Slow fashion chinoise: Icicle allie minimalisme et naturalité

Fondée en 1997 en Chine, la marque de Slow fashion Icicle est un modèle de développement franco-chinois écoresponsable. En associant direction artistique française et inspiration chinoise basée sur l’harmonie avec la nature, Icicle se positionne sur le luxe accessible. Elle s’adresse aux chinois engagés dans le développement durable et à une clientèle française amoureuse de belles matières premières naturelles. La marque premium appartient au groupe Icicle Shanghai Fashion qui s’est fait connaitre en France par le rachat de Carven en 2018.

slow fashion

Pionnière de la Slow Fashion en Chine, Icicle mise sur une approche naturelle et durable de la mode

Précurseur dans la conception ecoresponsable, Icicle a inscrit dans son ADN cette exigence, bien avant Stella McCartney (2001). Elle privilégie les matières premières naturelles que sont le cachemire, la soie Habotai et le crêpe de Chine, la laine ou encore le coton organique japonais. Des matières nobles travaillées dans des coloris naturels ou teintées avec des pigments végétaux ou du thé. Et un design minimaliste au style intemporel pour incarner la Slow Fashion en Chine et depuis 9 ans en France. Depuis 2013 et l’arrivée d’Isabelle Capron comme VP international, la marque de luxe accessible a installé son centre de Design à Paris pour profiter des talents créatifs en France et créer de la Fusion Fashion à même de séduire les chinois comme les français. Et demain les Européens. Cette marque « éco-née » (ecoborn) séduit les jeunes générations de Chinois à la recherche de marques domestiques non ostentatoires qui puisent dans le patrimoine culturel chinois et respectent la planète. Fiers d’être chinois et de porter des marques de mode chinoises, ils privilégient la qualité et le chic. Ils aiment à se distinguer par le minimalisme de leurs vêtements. Icicle offre ce chic intemporel et le pari est aujourd’hui de séduire également en Europe avec un positionnement prix élevé ( 750€ pour un pantalon, 550 € pour une chemise). Pièce iconique le manteau matelassé à 2290€, à découvrir sur le site e-commerce.

Une collection de mode ecoresponsable placée sous le signe du confort

La marque de slow fashion a choisi une jolie signature « Made in Earth ». Sa nouvelle campagne intitulée Earth Shelter met l’accent sur notre besoin de confort et de réconfort avec la crise sanitaire pour la collection de la saison Automne Hiver 2021. Une collection signée Bénédicte Laloux qui a fait ses armes chez Chloé. Le film ci-dessous est réalisé par Masha Vasyukova sous la direction artistique de Jean-Pierre Busson. Le créateur génial et audacieux de nombreuses campagnes publicitaires et de l’iconographie de la maison Fauchon. Ce film a été tourné dans le Finistère.

[Success story] Le couple fondateur chinois de Icicle est visionnaire, la marque de mode éthique s’inscrit dans les valeurs fortes d’aujourd’hui avec une légitimité historique de slow fashion. Icicle compte 290 boutiques en Chine et est vendue en France depuis 2019. Elle manque cependant de notoriété et de visibilité pour élargir la base de sa clientèle. Ainsi, elle s’appuie sur une communauté restreinte de followers sur Instagram (19k). Ce qui n’est évidemment pas le cas en Chine avec WeChat et Weibo et le recours au livestreaming sur Tmall. Sa collab avec Veja qui fait sens en mars 2021 n’a pas réussi à la faire vraiment décoller. Son positionnement luxe induit de beaux flagships au 35 avenue George V et rue du Faubourg Saint Honoré, mais aussi un développement lent.
Le jean étant l’une des pièces les plus polluantes, vous pourriez aimer lire l’article sur l’innovation écologique de Levi’s.

Vitrine internationale pour l’Occitane et sa politique biodiversité: le congrès mondial de la nature

Le congrès mondial de la nature qui se tient actuellement à Marseille offre une vitrine extraordinaire au groupe L’Occitane. Ce dernier a ainsi pu communiquer auprès du grand public comme des acteurs politiques de 160 pays sa vision du développement durable. Son programme d’action pour préserver la nature et en faveur de la biodiversité a bénéficié d’une tribune exceptionnelle.

vitrine loccitane nature

Moins visible que le climat, la biodiversité est au coeur du congrès de Marseille

Le congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature UICN a été inauguré par Emmanuel Macron le 3 septembre 2021. Organisé tous les quatre ans, il rassemble à la fois des acteurs publics, des ONG et des entreprises avec pour objectif de faire avancer la préservation de la biodiversité. Il dresse des priorités mondiales de la protection de la nature. Exemples concrets, la protection des espèces menacées et des forêts primaires… Le président Emmanuel Macron a mis l’accent sur la préservation des mers et des océans. Ce congrès est à la fois une vitrine et un forum pour sensibiliser le grand public au déclin de la biodiversité et des écosystèmes (forêts, océans, littoraux). Il permet aux acteurs économiques de partager leur plan d’action, comme ce fur le cas pour le groupe cosmétique L’Occitane.

produits loccitane

L’Occitane puisant son ADN dans la nature a communiqué ses axes stratégiques à cette vitrine écologique.

