le rachat de l’entreprise française spécialisée dans les produits 100% naturels, Expressions Parfumées à Grasse. Son défi : valoriser les matières premières olfactives naturelles et proposer des parfums bio.

naturel

100BON nouvelle marque de parfum naturel, green ou vegan dans la tendance

Cette nouvelle marque de parfum a beaucoup d’atouts pour séduire les Millennials en quête de sens, de naturalité et d’accessibilité. Marque indépendante, elle s’est affranchie de la pétrochimie et des molécules de synthèse pour concevoir avec le parfumeur Robertet à Grasse des parfums 100% naturels au packaging sobre mais élégant et trendy avec son capot cuivré. Des eaux de toilette légères qui fleurent bon la nature, la simplicité souriante.

parfum enfant

Pour ma part, j’ai été sensible à la fragrance pour enfant Oranger & Lilas capricieux. Une fragrance dans laquelle la gourmandise évanescente de la fleur d’oranger s’épanouit sur un fond de lilas propre. Mon avis : Un parfum absolument pas entêtant que l’on a envie de porter dès les premiers jours du printemps. Un parfum à offrir aux jeunes demoiselles qui se rêvent en grandes. Et une liste d’ingrédients ultra-courte à base d’alcool de blé bio, d’huiles essentielles contenant du linalool et du limonene qui peuvent s’avérer irritant pour quelques-uns.

Plus concentré (à 15%) comme son nom l’indique, le concentré de 100Bon offre un sillage plus rémanent et des compositions olfactives plus sophistiquées. Tombée sous le charme de l’eau de parfum Carvi & jardin de Figuier, je vous en donne la pyramide olfactive. Cette fragrance mixte démarre en tête par des notes fruitées et fusantes d’agrumes, de figue et de framboise. En son coeur, un bouquet floral de jasmin, de rose. Le tout sur un fond boisé de cèdre. Son équilibre fruité-fleuri et boisé en fait un parfum plus féminin que réellement unisexe, il nous plonge dans une atmosphère méditerranéenne. Au-delà d’un packaging dans les codes actuels du Green et de photos postées sur Instagram et Facebook qui répondent aux standards des millennials, je salue l’accessibilité des prix des parfums – entre  35€ et 45€ le flacon de 50ml. Et surtout l’approche développement durable qui privilégie le flacon rechargeable. Les recharges de 200ml sont ainsi proposées à la vente.

100bon

Vous découvrirez comme moi, cette nouvelle marque 100Bon au sous-sol du Printemps Haussmann, dont le nouvel espace Beauté mérite le détour (cf cet article du blog). Mais aussi sur le site 100bon.com ou dans leurs boutiques à Lyon où vit son fondateur. Un spécialiste de la fine fragrance, c’est un ancien directeur d’Hermès.
Boutiques 100Bon 7 rue du Plâtre et 13 rue Sainte Hélène dans le 1er et le 2ème arrondissement de Lyon.
Et enfin dans certains Monoprix.
Pour les fête de Noël, j’organise avec la marque un jeu concours (détails ici).

L’intérêt de Givaudan pour les parfums et produits naturels

Pour ne pas laisser le champ libre à son concurrent Robertet sur les parfums naturels éligibles pour les produits bio et accompagner la croissance de la cosmétique bio ou green, le leader de la parfumerie, le géant suisse Givaudan annonce le rachat à venir de la société française Expressions Parfumées. Une entreprise de parfumerie récente installée à Grasse qui a su sentir venir la tendance Naturel et qui s’est spécialisée dans la conception de parfum bio et dans la valorisation des matières premières odorantes naturelles telles que les huiles essentielles.

Expressions Parfumées Grasse

Pub Dior j’adore : le gold anti bling bling, place à la nature

La pub Dior investit depuis une semaine nos écrans et l’affichage en ville, elle convoque les éléments – eau, terre et soleil, une vision anti bling bling. Cette nouvelle communication L’Absolu féminin se place au coeur de la nature, fort loin du bling bling du précédente opus. Cette épure s’inscrit dans la continuité de la communication Dior Sauvage décryptée dans cet article du blog.

