Propre pour les océans, le lait solaire bio des Laboratoires de Biarritz

Préserver les océans tout en protégeant sa peau du soleil, pas si simple en raison de nombreux filtres solaires incriminés et des ingrédients peu dégradables qui menacent l’écosystème des océans et des massifs coralliens. En pointe sur le sujet, la navigatrice française Maud Fontenoy et sa Fondation, explique dans un livret pour les collèges le rôle du corail et les menaces qui pèsent sur lui. Chaque année, plus de 25.000 tonnes de crème solaire se diffusent dans les océans, contribuant à la destruction massive des récifs coralliens et de la faune marine. Elles constituent une menace supplémentaire, après le réchauffement de l’eau de mer.

protection solaire oceans

 

La formulation complexe des crèmes solaires et son impact sur la peau et les océans

Pour protéger la peau des effets nocifs des rayons UV, les cosméticiens disposent de différents types de filtres solaires : chimiques versus minéraux, hydrosolubles ou liposolubles.

Les filtres organiques ou chimiques absorbent les rayons du soleil. Ils se présentent sous forme huileuse qui pénètrent dans la peau lors de l’application, puis flottent en partie à la surface de l’eau lors des baignades. Ces filtres solaires chimiques empêchent les coraux de capter la lumière du soleil en se répandant sur la surface du lagon. Ils peuvent également favoriser la prolifération de bactéries qui rendent le corail malade. Les filtres minéraux sont les seuls autorisés en certification Bio. Ils n’ont pas d’action absorbante mails ils réfléchissent les rayons UV. Ils se présentent sous forme de poudre minérale (comme le talc) et laissent un film blanc à la surface de la peau qui grise le teint. De plus, ils se retrouvent au fond des océans où ils sédimentent. Les plus courants sont le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc

Les filtres solaires incriminés ou suspectés de nuire aux coraux

L’octocrylène, filtre solaire organique, composant de nombreuses crèmes solaires, est aujourd’hui mis en cause par le CNRS Il est de plus potentiellement allergisant. L’octocrylène est très fréquemment utilisé dans l’élaboration des filtres solaires, avec une composition assez importante de l’ordre de 10%. En effectuant un test sur l’espèce corallienne Pocillopora damicornis*, l’équipe de Banyuls-sur-Mer a fait deux importantes découvertes. D’une part, l’octocrylène se « dissimule » et s’accumule dans le corail en étant transformé en dérivés d’acides gras, composés qui, jusqu’alors, n’avaient pas été détectés par les scientifiques. En second lieu, l’analyse a démontré la toxicité de l’octocrylène, affectant les fonctions vitales des cellules des coraux ainsi exposés. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue scientifique Analytical chemistry, le 5 décembre 2018.
L’oxybenzone est également dans le collimateur suite à plusieurs études : celle du Professeur Danovaro (Faculté des Sciences de l’Université Polytechnique des Marches à Ancône en Italie – 2008) dans les océans Atlantique, Indien et Pacifique, dans la mer Rouge le met en cause dans la destruction de microalgues indispensable au développement du corail. En 2015, une étude américaine effectuée à Hawaï confirme que l’oxybenzone provoque le blanchissement des coraux. L’oxybenzone sera interdit dans les produits solaires à Hawaï en 2021. 

Pourquoi les coraux blanchissent ?

Le réchauffement de l’eau de mer ou certains produits chimiques perturbent la photosynthèse des algues. Elles ne peuvent plus alors produire le sucre dont le corail a besoin pour se nourrir. Progressivement, le blanchissement des coraux s’installe.

Face à un consommateur averti et soucieux de la préservation de la planète, ces considérations environnementales commencent à peser dans les choix des achats, elles sont le fondement même de la création des Laboratoires de Biarritz, il y a plus de 10 ans déjà. En voulant créer des soins solaires qui soient aussi efficaces que sans danger pour l’océan, les Laboratoires de Biarritz ont intégré cet objectif dans le choix de leur formulation produit. Leur gamme solaire Alga Maris, adaptée à toute la famille se décline du SPF30 au SPF50+, en crème, lotion, spray ou stick. Son nom est tirée de l’algue rouge du Pays Basque, ingrédient antioxydant phare de ces produits solaires bio, labellisés ECOCERT Greenlife® et COSMOS ORGANIC.

Pour ma part, j’ai acheté le lait solaire SPF50 qui a l’avantage de s’utiliser à la fois sur le visage et sur le corps en pharmacie. Ce produit hybride s’appuie sur une texture fluide qui s’étale facilement. Mon avis : Son principal inconvénient est aussi un avantage : il laisse un film blanc sur la peau et permet ainsi de vérifier si toute la peau est bien protégée. Si vous l’appliquez sur le visage pour une protection en ville, je vous conseille de le mélanger avec un soin fluide pour mieux l’étaler et éviter le fait qu’il puisse donner un teint gris. En revanche, si c’est pour une utilisation sur la plage ou à la montagne, mieux vaut l’appliquer seul, 20 minutes avant l’exposition au soleil et surtout 20 minutes avant la baignade pour éviter que la crème solaire ne se dépose à la surface de l’eau. À renouveler toutes les deux heures. Ce que j’aime : Le flacon airless pour minimiser les conservateurs, a la taille pratique : 100ml. Les formules sont biodégradables, une mention importante à checker lors de l’achat. De plus, une étude indépendante commanditée par cette marque cosmétique ecoresponsable démontre l’absence de dangerosité sur les coraux de la gamme.

Autre marque vendue en pharmacie et parapharmacie, Avène privilégie pour ses crèmes solaires les ingrédients biodégradables et exclut les filtres hydrosolubles pour ne pas être assimilés par les organismes vivants dans les océans. Le débat sur les filtres solaires risque de s’inscrire au coeur de la communication de nombreuses marques le 8 juin, journée mondiale des océans.
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