Fils du CEO de L’Occitane, Adrien Geiger a mis en perspective la politique biodiversité dont il a la charge. « La crise actuelle confirme plus que jamais le besoin d’engagement des entreprises. Si la biodiversité a toujours été pour nous source d’innovation et d’inspiration, la collaboration et le partage d’expériences nous permettra de l’intégrer encore davantage à nos décisions et à nos activités. Nous agissons par conviction, mais pas seulement car prendre soin de la biodiversité, c’est prendre soin de nos matières premières et donc de notre business ». Pour l’Occitane comme pour l’ensemble des fabricants de cosmétiques, l’enjeu se situe avant tout dans l’approvisionnement des matières premières végétales et dans les emballages. Autour de 4 axes :
– Éviter, autant que possible, que toutes ses matières premières végétales proviennent de cultures à impact négatif sur la biodiversité

– Réduire son impact sur l’écosystème de ses activités directes : empreinte eau de ses usines de Manosque et de Lagorce, transformation à terme de l’outil de production en usine sèche, lutte contre la pollution plastique et la réduction des déchets dans la conception des produits: matériaux recyclés, allègement des emballages, développement des recharges et de la vente en vrac …
– Restaurer et régénérer, la priorité est donnée aux pratiques d’agriculture régénératrice (beurre de karité au Burkina, immortelle en Corse, lavande en Provence…) et aux projets de reforestation (amandiers puisque l’un des bestsellers de la marque L’Occitane est la collection Amande)
– Transformer en incitant ses employés, ses fournisseurs à s’engager dans la transition écologique. Et en nouant des partenariats avec des ONG. À l’instar de OP2B – One Planet Business for Biodiversity, Ellen McArthur Foundation, Global Shea Alliance, RE100, Association for Sustainable Derivatives, Responsible Beauty Initiative, UEBT, France Amande.
Très concrètement, L’Occitane cherche à être certifié B Corp d’ici 2023.

Autre marque de luxe à avoir fortement communiqué par le passé sur les espèces menacées, la marque Lacoste et sa campagne Save our species décrite dans cet article du blog. La marque de sportswear chic a en effet signé un partenariat avec l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Une partie des fonds récoltés est allouée à lUICN, organisateur du congrès.

Running: Veja étend son offre à la chaussure de sport

La marque de mode écoresponsable au V bousculait les codes du marché en lançant il y a 3 saisons un premier modèle de running écologique. Aujourd’hui l’un des grands noms français de la mode engagée Veja élargit son offre en proposant un autre modèle composé à 62% à partir de matériaux recyclables. Décodage de la success story de cette love brand et de sa stratégie de diversification.

chaussures running veja

Depuis 2004, Veja est une marque de sneakers engagée pour la planète, innovant pour remplacer le cuir

Ses 2 fondateurs, Sébastien Kopp et François-Ghislain Morillion, se sont inspirés du succès de la marque américaine Patagonia, parangon de la marque écoresponsable, pour créer Veja. Surfant le succès croissant des sneakers, ils se sont concentrés des années durant sur la sneaker urbaine en explorant les alternatives au cuir. Cette marque militante y a consacré l’ensemble de ses investissements, délaissant le business classique des marques de mode s’appuyant sur la publicité pour se faire connaitre. Un part-pris fort, avant-gardiste qui leur a permis de se démarquer de la concurrence et de créer une belle réputation auprès des Millennials et des jeunes consommateurs.

Diversification osée, Veja s’attaque au marché du running en 2019

Un marché dominé par les grands équipementiers sportifs que sont Nike, Adidas, Puma… Un marché qui nécessite de maîtriser confort et technicité pour satisfaire non seulement les coureurs du dimanche, mais aussi les semi-marathoniens. En lançant en septembre 2020 son modèle Condor, Veja créait la première running post pétrole. Un modèle fabriqué au Brésil conçu pour les adeptes du jogging dominical jusqu’aux semi-marathoniens. Au-delà de la technicité nécessaire, cette chaussure de sport s’appuie sur la volonté durable et le savoir-faire écoresponsable de la marque. Veja voulant s’affirmer comme un acteur pérenne sur le marché du sport, lance cette année un second modèle davantage écoresponsable. Son engagement dans le développement durable tout comme son expertise technique ont été salués au salon du sport de Munich en 2020. La marque a été ainsi récompensée par un Ispo Award. Sa démarche engagée a su séduire et convaincre quelques 200 revendeurs de par le monde, notamment en Allemagne et au UK.

running veja
Le nouveau modèle de running Veja

Son nouveau modèle, Marlin, met l’accent sur les matériaux recyclés ou biosourcés tout en progressant sur le confort de l’accueil du pied. C’est un véritable patchwork en termes de matériaux: ceux produits à partir de bouteilles plastiques recyclées pour la tige et la doublure intérieure. Mais aussi une semelle intermédiaire composée à 60% d’un matériau issu de la canne à sucre. Ou encore une technologie d’amorti faisant appel à 30% de latex naturel du Brésil et 70% de latex synthétique. Enfin une semelle extérieure intégrant 32% caoutchouc d’Amazonie, 33% de déchets de riz, 7% de soja  et 3% d’huile de palme. Au total, le modèle est composé à 62% de matériaux responsables.

