Test sur animaux: la Chine recule enfin pour les cosmétiques français

Le label Cruelty Free va perdre de son sens alors que les autorités chinoises cessent d’exiger un test sur animaux pour les cosmétiques français en préalable de leur mise sur le marché. Une situation qui a longtemps mis en porte-à-faux les marques françaises de beauté qui exportent leurs produits en Chine. Le marché le plus dynamique au monde. Un bémol : à l’exception des produits solaires et colorants capillaires.

test sur animaux
Test sur animaux interdit en Europe pour les ingrédients cosmétiques depuis 2009, et désormais non obligatoire en Chine

La Chine & le test sur animaux: un choix stratégique, non sans conséquence sur le plan de la communication.

Jusqu’à présent, les jeunes pousses et toutes les marques cosmétiques non intéressées par le marché chinois bénéficiaient d’un avantage compétitif. Elles pouvaient clamer haut et fort le respect de la cause animale et revendiquer Cruelty Free puisque leurs produits ne font nulle part au monde l’objet de test sur animaux. D’ailleurs, une obligation en France depuis 2004. À l’inverse, la Chine et quelques autres pays conduisent encore des tests sur les produits finis importés avant d’autoriser leur commercialisation sur leur territoire. En revanche, la Food and Drug Administration chinoise a supprimé, depuis juin 2014, l’obligation de tests sur animaux pour les produits cosmétiques dits ordinaires (shampooings, soins ou parfums) fabriqués localement. La nouvelle réglementation chinoise autorise désormais les fabricants français à présenter un certificat délivré par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) attestant de la conformité aux « bonnes pratiques de fabrication » ainsi que d’une évaluation de la sécurité.  Et ce pour les cosmétiques classiques : shampoings, crèmes, maquillage… En revanche, pour les colorations capillaires ou les produits solaires, les autorités de contrôle sanitaire en Chine continueraient de réaliser des tests sur animaux avant de donner leur autorisation de commercialisation.

Cette avancée dans la lutte contre la maltraitance animale est le fruit des efforts du secteur cosmétique pour faire reconnaitre les tests alternatifs. Pour faire évoluer les réglementations vers une élimination totale et définitive du test sur animaux, dixit la Fédération des entreprises de la beauté (FEBEA). Cette dernière rappelle également qu’à ce jour, 200 méthodes alternatives à la recherche animale ont été développées et validées par l’OCDE. Elle ouvre ainsi les portes du marché chinois à toutes les jeunes marques militantes qui, par conscience, se refusaient d’y mettre les pieds. Or, les cosmétiques français remportent un grand succès en Chine. En 2019, les exportations cosmétiques vers la Chine ont bondi de 48%. Plaçant ainsi la Chine au 4ème rang des destinations pour les produits de beauté français. Une consommation intérieure qui n’a pas été affectée par la pandémie et la crise sanitaire.
Les tests sur animaux sont depuis longtemps une source de polémique, notamment pour les groupes comme L’Oréal qui exportent en Chine (cf ce précédent article du blog).

Célébrité et beauty business: Pharrell Williams lance des soins vegan & green

Le succès de Rihanna avec Fenty Beauty assoit le marketing de célébrité dans l’univers de la beauté et des cosmétiques au-delà du périmètre traditionnel des parfums. Dont la société Coty s’est fait le chantre et le spécialiste. Avec notamment le rachat récent de Kylie Cosmetics. Sur le segment le plus porteur, celui du soin de la peau, nombre de célébrité se lancent : Victoria Beckham, Gwyneth Paltrow et désormais Pharrell Williams.

Pharrell surfe sur les tendances beauté : vegan, green pour ses soins pour le visage

Pharrell Williams cherche à maximiser ses chances de succès en développant sa ligne de soins avec la dermatologue Elena Jones qui consulte en ligne. Pour le côté expert. En revanche, il se focalise sur les tendances qui font le succès des marques indépendantes, les jeunes indie brands. En proposant des packagings green, des formules vegan. Et surtout un nom inclusif, évoquant la diversité qui lui appartient : Humanrace (marque déposée par Pw Branding à Los Angeles). Puisque c’et celui de sa collaboration avec Adidas depuis 2016. Il illustre son combat en faveur de l’humanité toute entière. Une marque qu’il incarne par sa recherche du bien-être et de son engagement. Dans le magazine américain Allure, il en est l’ambassadeur « “Sometimes you need to cleanse your spirit. Sometimes you need to cleanse your mind. Sometimes you’ve just got to get rid of some dead skin.” C’est-à-dire vous débarrasser des cellules mortes.