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Une respiration Nature et une nouvelle posture anti bling bling pour le parfum Dior J’adore

Ce nouvel opus publicitaire est à la fois un retour aux sources autour de la figure mythique du bain shooté par Jean-Baptiste Mondino et un nouveau départ. Avant de le décoder, retour sur la saga qui a émaillé la communication du parfum Dior J’adore.

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En 1999, le parfum Dior J’adore rompt avec les codes parfum du moment, le CK One minimaliste et unisexe adoubé par les jeunes. Le flacon de Dior J’adore dessiné par le designer Hervé van der Straeten est l’épure d’une amphore de l’Antiquité avec un long col inspiré d’un collier des femmes girafes ou massaï qu’affectionne John Galliano, goutte d’or suprême à la féminité absolue. Une image reprise dans la publicité créée par l’agence Air Paris et son directeur de création Tho van Tran. Elle donne à voir la mannequin Carmen Kass dans un bain d’or à l’imaginaire opulent et antique. Depuis 2006, l’actrice sud-africaine Charlize Theron en est l’égérie. Le fil rouge du bain d’or est préservé ici. Déesse sculpturale, elle effectue un magistral streap-tease.

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Tournant majeur, Dior plante son décor en 2011 à Versailles. Un banquet au château de Versailles mobilise les actrices mythiques du 7ème Art, Marilyn Monroe, Marlène Dietrich et Grace Kelly. Ce film réalisé dans la Galerie des Glaces par Jean-Jacques Annaud offre un client d’oeil à Chanel N°5 dont Marilyn Monroe est l’ambassadrice emblématique.

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En septembre 2014, le film est twisté pour s’ouvrir sur le futur avec le claim « The future is gold ». Un futur incarné par une skyline en 3D évoquant les villes contemporaines de Dubaï ou les centres des métropoles asiatiques. Une pub destinée avant tout à séduire les clients d’Asie ou du Moyen-Orient. Le comble du bling bling !

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Depuis 10 jours, la maison Dior investit les écrans avec un nouveau film, retour aux sources, à l’eau et au bain. Elle plante son décor en Californie et mobilise les éléments de la nature : l’eau, la terre, l’air, le feu symbolisé par le soleil. Libérée du bling bling, l’actrice Charlize Theron est en symbiose avec ces éléments. Toujours magistrale, elle émerge de l’eau et de ce bain purificateur. Ce film toujours signé de Mondino se veut orienté développement durable et redéfinit le luxe. Il est porteur d’un message « La nécessité de se ressourcer dans ce que la nature nous offre de plus beau, de plus brut. L’eau est notre nouvel or » selon Dior. Découvrir le film baigné d’une sublime lumière, dédié à l’eau de parfum Dior J’adore. (Nouveauté de cet automne décodée dans ce post aux côtés de l’huile divine)

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Bresil : les diktats de beauté inspirent à L’Oréal ses innovations capillaires

Parce que le Bresil est à la fois un pays où règne la diversité, mais aussi des stéréotypes forts, ce pays est source d’innovations et de croissance pour L’Oréal. Très exigeante et grosse consommatrice de produits de beauté, la femme brésilienne se focalise sur ses cheveux et sur sa silhouette en réponse à des diktats très stéréotypés au Brésil. La beauté brésilienne répond à des normes sociologiques différentes des autres continents, des normes où dominent une vision séductrice de la femme construite par les telenovelas dans une posture atypique pour nous occidentales, puisqu’elle séduit de dos par ses cheveux et ses courbes. De fait, elle investit du temps et de l’argent pour prendre soin de ses cheveux et de ses formes en pratiquant  des rituels de beauté et beaucoup d’exercice pour rester ferme et musclée. Décodage des pratiques, attentes et sociologie du Bresil en termes de beauté, grâce aux informations transmises par le Groupe L’Oréal lors d’une réunion de blogueuses.