Transparence et collaborations pérennisent la marque

La jeune marque de baskets écologiques a su anticiper les attentes des jeunes en investissant les réseaux sociaux et en jouant la carte de la transparence et du commerce équitable. Veja compte ainsi une communauté de 644K followers sur Instagram. Elle signe également des collaborations avec des marques influentes telles Rick Owens ou la marque chinoise Icicle pour élargir sa notoriété et sa visibilité au-delà des frontières.

collab veja x icicle

Preuve de sa désirabilité, elle figure au palmarès des marques de baskets pour hommes les plus populaires sur Lyst. Au-delà de la provenance des matériaux utilisés, Veja adopte une grande transparence sur son site internet. Ainsi, une page du site intitulée Limites est dédiée aux obstacles rencontrés par les collaborateurs pour atteindre leur idéal de responsabilité. La success story s’illustre également dans les chiffres : 65 millions d’euros en chifres d’affaires pour l’année 2019, 3 millions de paires de baskets vendues depuis le démarrage, 60 000 paires de running.

Au-delà de son périmètre d’action, Veja influence de grandes marques

La jeune pousse activiste a su piquer la curiosité des grands acteurs. Sa démarche écoresponsable inspire certaines initiatives récentes de Adidas tel le projet de chaussures recyclées Future.craft.loop.
Vous pourriez aimer lire l’article dédié au luxe durable avec la basket vegan de Hugo Boss.

Blockchain et seconde main: l’innovation au service du luxe durable

Parmi les innovations digitales, la blockchain suscite beaucoup d’intérêt pour les marques de luxe ou premium. Elle s’inscrit dans les nouvelles attentes d’articles de seconde main et de préoccupations environnementales. Des attentes partagées par nombre de jeunes clients du luxe. « D’ici 2030, la seconde main pourrait générer jusqu’à 20% des revenus d’une entreprise de luxe » selon Joëlle de Montgolfier, de Bain & Company. La marque de prêt-à-porter Ba&sh a intégré cette innovation numérique dans sa stratégie de développement. Tout comme plusieurs marques horlogères de luxe. Décodage.

ba&sh blockchain
La marque ba&sh recourt à la blockchain pour fluidifier et authentifier les ventes de seconde main

Pour les marques de luxe ou premium qui proposent des pièces au style intemporel, la maîtrise et le contrôle de la revente offrent un avantage compétitif.

Tout en répondant à un enjeu de société, l’économie circulaire. En allongeant la durée de vie de ces pièces, les marques diminuent leur empreinte environnementale et répondent aux nouvelles exigences des jeunes et des Millennials. En effet, ces produits – vêtements, accessoires, montres – se retrouvent à la revente sur les plateformes d’occasion en quelques clics. Des plateformes de revente comme Vinted, la licorne française Vestiaire Collective, Videdressing, the RealReal aux USA…La technologie basée sur la blockchain permet d’éditer un certificat d’authenticité pour rassurer les acheteurs d’occasion. De plus, ce certificat d’identité numérique permet aux marques de luxe accessible ou de prestige d’adjoindre d’autres services et de récupérer de la data, des leads. Cette technologie leur permet de toucher de nouveaux clients jusqu’ici exclus de l’acte d’achat de luxe de première main.

Après la location, Ba&sh ancre ses valeurs de développement durable en investissant le champ de la seconde main via la blockchain.

Depuis un an, la marque premium dans laquelle a investi le fonds L-Catterton de LVMH et de la famille Arnault propose un service de location. Un service qui intéresse de plus en plus de marques de luxe, à l’instar de Ralph Lauren sur la base d’abonnement. Depuis l’automne dernier, Ba&sh va plus loin en proposant d’accompagner ses clientes dans la revente sur leur propre site. Ainsi un bouton Revente permet aux clientes qui se sont connectées avec leur compte d’accéder au certificat d’identité numérique et de mettre automatiquement leur article sur les sites de revente avec une fourniture automatisée de photos, de commentaires sur le produit et une suggestion de prix de revente. Cette nouvelle offre est partie du constat de la forte présence de produits Ba&sh sur les plateformes de vente d’occasion. Une fois le produit vendu, le certificat d’identité numérique est transmis à la nouvelle propriétaire. De son côté, la vendeuse peut encaisser le montant de la vente après commission ou bénéficier d’un bon d’achat pour un montant supérieur. Pour Ba&sh, il y a peu de recouvrement entre les clientes de première main et celles de seconde main. Cette technologie capitalisant sur la blockchain permet à la marque de récupérer de la précieuse data, à savoir les coordonnées de la nouvelle propriétaire attachée à la marque.