célébrité
©Ben Hasset

Une célébrité qui mise sur une routine simple et l’eco-conception du packaging

Pas de superflu ni dans la routine produit, ni dans les formules, ni dans le packaging. Pour l’heure juste 3 produits qui font écho à la routine Basic 3 temps de Clinique : un nettoyant, un exfoliant et une crème hydratante. La première étape prépare la peau avec la poudre nettoyante au riz. Au contact de l’eau, elle s’émulsionne et exfolie en douceur car elle est riche en kaolin. L’exfoliant aux enzymes de lotus contient 8% d’acide glycolique et 3% d’acides de fruits pour réparer la peau. Quant à la crème humidifiante, elle intègre un actif issu de la médecine chinoise, le champignon des neiges (snow fungus) aux propriétés humectante pour protéger de la deshydratation. Le vert des packagings traduit leur eco conception : avec 50% de plastique recyclé et surtout, ils sont rechargeables. Prouvant l’engagement à l’inclusion, le logo Humanrace est embossé et lisible en Braille. Proposés à un prix variant entre 32$ et 48$, ces cosmétiques seront disponibles sur le site humanrace.com  à partir du 25 novembre.

Pharrell soin rechargeable

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Plastique & cosmétique: REN veut respecter la planète et la peau

Sensibilisés par les media aux problèmes environnementaux dus au plastique, nous sommes de plus en plus vigilants sur les contenants en plastique, mais aussi sur le suremballage. Notamment pour nos achats cosmétiques. S’en suit un changement profond de l’industrie de la cosmétique. Cap sur l’une des marques pionnières et engagées, REN skincare.

plastique recyclé soin

Une marque anglaise éco-engagée

La marque REN Skincare a pris le sujet à bras le corps sans greenwashing. Dans ses innovations, REN privilégie des principes centrés sur la responsabilité environnementale. Éco-responsable, elle rénove progressivement ses packagings pour réduire la consommation de plastique et réduire les déchets. Dès le début, il y a 20 ans, la marque a choisi des encres végétales pour ses étuis et étiquettes, puis le carton recyclé. Elle s’engage aujourd’hui sur la promesse du zéro déchet en 2021, un horizon proche. Depuis deux ans, elle met l’accent sur le plastique. En effet, le choix du plastique est crucial pour l’environnement. Selon Plastic Oceans, la production de plastique à large échelle a augmenté de 2 millions de tonnes par an dans les années 50, à 300 millions de tonnes cette année. Ce qui signifie que nous avons produit sur ces deux dernières décennies autant de plastique que durant tout le XXème siècle. Dont 70% au minimum ne serait pas recyclé. L’industrie cosmétique recourt fortement au conditionnement plastique pour les produits capillaires (shampooings, après-shampooings, masques) et hygiène (gel-douche, savon liquide, tonique, eau micellaire…). Ou pour des produits plus sophistiqués comme les soins visage vendus en flacon-pompe. La marque premium REN privilégie le plastique recyclé et recyclable pour ses packagings. Elle accepte des concessions esthétiques pour remplir cet objectif éco-responsable. Ainsi, elle a lancé l’an dernier un gel-douche énergisant dans un flacon en plastique 100% recyclé. Composé à 20% de plastique provenant des océans et à 80% d’anciennes bouteilles vides. Un packaging éco-conçu puisque même la pompe ne comporte pas de ressort en métal. La contre-partie esthétique : il n’est pas totalement transparent, cristal, mais fumé.

gel douche plastique recyclé

Autre produit éco-conçu, la crème solaire matifiante visage dont le tube est réalisé avec 50% de plastique recyclé, la capsule 100%. Pour avancer, la griffe incite également les fournisseurs à innover dans le domaine du plastique recyclable que ce soit pour les pompes, les capsules… Filiale d’Unilever, elle joue sur la puissance du groupe.

Au-delà du plastique, Ren opte pour la Clean Beauty avec des formules courtes qui vont à l’essentiel

Le terme Clean Beauty, quoique récent, est très en vogue. Sa définition reste floue puisqu’il s’agit de cosmétiques qui privilégient des listes d’ingrédients courtes (INCI), des actifs entachés d’aucune suspicion de toxicité et beaucoup de transparence vis à vis des consommateurs. Dans la réalité, il s’agit davantage de valeurs de marque et d’écarter les ingrédients synthétiques agressifs pour la peau ou potentiellement irritants. L’objectif étant d’expliquer le choix des ingrédients et de bien scorer sur les applis type Yuka ou Clean Beauty. Pas d’objectifs particuliers en termes de naturalité, de vegan ou de bio. Pas de certification reconnue non plus. Pour REN skincare, cette dimension est dans la genèse de la marque. Son nom REN signifie Clean en suédois. Ainsi, le soin de protection solaire n’utilise pas de filtre chimique, mais un filtre minéral, de l’oxyde de titane (comme les marques bio). Pour ne pas polluer les océans…Ce produit est d’ailleurs également vegan.

protection solaire eco

Mon AVIS : une belle formule, une texture qui s’étale bien et laisse un fini mat sur la peau. Parfait pour une utilisation quotidienne si l’on veut se protéger des méfaits des UV (accélération du vieillissement de la peau, apparition de taches brunes…) Dans son discours, la marque a du évoluer passant du No.. (en français sans) au positif. Un changement imposé par les nouvelles réglementations en 2019. cf cet article du blog.