L'icone brésilienne Gisele Bündchen des années 2000
L’icone brésilienne Gisele Bündchen des années 2000 : à gauche vision européenne, à droite brésilienne.

Une vision de la beauté hygiéniste, perfectionniste et des attentes d’efficacité immédiate.

L’idéal de beauté brésilien véhicule l’alliance paradoxale du naturel et de la perfection. Un idéal qui séduit bien au-delà du Brésil. C’est l’image de la beauté naturelle, une femme à la plage exhibant de beaux cheveux et des formes parfaites, obtenues par une pratique assidue de la salle de sport ou de sport à la plage. Ce qui est intéressant, c’est l’évolution du stéréotype de la beauté brésilienne à l’occidentale incarnée par Gisele Bündchen dans les années 2000 à une beauté plus métissée, plus diversifiée, en phase avec la société brésilienne véritable creuset multi-ethnique. Une émancipation par rapport à l’élégance européenne qui illustre la maturité économique et sociale du Bresil.

Les nouveaux codes de beauté au Brésil
Les nouveaux codes de beauté au Bresil

Pour atteindre cette perfection, les femmes au Bresil, même jeunes n’hésitent pas à recourir à la chirurgie esthétique et notamment aux injections pour obtenir un résultat instantané. Le Brésil est le premier pays sur le marché de la chirurgie esthétique au monde. Un marché cosmétique en croissance porté par une vision de la beauté hygiéniste : 2ème marché mondial en parfum, déodorant, 3ème en soin du corps et de la beauté solaire : 2ème marché en soins solaires et vernis à ongles et 4ème en capillaires. Source BMS full 2013.

Un rituel capillaire sophistiqué au Bresil

Si les asiatiques et tout particulièrement les Coréennes possèdent la routine visage la plus sophistiquée, ce sont les Brésiliennes qui remportent la palme de la routine capillaire la plus élaborée, elles utilisent 4 à 5 produits par semaine et au quotidien au minimum 3, à savoir le couple shampoing et après-shampoing plus crème démêlante, et très souvent un sérum réparateur.  Plus le traitement hebdomadaire : masque traitant, huile capillaire…Sans compter l’investissement coiffeur incontournable pour le lissage brésilien ou pour la coloration. En s’y rendant toutes les 2 semaines, la femme brésilienne consacre une grande partie de son revenu à ses cheveux, ainsi un lissage coute environ 100 reais, soit le septième du salaire moyen au Bresil.

A la fois experte et exigeante dans le domaine capillaire, la femme brésilienne présente une variation infinie de nature de cheveux. Elle est de plus confrontée à de multiples problèmes : dessèchement et fragilité des cheveux, casse des cheveux, frisage et volume intempestif en raison de la forte humidité dans l’air, transpiration du cuir chevelu. Pour un groupe comme L’Oréal, le Bresil est le pays « torture-test » dans le domaine des soins capillaire. C’est aussi une formidable opportunité pour lancer des innovations à portée mondiale. Par exemple : trouver des molécule sélectives pour ne traiter que les zones abimées sans graisser le cuir chevelu et ce, avec une efficacité immédiate pour satisfaire les exigences de la consommatrice brésilienne. Et parce que la femme au Brésil n’oppose pas nature et science, L’Oréal explore les possibilités offertes par les plantes traditionnelles et exploite les actifs de la bio-diversité brésilienne. Voici quelques lancements exploitant ainsi le murumuru sous les marques L’Oréal Professionnel et Fructis. Ou encore le babassu biologique, un ingrédient issu d’un grand palmier du Maranhao en Amazonie sous la marque Matrix. Un levier supplémentaire dans le développement durable.

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Pour plus de détail sur le partenariat autour du murmuru au Brésil, voir le site L’Oréal ici. Autre innovation majeure pour les cheveux fins, je vous conseille de lire ce post du blog sur Fibralogy de la marque L’Oreal Elsève.