La blockchain pour authentifier les montres de luxe et rassurer les clients à la recherche de montres d’occasion

Dans le cadre de montres d’occasion, cela fait également vraiment sens compte-tenu de l’importance du service après-vente : entretien, révision… C’est pourquoi, de nombreuses marques horlogères ont rejoint aux côtés de Ba&sh, le consortium Arianee détenteur de cette innovation basée sur un protocole blockchain. Ces marques de luxe sont Richement, Vacheron Constantin, Breitling ainsi que Mugler. Elles adoptent ainsi la technologie blockchain pour connaitre l’évolution du produit au fil du temps tout en sécurisant sa revente. L’étape suivante pour lutter contre la contrefaçon, c’est l’intégration de puce NFC afin de pouvoir tracer l’origine réelle du produit tel que l’indique l’annonce du partenariat entre le consortium Arianee et ISRA.
Au-delà du luxe, la blockchain est aujourd’hui perçue comme un instrument pour réassurer les consommateurs face aux scandales alimentaires ou de fabrication dans la mode. Elle est vue comme un moyen pour retracer la chaîne d’approvisionnement encore trop opaque et la chaîne de fabrication. Elle permet de certifier le respect des droits humains en donnant accès à l’historique du produit de sa conception à sa distribution
.
Vous pourriez être intéressé par l’article du blog sur la nouvelle licorne française Vestiaire Collective ou par l’engagement de Aigle et de Petit Bateau dans la seconde main

Green Beauty, Blue Beauty: les couleurs de la cosmétique engagée

La crise sanitaire aura accéléré l’émergence d’une cosmétique engagée que ce soit dans la Green Beauty en prenant des engagements pour le développement durable. Que ce soit dans la Blue Beauty en privilégiant le respect et la préservation des océans. Les consommateurs attendent aujourd’hui des marques de beauté qu’elles créent du sens, qu’elles choisissent un purpose, une mission à l’instar du pionnier, le groupe Rocher. Aux côtés de nombreuses jeunes marques ou de start-ups cosmétiques, de grandes marques internationales se mettent à communiquer sur leurs engagements. Garnier, Clarins, Chanel précisent leurs actions dans le domaine écologique ou caritatif.

green beauty
© Sabine Villiard

Désormais marque Cruelty Free, Garnier clame son engagement dans la Green Beauty, une beauté plus durable.

Parce que Garnier s’est retirée depuis quelques années du marché chinois, elle est la première marque du Groupe L’Oréal à se revendiquer mondialement Cruelty Free. Pour obtenir cette certification, la marque cosmétique a du faire vérifier pas moins de 3000 matières premières auxquelles elle recourt dans ses formules auprès de 500 fournisseurs. Parallèlement, Garnier communique sur sa ligne de cosmétique bio et le shampooing solide Ultra Doux pour ancrer son image dans la Green Beauty. Un concept aujourd’hui flou, aux contours qui oscillent entre les produits certifiés bio, l’intégration du développement durable dans le cycle de développement du produit avec l’utilisation de plastique recyclé ou recyclable. Mais, un concept attractif, qui donnent un sens supplémentaire à la cosmétique, un supplément d’âme qui séduit les jeunes générations Y et Z.

La Blue Beauty concentre ses efforts sur le respect des océans, un engagement prôné par Ren Skincare, Laboratoires Biarritz.

Ces marques cosmétiques mettent l’accent sur l’abandon du matériau plastique et sur la sélection rigoureuse d’actifs et ingrédients cosmétiques non suspectés de nuire à la faune et aux coraux des océans. À l’instar de certains filtres solaires. Quant au plastique, il est fortement critiqué car c’est un dérivé du pétrole, au coût environnemental élevé, compliqué à recycler. On estime que 5 à 12 millions de tonnes de plastique polluent les océans chaque année. Une ressource fondamentale pour l’équilibre de notre planète. L’industrie cosmétique est un contributeur notable de la crise du plastique. Elle produirait plus de 120 milliards de packaging selon le groupe Zero Waste. Des packagings en majeure partie en plastique. Au-delà du discours, il importe également que ces cosmétiques soient efficaces et agréables à utiliser. J’ai ainsi testé le stick lèvres solaire des Laboratoires Biarritz, Un stick lèvres fort utile en ce moment quand elles sont exposées à un soleil qui darde et à un vent froid qui les dessèche. Sans compter l’été quand on fait du bateau, ou l’hiver du ski. Un coup de soleil sur les lèvres, c’est vraiment très douloureux ! La texture de ce produit solaire est légèrement teintée pour offrir un niveau de protection plus élevée (SPF30). En effet, les pigments exercent une action protectrice face aux rayons UV. De fait, il faut veiller à bien l’étaler. Mais il se laisse rapidement oublier sans arrière-pensée. Puisqu’une étude indépendante a montré aucun impact sur les coraux, les micro-organismes marins ou les algues.

Baume à lèvres – Mer et montagne – Laboratoires de Biarritz – 15ml – 10,90€

Quant à la marque britannique Ren, elle a tôt pris le virage de la lutte anti-plastique en modifiant ses packagings pour adopter du plastique recyclé. (cf article du blog). Sa démarche est d’autant plus intéressante qu’elle a rallié à cette cause d’autres marques : Caudalie, Herbivore… En assumant une plus grande responsabilité environnementale dès l’éco-conception et tout au long de la chaîne logistique, les marques de beauté construisent une relation plus émotionnelle avec les consommateurs. En renforçant leur confiance, elles créent plus de fidélité.

Biodégradable: le pot de crème Akane est une innovation emballage verte

Engagée dans le développement durable et le bio, la jeune marque cosmétique Akane innove avec un pot de crème biodégradable. Ce packaging est plus respectueux de la planète. Il répond ainsi aux nouvelles préoccupations des jeunes et des moins jeunes face à la prise de conscience de la problématique du tout plastique. Comme le plastique, ce pot de crème de 50ml est peu volumineux. Très léger, il est également nomade, pratique pour les déplacements. Il offre, en revanche, un toucher mat, velouté, doux. Beaucoup plus agréable que la matière plastique, en général. La fondatrice, Aline Fournet, le décline sur trois de ses crèmes visage. J’ai, pour ma part, testé la crème anti-rides.

pot biodégradable

Ce nouvel emballage biodégradable est une solution alternative au verre et au plastique.