Cet engagement est la clé de succès auprès des trentenaires. Depuis que REN skincare communique fortement sur son engagement sur le développement durable avec son ambassadrice Lizzie Carr et son partenariat avec Surf Rider ou Loop, la marque décolle. Malgré son positionnement premium : les produits se vendent autour de 40 à 45€ en moyenne. Elle est en vente dans 700 points de vente, dont Le Bon Marché au 1er étage, les boutiques Oh my cream et le réseau de parfumerie Nocibé. Les trentenaires, cible privilégiée de la marque, sont souvent en pointe sur ce sujet, ils vérifient que le packaging des produits de beauté sont bien respectueux de l’environnement. Et de nouvelles applis vont certainement les aider dans ce sens en privilégiant les marques cosmétiques qui s’engagent dans le développement durable. Car l’impératif écologique est plus que jamais présent à leur esprit.
Autre moyen incitatif pour faire évoluer l’industrie cosmétique, la taxe plastique s’impose peu à peu dans les esprits. C’est notamment le projet du gouvernement britannique, qui suggère que les packagings qui contiennent moins de 30% de matière recyclée soient pénalisés.
Au-delà de la cosmétique, la mode est le principal acteur qui pollue la planète. En effet, l’industrie de la mode est responsable d’un tiers de la pollution plastique des océans. Les grandes griffes s’engagent dorénavant vis à vis du développement durable. Adidas s’est engagé à n’utiliser que du plastique recyclé en 2024. Sans compter qu’au dernier sommet de la mode à Copenhague, Kering est devenu en quelques années le porte-drapeau du développement durable. Le groupe s’était déjà engagé en 2017 à réduire de moitié ses émissions de CO2 avant 2025. Et vous, modifiez-vous vos critères d’achat ? Prêtez-vous attention au packaging et aux matériaux utilisés : verre recyclable à l’infini, plastique recyclable, plastique recyclé ?

Expansion de jeunes marques cosmétiques : Glossier en mode, Fenty en Asie

La fameuse marque indépendante Glossier, archétype de la DNVB (Digitally Native Vertical Brand) accélère son expansion en flirtant avec la mode. Cette licorne américaine qui bouscule l’univers cosmétique outre-atlantique a d’abord construit sa croissance autour d’une expansion internationale (Uk France…). De même, la marque de beauté Fenty créée par la chanteuse Rihanna et par LVMH intensifie son développement international en se lançant en Asie. Ces deux jeunes marques cosmétiques (nées respectivement en 2014 et 2017) connaissent une croissance à 2 chiffres en continu. Une croissance à faire pâlir les marques de beauté bien établies.

expansion Glossier

Glossier s’ouvre à la mode avec une édition limitée d’accessoires Glossiwear 

Créée par la blogueuse Emily Weiss, Glossier a exploité avec talent la communauté internationale construite à l’aide de son blog Into the gloss. À l’écoute des jeunes femmes Millennials, elle a créé un concept 100% digital prônant la beauté authentique, inspirée par la vie réelle et le glow, Le glow, ce résultat beauté synonyme d’éclat et de santé pour la peau qui est très en vogue aux États-Unis. La jeune marque se distingue par le choix de ses premiers pas en retail par l’adoption d’un flagship à New York et par le refus systématique de rentrer dans les parfumeries comme Sephora, Ulta… Afin de conserver toute son indépendance. Un business model 3.0 basé sur une anticipation des tendances, une compréhension fine des jeunes consommatrices et internautes, des réseaux sociaux (2,1 millions d’abonnés au compteur Instagram et un taux d’engagement impressionnant).

Annoncée sur Instagram à la mi-juillet par la marque culte, cette édition limitée décline en accessoires de mode la couleur Rose Millennial, un rose pale qui a fait son succès. On y trouve un sweat à capuche, un tee-shirt à manches longues. Quelques articles de sportswear tels les claquettes, le sac de sport ou la casquette tous siglés Glossier. Et plusieurs accessoires pour cheveux : barrettes… À des prix abordables entre 10€ et 41€. une mini collection à découvrir sur le site.

glossier wear fashion

La marque de maquillage Fenty lancée par Rihanna poursuit son expansion internationale avec l’Asie. 