Si les problèmes environnementaux liés au plastique sautent à nos yeux en raison de son impact sur les océans, le matériau verre fortement utilisé en Europe et en Amérique du Nord pour les crèmes visage a également un impact sur les gaz à effet de serre. Car en matière d’éco-conception, il importe d’adopter une approche globale sur l’ ensemble de la chaîne : le sourcing, la manufacture, la distribution, l’usage et le recyclage. Ainsi, la fabrication du verre mobilise beaucoup d’énergie et nécessite du sable, une ressource qui n’est pas inépuisable. De plus, seulement 25% du plastique est aujourd’hui recyclé.
Innovation sur le marché français des cosmétiques, Akane lance 3 soins visage dans des pots issu d’un matériau biodégradable et compostable. Des pots conçus à partir de cellulose de bois et de liants à base de plantes. Ces pots sans résidu de plastique seront compostables industriellement en 2023 lorsque la collecte des bio-déchets ménagers par les villes sera rendue obligatoire. Cette solution green du point de vue de la gestion des déchets, vient compléter l’offre écoresponsable cosmétique aux côtés des crèmes proposées dans des pots rechargeables (ex Dior). Ou encore plus audacieux, le soin en vrac, ressourçable en point de vente signé CoZie. Cette start-up a développé une technologie du soin dispensé en fontaines, également appliquée en marque blanche. Elle apporte ainsi une première réponse zéro déchet. In fine, l’approche la plus facile à adopter ,car moins contraignante, est bien celle du pot biodégradable.

creme anti-rides bio akane

Le soin bio anti-rides Akane : test et avis

L’ensemble de la gamme de soins Akane est certifiée bio. Un choix militant effectué au lancement de la marque, il y a 10 ans. Elle puise son nom dans une pomme japonaise, Akane dont les extraits présentent des vertus antioxydantes 7 fois plus efficaces que la vitamine E. En évocation à cette pomme, le parfum des soins est unique, doux, sentant le propre et le croquant d’une pomme. Parangon d’une formulation bio, la crème soyeuse anti-rides est composée à partir de 94% d’ingrédients d’origine naturelle. Parmi ses ingrédients stars, citons les sucres polysaccharides de fougères aux propriétés lissantes et un actif anti-rides issu de la vigne. Avis : Au-delà du geste écologique, j’ai apprécié le parfum, la texture non collante. En revanche, j’émettrai un petit bémol sur l’application de la crème. Elle savonne et nécessite pour bien pénétrer un massage supérieur à une crème conventionnelle. Son prix est accessible, à 30€. Elle se vend à Monoprix, en pharmacie et sur l’e-shop de la marque.

L’initiative d’Akane reflète les préoccupations de nombreuses marques cosmétiques. Les plus jeunes ouvrent de nouveaux chemins plus respectueux de l’environnement Elles devancent les attentes des Millennials. Elles y sont également incitées par l’entrée en vigueur de la taxe plastique à l’échelle européenne. Cette taxe est appliquée à compter du 1er janvier 2021 et calculée sur le poids des déchets d’emballages plastiques non recyclés.

Sans eau, en poudre, le shampoing Yodi respecte nos cheveux et la planète

Révolutionnant la gestuelle du shampoing, la jeune marque verte Yodi lance des produits sans eau dans une démarche éco-responsable. Ces formules anhydres, sans conservateurs, sont dans leur composition minimalistes et vegan. Elles collent ainsi aux tendances de la cosmétique. En effet, les jeunes consommatrices de 15 à 35 ans recherchent des formules centrées sur l’essentiel, aux listes d’ingrédients courtes qui passent le test des applications comme Yuka. Certaines sont adeptes du DIY, le Do It Yourself qui nécessite d’y consacrer plus de temps. Je partage avec vous mon expérience de ce shampooing sans eau, à même de séduire un grand nombre.

shampoing sans eau

Pourquoi un shampoing sans eau serait-il plus respectueux du cuir chevelu, des cheveux et de la planète ?

L’eau est une ressource précieuse pour la planète. Nous avons pris conscience que nous en gaspillions beaucoup lorsque nous nous brossons les dents. Mais sous la douche, lorsque nous effectuons notre shampoing, nous en mobilisons déjà beaucoup. Alors autant épargner celle qui est contenue dans le flacon de shampooing alors qu’elle n’est pas indispensable. En effet, les shampoings renferment 80 à 90% d’eau. YODI révolutionne l’offre en proposant une texture innovante et respectueuse de l’environnement.
En plus de l’économie d’eau et d’énergie réalisées, la poudre présente de
nombreux avantages. Dépourvues de liquide, les formules anhydres ne nécessitent pas de conservateur. Elles sont, dès lors, mieux tolérées par le cuir chevelu ou la peau. Paradoxalement, bien que sans conservateurs, les produits en poudre se conservent plus longtemps que n’importe quel cosmétique liquide classique. Vous en avez certainement fait l’expérience avec des produits de maquillages que sont les poudres libres, les poudriers compacts ou les blushs.