Lancée en en partenariat avec l’incubateur beauté de LVMH, la ligne de maquillage Fenty Beauty de Rihanna a connu un très vif succès aux USA comme en Europe. Surfant sur les valeurs porteuses de diversité, elle s’est démarquée par son offre fond de teint extrêmement large, composée d’une quarantaine de nuances pour coller à toutes les carnations.

Rihanna Fenty beauty

Avec le slogan Beauty for All et l’implication personnelle de Rihanna, elle s’est développée à l’aide des réseaux sociaux et du réseau Sephora. Les ventes auraient dépassé les 500 millions d’euros en un an. Cap à l’Est désormais avec des implantations à Hong Kong, Macao, Séoul et sur l’île de Jeju en Corée du Sud. Car la région Asie-Pacifique est plus qu’attractive : c’est le marché le plus important et l’un de ceux qui affichent la plus forte croissance (autour de 7%) pour la beauté et l’industrie du bien-être, avec 32 % des parts dans le monde (source Euromonitor). Chanel d’ailleurs vient d’annoncer une boutique sur le site de luxe chinois Tmall Luxury Pavillon.

Chanel Tmall
Les produits de beauté Chanel sur Tmall

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Pharmacopée moderne: les cosmétiques Saeve la revisite version clean

Originaire d’Auvergne, cette jeune marque cosmétique Saeve propose des soins pour la peau en pharmacie en revisitant la pharmacopée avec les exigences d’aujourd’hui. À savoir la naturalité avec un taux d’ingrédients naturels élevé de 92% et une beauté clean éliminant tous les ingrédients issus de la pétrochimie controversés. Sans silicones, sans parabens, sans sodium laureth sulfate, ni phenoyethanol (aujourd’hui mis en cause par les autorités de l »ANSM cf cet article du blog), sans PEG ni huiles minérales. Bref, une formulation qui satisfera beaucoup d’entre nous. mais pas les plus militantes du bio ou du vegan cautionné par un logo. Au-delà des ingrédients, cette jolie start-up m’a séduite par ses textures et son storytelling autour de la sève de bouleau.

pharmacopée

La pharmacopée offre une incroyable richesse en termes de plantes et peut être modernisée

Revisiter la pharmacopée à l’aune des tendances cosmétiques, voilà ce à quoi s’est attelée la fondatrice de Saeve, Pauline Bony. Au coeur de sa marque, on trouve la sève de bouleau, un arbre présent sur les terres de son enfance. Dans les pays qui comptent beaucoup de bouleaux comme la Scandinavie, la Chine ou le Japon, la pharmacopée traditionnelle recourt à cet actif aux propriétés multiples. Anti-oxydant, anti-infectieux, drainant, détoxifiant, anti-inflammatoire… L’étude de la composition de la sève fraîche de bouleau révèle de précieux nutriments tels que des minéraux, des sucres, des acides aminés et de l’acide malique. C’est cette richesse qui lui confère des propriétés protectrices et régénérantes intéressantes pour la peau. La sève est associée dans l’ensemble des crèmes, sérums et soins de la gamme à un champignon bio, le chaga, issu également de la pharmacopée traditionnelle. Notamment à l’Est de l’Europe, c’est-à-dire en Russie, Chine, Corée et Japon qui vouent un culte aux champignons dans le domaine cosmétique. Ce champignon médicinal est lui aussi d’une grande richesse en nutriments, vitamines, flavonoïdes et enzymes. L’association de la sève et de ce champignon a fait l’objet d’un brevet dans l’axe anti-âge et l’axe anti-inflammatoire.

 creme clean
Le sérum et la crème Saeve à la composition clean

La modernisation passe également par le plaisir des textures pour ma routine Saeve

Je suis particulièrement sensible au parfum (agréable, ni trop fort, ni absent) et à la sensorialité des textures. Celles-ci glissent facilement sous les doigts pour une application aisée, non collante. Pour ma routine quotidienne, j’ai mixé deux lignes. Detox officinale pour le nettoyage ou démaquillage et la crème de protection quotidienne. Perfect Pisum pour un sérum éclat anti-taches. L’eau micellaire élimine facilement le maquillage léger que j’applique, y compris le liner ou le mascara.

L’eau micellaire Saeve presque naturelle… à 92%

Mon avis : La crème détox SPF30 ne blanchit pas la peau et ça, c’est un vrai point fort. Quant au sérum, sa texture fine pénètre rapidement dans la peau pour pouvoir appliquer facilement la crème après. Cerise sur le gâteau, de jolies illustrations ornent les packagings.
Et les prix proposés restent accessibles en pharmacie.
Eau micellaire détox en flacon 500 ml autour de 16€, la crème détox multi-défense autour de 25€ pour un tube de 40ml. Et enfin, le produit noble qu’est le sérum est vendu en stilligoutte version 30ml autour de 32€.
Plus de détail sur Saeve ici.

Perturbateurs endocriniens : démêler le vrai du faux en cosmétique

Voici un état des lieux des connaissances sur les perturbateurs endocriniens, nouveau fléau que l’homme a créé.  Cela touche notre alimentation, notre façon de jardiner, mais aussi les plastiques et les cosmétiques. Je vous propose de démêler le vrai du faux suite au colloque organisé par la Fondation Léa Nature dans les locaux de l’Assemblée Nationale. Un colloque réunissant politiques en la personne du député Olivier Falorni, de Delphine Batho, présidente de Génération Écologie, mais aussi scientifiques, médecins et juristes. Des témoignages d’agriculteurs et d’associations ont aussi donné un éclairage humain émouvant.

perturbateurs endocriniens

Connaissances scientifiques, réglementation et risques sur les perturbateurs endocriniens

Le plus médiatique des perturbateurs endocriniens est le Bisphénol A. Il a été interdit en 2015 en France. Et l’Europe s’est mobilisée  pour créer une définition des perturbateurs endocriniens en Juillet 2018. Késako ?  Ces substances peuvent perturber le système endocrinien ou hormonal. Un système de communication qui gère le métabolisme de notre corps et le développement. Il est donc très important pour la fécondation et le développement du foetus. Ce système est mille à 10 mille fois plus sensible que le système nerveux. En termes de toxicité, le système de communication endocrinien est dose-dépendant et temps-dépendant. Ainsi, lors du moment du développement du fœtus ou de l’adolescence, l’impact est beaucoup plus fort qu’à l’âge adulte . On estime qu’il existe plusieurs centaines de perturbateurs endocriniens dans les familles du bisphénol, des pesticides, des  phtalates, mais aussi de composants qu’on retrouve dans les cosmétiques américains comme le triclosan, le toluène, les parabens, les formaldéhydes…Les pesticides sont aujourd’hui en première ligne dans la visée des scientifiques et des médecins. Le Professeur Christophe Minier, écotoxicologue, et le Docteur Pierre-Michel Perinaud ont listé leurs effets suspectés sur la santé :

    • Troubles de la fertilité masculine et féminine,
    • puberté précoce,
    • cancers hormono-dépendants. Pathologie pluri factorielle. 
    • Perturbateurs de la thyroïde 
    • Effet sur le microbiote. 

Un tiers ou la moitié des pesticides ont une interférence sur ces pathologies. Et l’on suspecte un effet cocktail des pesticides…Nous sommes potentiellement en contact avec les perturbateurs par l’alimentation, par l’eau que nous buvons. Nous pouvons aussi être contaminé par les contenants, les vêtements.  Notamment les contenants plastiques avec perfluorés utilisés pour le chauffage des aliments. D’où la première interdiction du Bisphénol A pour les biberons.

Quid des pertubateurs endocriniens dans les cosmétiques ?

Selon la juriste qui intervenait à ce colloque, Natacha Cingotti, il n’y a pas aujourd’hui de critères scientifiques d’identification des perturbateurs endocriniens dans la réglementation européenne des cosmétiques avec des catégories. De plus, il est très difficile de mettre en œuvre des tests sur les cosmétiques. Donc aujourd’hui, ce que font de nombreuses marques bio ou engagées dans la clean beauty ou beauté green, c’est de retirer les ingrédients suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Ce qui est complexe, c’est que certains sont d’excellents conservateurs qui sont alors remplacés par d’autres souvent plus allergènes…
Vrai : Quoi qu’il en soit, la position de la FEBEA est claire : les produits cosmétiques européens ne contiennent pas de perturbateurs endocriniens avérés. L’objectif poursuivi par de nombreuses associations citoyennes est de diminuer l’exposition des populations aux perturbateurs endocriniens. Notamment face à la dangerosité des pesticides et des biocides.  C’est pourquoi les nouvelles applications mobiles telles que Yuka (cf article du blog) ou Clean Beauty qui décode les ingrédients jouent un rôle préventif intéressant. Elles poussent les industriels de la cosmétique à faire évoluer les formulations avant même que la réglementation ne change.
Sinon, parmi les perspectives à court terme, le dioxyde de titane va être interdit dans l’alimentation. Cet ingrédient est souvent utilisé en cosmétique dans les produits solaires pour son effet opacifiant faisant barrière aux UV. Mais pour autant, il n’existe pas de test sur cosmétique validant ou invalidant sa toxicité. Le phénoxyéthanol est aussi un conservateur dans le viseur des autorités, de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des associations. Avec un conseil de non-utilisation sur les fesses des bébés. Mon avis : les femmes enceintes ou les jeunes mères de bébé doivent rester très vigilantes sur ce sujet en privilégiant les cosmétiques bio certifiés par un label ou revendiquant le sans sans sans.  Pour limiter les risques d’exposition aux substances chimiques suspectés d’être des perturbateurs endocriniens..