Partisane de la Clean Beauty et de la Green Beauty, la fondatrice de Yodi a fait breveter ses formules.

Créée en 2020, la jeune marque mise, non pas sur la cosmétique solide, mais sur la cosmétique en poudre. Avec des formules brevetées sans eau. Des soins minimalistes avec moins de 11 ingrédients, des formulations Vegan, sans aucun ingrédient controversé. L’originalité réside également dans le choix d’un prébiotique qui protège le microbiome de la peau, très utile pour le cuir chevelu. Son équilibre est facilement perturbé par la pollution, les particules fines et le stress. Partageant une vision éco-responsable des cosmétiques, Hélène Azancot la fondatrice de Yodi, une ancienne de L’Oréal, a choisi d’adopter des packagings éco-conçus en aluminium – un matériau recyclable à l’infini – et une solution d’upcycling des capsules en PP pour préserver l’environnement.

shampoing poudre yodi

Mon avis sur le shampoing sans eau Yodi

J’ai apprécié son mode d’emploi simple et son faible encombrement dans la salle de bain. Il suffit de verser l’équivalent d’une demie cuillère à café dans le creux de la main après avoir bien agité le flacon. Ajouter de l’eau chaude dans la main pour faire mousser. Puis appliquer sur les cheveux mouillés. Pour être honnête, je doutais de la qualité de la mousse, mais j’ai été heureusement surprise. J’ai pu la répartir de façon homogène et je n’ai pas eu de souci pour bien rincer. Le shampoing poudre au lait d’amande convient à ma nature de cheveux et j’ai pu espacer comme à l’habitude le shampooing suivant. Satisfaite du résultat avec des cheveux propres et légers, j’envisage d’emporter ce shampoing lors de mon prochain voyage car sa légèreté en fait un fait un grand atout. Cette galénique poudre est beaucoup plus nomade qu’un shampoing solide. Il est facile à glisser dans son sac et prend peu de place dans la douche. Ce mini-flacon permet, d’après la marque, de se faire près d’une trentaine de shampoings. Un autre shampoing à l’huile d’argan est particulièrement indiqué pour nourrir les cheveux secs. Prix : 20€, en vente sur le site de la marque yodibeauty.com

De son côté, L’Oréal annonce au CES un protocole cheveux sans eau en salon de coiffure grâce à une innovation technologique . Une autre initiative ancrée dans le développement durable. Décodage dans un prochain article.

Luxe en France : attentes, perceptions des Français en 2020

Une récente étude donne à voir l’évolution de la perception du luxe en France dans le contexte actuel. Réalisée en octobre, elle interroge les Français sur leurs perceptions du luxe, son image et leurs attentes alors que le luxe traverse une crise profonde. Comment se dernier doit-il évoluer pour rester aspirationnel ? Quelles valeurs les marques de luxe doivent-elles embrasser alors que les Français ont évolué dans leurs attentes depuis la pandémie ?

luxe-en-france

L’impact de la crise sur la perception et l’usage du luxe en France

Les évocations du luxe recouvrent essentiellement des enjeux matériels (pour 84% d’entre eux), c’est-à-dire des produits ou des expériences hors du commun, plutôt que des enjeux immatériels, comme le fait de disposer de temps, d’espace, ou de pouvoir déconnecter. En tête des évocations, on retrouve les bijoux, les voitures, la couture et les vêtements. Spontanément, deux marques y sont associées : Chanel et Dior, deux maisons fortement installées dans l’imaginaire du luxe. Les jeunes se distinguent par le fait que le luxe les fait davantage rêver (72%) et qu’ils l’associent plus à des expériences (spa, voyage..) pour 32% versus 24% pour les seniors. Confirmant ainsi les attentes de luxe expérentiel par les générations Y et Z. Dessinant également les contours du luxe de demain. Parmi le millier de personnes interrogées, 31% déclarent s’offrir régulièrement des produits ou expériences de luxe, que ce soit pour se faire plaisir (88%) et apporter une part de rêve à leur quotidien (82%), investir dans de la qualité (73%), séduire (63%) ou déclarer son appartenance à un milieu social (65%). Ainsi, les Français se différencient des clients du luxe non européens en privilégiant un luxe pour soi. Les motivations d’achat du luxe en France sont pour se faire plaisir avant tout (88%), plus que pour séduire (63%). Ils sont moins en recherche d’un luxe statutaire. C’est pourquoi ils privilégient les marques discrètes, voire invisibles et critiquent le luxe ostentatoire, bling bling pour les deux tiers des interviewés (moins vrai chez les plus jeunes). Le luxe en France fait ainsi preuve d’une grande maturité. Au global, la crise actuelle fait légèrement évoluer la perception du luxe et accentue ce qui se dessinait auparavant en filigrane, surtout auprès des plus jeunes.