Merci à Olivier Falorni, député invitant, et à la Fondation Léa Nature d’avoir organisé ce colloque très instructif. 

Après Rihanna, Victoria Beckham lance ses cosmétiques digitalement

Après le succès de Rihanna, Victoria Beckham se lance dans l’aventure cosmétique. Elle annonce le lancement de sa marque éponyme dans l’univers des soins visage et du parfum. Lancée en en partenariat avec Kendo – LVMH et Sephora, la gamme de maquillage Fenty de Rihanna a connu un très vif succès. Surfant sur les valeurs porteuses de diversité, elle s’est démarquée par son offre fond de teint extrêmement large. Fenty propose ainsi une quarantaine de nuances pour coller à toutes les carnations. De plus, pilotée depuis les États-unis, cette Beauty for All s’est développée à l’aide des réseaux sociaux sur lesquels Rihanna dispose d’une puissance de frappe sans égal, et sur le réseau mondial de Sephora. 

victoria beckham cosmetiques

Victoria Beckham capitalise sur son expérience commune avec Estée Lauder  

Forte de sa notoriété, elle avait déjà fait un premier pas dans le maquillage sous la houlette de la marque Estée Lauder. Cette collaboration avait pris la forme de deux collections maquillage successives en septembre 2016 et septembre 2017. Pour créer ces capsules, Victoria Beckham avait puisé son inspiration dans ses propres gestes, ses routines et ses voyages.

Séduite par la dimension scientifique des soins, elle s’entoure de Sarah Creal qu’elle a débauchée de chez Estée Lauder. Elle avait déjà travaillé directement avec elle sur les deux collections capsules de make-up. Cette fois-ci elle lui confie la présidence de la marque. Comme pour son business mode, elle est soutenue par le fonds Neo Investment Partners qui détient par ailleurs la marque de parfums londoniens Miller Harris. L’originalité de ce lancement réside dans son business model : une Digital Native Vertical Brand (DNVB). Les produits seront en effet en vente sur le site victoriabeckham.com à partir de cet automne.

Victoria Beckham capitalise aussi sur sa propre puissance sur les réseaux sociaux

Bien entendu, le lancement de ce projet a été annoncé sur les réseaux sociaux par Victoria Beckham elle-même. Sur Twitter comme toute information liée à l’actualité le 13 février dernier. « Je suis si contente (excited) d’annoncer le lancement de Victoria Beckham Beauty cette année » avec le hashtag #VBBeauty.

victorai beckham twitter

Sur Facebook, elle utilise le format vidéo live pour se confier. « À vrai dire, je suis en train de créer ma propre couleur, mais aussi ma propre ligne de crèmes de soin et un parfum ». D’ores et déjà, il est possible de s’inscrire à la Newsletter pour suivre les actualités de ce prochain lancement. La jeune marque pourra capitaliser sur les communautés de fans ou de followers de Victoria Beckham sur les réseaux sociaux : 24,5 millions sur Instagram, 3,1 millions sur Facebook. Une chaine sur YouTube a même été créée en amont pour délivrer conseils et tutoriels et constituer une communauté de beauty addicts. Quant à l’approche consommateurs, elle privilégiera l’approche globale de la beauté inside and out, une démarche très tendance.

victoria beckham youtube

Un même business model que pour les cosmétiques de son mari, David Beckham

Avec cette nouvelle initiative, la chanteuse et modeuse britannique rejoint son mari qui a créé une ligne de skincare et soins pour la barbe et les cheveux avec le groupe L’Oréal sous la marque House 99. Une aventure tout aussi digitale décrite dans ce post du blog. Et comparée au business model de Fenty beauty. 

Octobre rose: les cosmetiques Même dédiés aux femmes atteintes de cancer communiquent

Comme chaque année, octobre rose s’annonce et de nombreuses marques de cosmétiques s’y associent pour sensibiliser les femmes au cancer du sein : Estée Lauder, By Terry… Au-delà de la sensibilisation, la jeune startup cosmétique Même se consacre à la conception et à la vente de produits cosmétiques dédiés aux femmes atteintes de cancer.

octobre rose cancer

Octobre rose et Même : sensibilisation sur le cancer des femmes et les effets des traitements sur la peau

Une démarche originale et répondant à un besoin aigu car les femmes touchées par le cancer et ses traitements, subissent de nombreux effets secondaires cutanés : dessèchement, cuir chevelu irrité, ongles fragiles et cassants ou encore le syndrome main-pied. Depuis janvier, le groupe Pierre Fabre s’est engagé auprès de Même en signant un partenariat et en entrant dans le capital de la start-up. Disposant de davantage de moyens financiers, les deux jeunes fondatrices des soins et maquillage Même, Judith Levy et Juliette Couturier, lancent leur première campagne de communication sur les réseaux sociaux : Youtube, Facebook et Instagram. Une campagne qui sensibilise les femmes touchées par le cancer (sous traitement ou post-traitement) à leurs effets secondaires. Tout en adoptant un ton positif et bienveillant, elle leur enjoint de cultiver leur féminité, car il a été prouvé que les soins cosmétiques et le maquillage participent de la thérapie anti-cancer et accélèrent le rétablissement. Ainsi, parce qu’ils boostent la confiance et l’estime de soi, ils rendent les femmes fragilisées par le cancer plus fortes (notamment le cancer du sein, premier cancer des femmes). Découvrir ci-dessous le film témoignage posté sur les réseaux sociaux.