Les enjeux du luxe : économiques, immatériels et sociétaux

À l’unisson, les Français sont fiers du luxe made in France et de son rayonnement international, mais ils sont capables de porter sur lui un regard distancié. Plébiscité pour son influence sur l’économie française (88%), le secteur du luxe est également perçu comme important pour conserver des métiers et des savoir-faire rares (88%). Un enjeu immatériel dont l’acuité se fait de plus en plus ressentir. Les enjeux de durabilité sont intimement liés au luxe en France. Les Français cherchent à investir dans de la qualité d’un produit qui pourra durer (73%). Au-delà de la dimension économique, ils attendent des marques de jouer un rôle sociétal, de s’engager. Ainsi la moitié estime que la crise actuelle leur fournit l’occasion de se repenser et se transformer, pour entrer davantage en écho avec les préoccupations et valeurs de l’époque. Notamment au sujet du développement durable sur lequel la marge de progression est forte. Seulement 15% des personnes interrogées décrivent l’industrie du luxe comme étant vraiment (tout à fait) écoresponsable aujourd’hui. Le défi de l’empreinte carbone est plus que jamais d’actualité. Conscients de leurs pouvoirs (d’achat), les clients du luxe exigent désormais de comprendre comment sont produits les biens et les services qu’on leur propose. Dès lors, les marques de luxe se devront de davantage mettre l’accent sur cette valeur porteuse qu’est le développement durable et communiquer sur leurs engagements concrets vis-à-vis du respect de la planète, de l’environnement et de l’économie circulaire dans l’ère post-Covid 19. Un tournant et une transparence que ces marques patrimoniales ont adoptés moins vite que les jeunes marques. Et un mouvement qui dépasse les frontières de l’hexagone puisque les jeunes consommateurs du luxe s’érigent en activistes de la société dans leur arbitrage d’achats dans le monde entier, y compris en Chine.

luxe green ethique

Etude Cételem – Enquête réalisée en ligne les 6 et 7 octobre 2020 par Harris Interactive. Échantillon de 1 017 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. L’ensemble des éléments sont à télécharger sur le site de l’Observatoire Cetelem. Vous pourriez aimer aussi lire l’article du blog sur les Millennials qui dessinent valeurs et tendances du luxe.

Tous au vert : cultivons le bonheur !

Cultivons notre bonheur !

Pour faire des économies et réduire mon empreinte carbone, j’ai pris un bus, changé à Trocadéro où j’ai pris le métro, attendu 45 mn que l’incident sur la ligne soit identifié, mais ce n’était pas possible de réparer, alors nous sommes tous sortis pour reprendre un bus, sauf qu’il était bondé ! Alors j’ai pris un vélib’ avec un frein sur deux qui fonctionnait. J’ai évité les voitures, respirer les pots d’échappement, slalomé entre les piétons qui traversent n’importe où et les camionnettes de livraison qui bloquent les rues.

Déprimée, épuisée, déroutée et démotivée, j’ai fait une pause … et j’ai constaté :

Le monde est fou, stressant, intraitable. Dès que le réveil sonne (oui je sais plus personne n’a de réveil…), que les camions des poubelles collectant nos déchets qui débordent et que les klaxons des conducteurs impatients retentissent dans la rue, oui, dès le réveil nous sommes happés par le rythme trépidant de cette vie moderne. Pas étonnant que tant de citadins rêvent d’un retour à la terre ! L’herbe est toujours plus verte ailleurs et parfois c’est vrai. Mais soyons honnêtes, nous n’irons pas tous vivre à la campagne ! Et vous savez pourquoi ? C’est dans nos villes que l’on trouve les plus beaux musées, les grandes salles de cinémas, les théâtres, les bistros et nos boutiques branchées préférées. Et depuis qu’on nous oblige à nous en passer, nous mesurons à quel point tous ces lieux de rencontres et d’échanges nous sont chers ! Après avoir pris soin de nos intérieurs, il serait plus que temps de prendre soin de notre espace commun…

Embellissons nos chers cités : verdissons nos rues et nos balcons, abeilles et papillons y reviendront à tire d’ailes. Dressons les chiens (ils sont beaucoup plus malins) pour qu’ils apprennent à leurs maîtres à garder les trottoirs propres. Tâchons de nous comporter plus civilement, en voiture, en vélo et à pieds. On ne peut nier que malgré ses défauts, la ville crée du lien. On s’y croise sans vraiment le chercher mais au moins on s’y croise et on se soucie de l’autre par politesse ou par sincère intérêt. Mais si la majorité d’entre nous s’exile dans une maison au milieu des champs, une fois que le portail sera fermé, que le soleil sera couché et que la nuit le silence régnera, eh bien il se peut que pour certains, leurs rêves virent aux cauchemars …

Alors pour ceux qui ont la main verte : faites pousser les bonnes idées, semez les messages de bien-être pour que nous cultivions tous ensemble l’art de vivre en harmonie !

Babette KOENIG

La crise du Covid nous freinant dans nos plans tout en nous imposant de penser au monde d’après, notre conscience green s’éveille ou se fait prégnante. C’est en ce sens que mon amie Babette Koenig, styliste-illustratrice, nous a concocté une chronique urbaine pleine d’esprit et d’espoir, tournée vers le bonheur. Avis aux beautistas qui pourraient se reconnaître sous les traits de Miss Beauty, vous pourriez aimer son précédent trait d’humeur, la rentrée.