Ainsi que le manifesto de la marque conçu par l’agence Magnetism avec un claim de solidarité « Même peine, Même envie, Même combat » et une signature empreinte d’amour « Même malade, je m’aime, on m’aime ! ».

Au-delà des aspects financiers, les équipes commerciales et les visiteurs médicaux de la marque Avène sont également chargés de faire connaître la jeune marque Même et ses 13 produits auprès des professionnels de la santé et de la pharmacie. Tout en soulignant les effets néfastes des traitement comme la chimio ou la radiothérapie sur la peau.

cosmetique meme avene

Vous pourriez aimer lire l’avis sur ces produits de soin et maquillage Même dans l’article que je lui ai consacré sur le blog. Des soins naturels et dotés d’ingrédients à l’efficacité et à l’innocuité reconnues. Des formules testées cliniquement auprès de femmes concernées par le cancer à l’hôpital. Pour ma part, je recommande les vernis Meme, boosters de moral et de féminité. 

Maquillage homme: Chanel lance Boy en avant-première en Corée

Pleine d’audace, la maison Chanel lance sa première ligne de maquillage homme, au nom de Boy, l’amant de Gabrielle Chanel. Un lancement effectué en avant-première en Corée que j’ai pu observer. Les abribus de la capitale coréenne étaient ornés de l’affiche publicitaire présentant son égérie, l’acteur Lee Dong Wook et la courte ligne de maquillage.

maquillage homme

Nouveau segment: le maquillage homme surfe sur 2 tendances

Après la progression continue des soins visage pour homme dans le monde, le maquillage séduit désormais à la fois les métrosexuels asiatiques (Corée en tête) et les transgenres à l’ère des réseaux sociaux, des diktats de l’image et de la mise en scène de soi. La Corée du Sud se distingue par la sophistication des routines soin et maquillage que ce soit pour les femmes (8 produits de soin appliqués) ou pour les hommes. C’est le premier pays au monde en matière de consommation de cosmétiques pour homme et les hommes coréens se protègent en permanence du soleil avec des soins adaptés et en se couvrant le corps. Impossible de croiser dans la rue, sur un terrain de golf ou à la montagne des hommes en bermuda, ils portent tous un pantalon. De plus, la société coréenne mise sur l’apparence, la chirurgie esthétique et les publicités ou la K-pop donnent à voir des hommes extrêmement soignés, ongles manucurés, peau et sourcils parfaits. Tel Lee Dong Wook.

Quant aux cheveux, nombreux sont ceux qui les colorent, non seulement pour cacher les cheveux blancs, mais aussi pour se distinguer avec des mèches, des effets dégradés. Et pas seulement les jeunes trendsetters. Les pères de famille, d’adolescents notamment. La nouvelle étape, c’est le maquillage homme avec l’usage du fond de teint pour donner à voir une peau sans imperfections, un teint uniforme et mat. Cela étant, pour avoir sillonné les 2 quartiers phares de la beauté à Séoul, Myeong dong et Garosugil qui regorgent de boutiques de marques cosmétiques coréennes, j’ai rencontré avant tout des femmes. Je suppute que les hommes coréens privilégient l’achat sur mobile pour leurs cosmétiques.

Chanel privilégie l’offre maquillage au soin pour les hommes

À l’opposé des marques sélectives que sont Dior, Lancôme et Clinique, la maison Chanel a décidé d’investir le segment du maquillage homme, plutôt que les soins visage au niveau international. En effet, la ligne de maquillage Boy a été présentée à la presse en août pour un lancement en septembre à Séoul, puis sur le site marchand international en novembre avant de le commercialiser en boutique en janvier 2019. Une ligne courte de 3 produits : un fond de teint, un baume lèvres et un stylo sourcils présentés dans un packaging sobre et élégant de couleur bleu nuit. Pour Chanel, efficacité rime avec imperceptibilité et longue durée. Pour donner pleine confiance aux hommes. La sémantique utilisée par la marque préserve la masculinité. Ainsi, le nom des teintes de fond de teint sont Light, medium light, medium, medium plus, light deep. Nombreuses et adaptées à chaque marché, elles permettent de coller à la carnation pour rester indétectables. Quant aux appellations produits, elles sont pragmatiques et rassurantes. Les textures ont été spécialement étudiées pour rester indécelables : fluide teinté mat pour le Teint, baume lèvres sans effet brillance et stylo sourcils waterproof pour ne pas couler.