Cosmétique recyclable : ça bouge avec Body Shop, Lush …

Poussées par les générations Y et Z, les marques de cosmétique prennent le virage du recyclable. Les pionnières du développement durable comme The Body Shop ou Lush innovent toujours et trouvent à leurs côtés dans leur démarche de jeunes startups de la cosmétique. Qui vont au-delà du bio ou du vegan. Séduits par cette approche green, les grands magasins ou Monoprix leur dédient des espaces.

bodyshop consigne loop

The Body shop s’engage sur la cosmétique recyclable

Depuis sa création en 1976 la marque de cosmétiques The Body Shop est précurseur en matière de commerce équitable et de préservation de l’environnement.
=> 1ère marque à avoir interdit les tests cosmétiques sur les animaux
=> 1ère marque a mettre en oeuvre une politique de commerce équitable
=> Audace suprême, la marque se coupe du marché Chinois par respect pour ses valeurs (tests sur animaux imposés par la Chine)

Pour sa gamme de parfum Elixirs of Nature, véritable invitation au voyage des sens, Body Shop a privilégié un flacon de verre recyclé et un bouchon de bois certifié FSC

recyclable
Cette semaine, la marque a lancé 3 opérations qui viennent renforcer sa politique éthique et environnementale
=> « Plastique for Change » : Le premier contenant en plastique recyclé pour la ligne capillaire (15% issu du commerce équitable et 85% issu de la filière européenne)

=> Consigne online avec LOOP : le produit phare de la marque sera envoyé chez les consommateurs avec sa boite de retour ! Loop est une plateforme digitale co-créée avec Carrefour, qui réinvente la consigne à domicile avec des contenants réutilisables .
=> Consigne en magasin avec TERRACYCLE, groupe américain spécialisé dans le recyclage des déchets : « un bon geste pour un bon plan ». 5 produits vides ramenés en boutique en contre-partie de 5 euros de bon d’achat. Et la possibilité de ramener tous vos produits cosmétiques pour transformation et réutilisation

Le zéro déchet ou le vrac de Lush

Née il y a presque 25 ans, la marque britannique a longtemps communiqué sur sa cosmétique fraîche, faite main et son approche éthique avec des ingrédients issus du commerce équitable. Aujourd’hui, elle met aussi l’accent sur le zéro déchet. Une tendance qui nous vient de l’alimentation, les produits vendus sans emballage comme dans les magasins bio. Les farouches opposants au plastique ne peuvent donc qu’être séduits par le parti-pris de Lush. Ainsi, les fameux savons britanniques ne sont pas emballés dans du papier ou du carton, ils sont fabriqués à la main et vendus à la coupe sous vos yeux.

Depuis plusieurs années, Lush a innové en solidifiant des produits cosmétiques liquides tels le shampoing ou le dentifrice. Ce concept produit nu a été récemment élargi aux produits de maquillage : fond de teint, rouge à lèvres… Nombre de ses produits sont sans conservateurs chimiques. Et sinon, les emballages sont recyclés ou recyclables. Et présentés en vrac comme dans une épicerie fine de produits frais.
Enfin, côté start-up, saluons l’initiative de Cozie, marque de cosmétiques biologiques made in France en flacons réutilisables. Primée par le Natexbio Challenge. Une gamme courte, des formules courtes et clean et de l’emballage verre… Cette jeune marque coche toutes les cases de la Slow cosmétique.

Les grands magasins et Monoprix regroupent les marques green

Les distributeurs ont également réagi. Monoprix affirme ainsi être « constamment à l’affut des nouvelles tendances pour débusquer les labels qui correspondent aux attentes des consommateurs ». « Nous mettons beaucoup en avant le bio, le naturel et le vegan qui représentent aujourd’hui près de 20% de notre offre. Avec la marque 100Bon, des parfums et produits d’hygiène qui respectent la planète. 

savon liquide brume 100Bon

Au Bon Marché, les produits naturels représentent environ 30% de l’offre totale des soins du visage et ce chiffre croît d’année en année. Avec sa Petite épicerie de la Beauté et des marques pointues et prestigieuses comme Tata Harper, Absolution certifiée bio (interview de sa fondatrice). Après sa rénovation, le Printemps Haussmann a, quant à lui, rassemblé l’ensemble de ces produits naturels dans un nouvel univers baptisé « Le Green Market ». Enfin, Marionnaud avec sa gamme de soins Green cherche à surfer sur la vague green puisque ces produits sont composés à plus de 90% d’ingrédients d’origine naturelle. Mais cela ne veut pas vraiment dire grand chose….

Le retard de la France sur le plastique recyclable et recyclé

De plus en plus de marques et de grands groupes (Unilever, Procter & Gamble, L’Oréal) s’engagent dans le contenant recyclable, le flacon en plastique recyclé ou le recyclage du plastique avec des associations. Mais le plastique recyclé est rare en France, à peine 56% des bouteilles en plastique sont recyclées contre 90% en Allemagne.
Parmi les initiatives récentes, citons Love Beauty and Planet d’Unilever aux packagings colorés et en plastique recyclé à 100%. En exclusivité chez Monoprix et en promo du 22 mai au 5 juin. Autour de 6€ les formats 400ml. Ou encore la gamme américaine Seed Phytonutrients de L’Oréal avec ses bouteilles en papier résistantes à l’eau et ses emballages recyclés et bio-dégradables. Aux US seulement.