baume levres chanel

Avis: Pour ma part, j’ai été bluffée par la texture du baume lèvres qui n’apporte ni matière ni brillance tout en hydratant efficacement. Le fond de teint que j’ai fait tester par un homme, s’applique facilement et rapidement, laissant un fini mat et une protection UV SPF25. Seul bémol : il peut se révéler pas assez hydratant par temps froid et sec. Boy est en vente sur les stands Chanel dans 16 department stores et dans 2 boutiques spécialisés pour hommes : Herr & San Francisco Market entre 45000 et 95000 wons (environ 45$ et 95$). Et pour finir, quelques images de la mise en scène en grands magasins (Lotte department store).

stand chanel Lotte

pos chanel boy

La marque Chanel bouscule les codes avec ce lancement masculin au même titre que sa campagne publicitaire dans le métro début septembre à Paris où elle mise sur la littérature (décodage ici).

K beauty : L’Oréal, LVMH, Unilever rachètent les jeunes marques cosmétiques coréennes

Après avoir séduit les clientes en Asie, la K beauty ou beauté coréenne attise les convoitises des grands groupes comme L’Oréal, LVMH ou Unilever. Parce que ces jeunes marques surfent sur les tendances beauté du moment auprès des millennials: fun, business model basé sur les réseaux sociaux et les blogs, produits aux multiples promesses. Voici les récentes acquisitions ou prises de participations en Corée.

La fondatrice de Sytlenanda, Kim So-Hee

Icone de la K beauty, la marque accessible de maquillage 3CE de la blogueuse Style Nanda est rachetée par L’Oréal.

C’est le Glossier coréen, avec le rose en couleur dominante, mais également un même business model. Fondée en  2004, cette marque branchée de mode et de cosmétiques est l’oeuvre de la blogueuse Kim So-Hee.

k beauty

Basée à Séoul, elle a débuté par la mode lifestyle. Son site est désigné comme le site de mode le plus popualire de Corée en 2006. En 2008, elle crée avec succès la marque de maquillage et de soin 3CE qui connait un succès fulgurant. Le maquillage cool et accessible représente désormais 70% de l’activité et c’est ce qui a intéressé L’Oréal. Acquise à 100%, Nanda Co réalise un chiffre d’affaires de 127 millions d’euros en 2017 et emploie plus de 400 personnes en Asie.

Ses marchés clés sont la Corée et le Japon depuis 2010, mais elle progresse très fortement en Chine et en Asie du Sud-Est. Pays où l’influence de la K beauty est maximale auprès des millennials. La marque cosmétique 3CE et Style Nanda sont vendues en ligne bien sûr, mais aussi en grands magasins, magasins spécialisés et duty frees. Pour avoir un contact direct avec ses clientes, la société possède également des flagships comme Stylenanda Hong-dae en Corée ou sur l’artère commerciale phare de Tokyo, Harajuku, et autres lieux d’expérience tel l’hôtel Myeong Dong Pink ou le cinéma Garosi-gil 3CE qui permettent à la marque de se théatraliser.

Stylenanda flagship Seoul

Pour donner plus de visibilité à ces flagships sur internet, la marque invite les groupes connus de la K-pop – iKon, Teen Top  – à y tourner leurs clips video. C’est donc tout un concept lifestyle qui fait le succès de Stylenanda aux côté des produits de maquillage et de soin 3CE. Une approche originale qui dessine les tendances du retail de demain. Avec notamment un e-shop où la mise en scène des produits correspond à celle d’un blog coréen.

Les acquisitions ou participations récentes dans la K beauty d’Unilever et LVMH

En septembre dernier, Unilever a acheté le fabricant de cosmétiques coréen Carver (AHC) pour 2,2 milliards d’euros. De son côté, le groupe LVMH a investi dans Clio Cosmetics en 2016 et Sephora assure la distribution exclusive en Europe de plusieurs marques coréennes (Tony Moly, Belif, Too cool for school…). Quant au groupe américain Estée Lauder, il a joué la carte de la participations minoritaires dans des marques coréennes comme Dr. Jart+ (en vente chez Sephora et ouverture d’un pop-up store rue Bachaumont à Paris) ou DTRT.

Enfin, la marque franco-coréenne Erborian (à l’honneur dans ce post du blog) puise son inspiration dans les plantes issues des médecines traditionnelles coréennes comme dans les bestsellers locaux (BB cream, sleeping mask…). Depuis 2012, elle a été rachetée par le groupe L’Occitane.