Vitrine internationale pour l’Occitane et sa politique biodiversité: le congrès mondial de la nature

Le congrès mondial de la nature qui se tient actuellement à Marseille offre une vitrine extraordinaire au groupe L’Occitane. Ce dernier a ainsi pu communiquer auprès du grand public comme des acteurs politiques de 160 pays sa vision du développement durable. Son programme d’action pour préserver la nature et en faveur de la biodiversité a bénéficié d’une tribune exceptionnelle.

vitrine loccitane nature

Moins visible que le climat, la biodiversité est au coeur du congrès de Marseille

Le congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature UICN a été inauguré par Emmanuel Macron le 3 septembre 2021. Organisé tous les quatre ans, il rassemble à la fois des acteurs publics, des ONG et des entreprises avec pour objectif de faire avancer la préservation de la biodiversité. Il dresse des priorités mondiales de la protection de la nature. Exemples concrets, la protection des espèces menacées et des forêts primaires… Le président Emmanuel Macron a mis l’accent sur la préservation des mers et des océans. Ce congrès est à la fois une vitrine et un forum pour sensibiliser le grand public au déclin de la biodiversité et des écosystèmes (forêts, océans, littoraux). Il permet aux acteurs économiques de partager leur plan d’action, comme ce fur le cas pour le groupe cosmétique L’Occitane.

produits loccitane

L’Occitane puisant son ADN dans la nature a communiqué ses axes stratégiques à cette vitrine écologique.

Fils du CEO de L’Occitane, Adrien Geiger a mis en perspective la politique biodiversité dont il a la charge. « La crise actuelle confirme plus que jamais le besoin d’engagement des entreprises. Si la biodiversité a toujours été pour nous source d’innovation et d’inspiration, la collaboration et le partage d’expériences nous permettra de l’intégrer encore davantage à nos décisions et à nos activités. Nous agissons par conviction, mais pas seulement car prendre soin de la biodiversité, c’est prendre soin de nos matières premières et donc de notre business ». Pour l’Occitane comme pour l’ensemble des fabricants de cosmétiques, l’enjeu se situe avant tout dans l’approvisionnement des matières premières végétales et dans les emballages. Autour de 4 axes :
– Éviter, autant que possible, que toutes ses matières premières végétales proviennent de cultures à impact négatif sur la biodiversité

– Réduire son impact sur l’écosystème de ses activités directes : empreinte eau de ses usines de Manosque et de Lagorce, transformation à terme de l’outil de production en usine sèche, lutte contre la pollution plastique et la réduction des déchets dans la conception des produits: matériaux recyclés, allègement des emballages, développement des recharges et de la vente en vrac …
– Restaurer et régénérer, la priorité est donnée aux pratiques d’agriculture régénératrice (beurre de karité au Burkina, immortelle en Corse, lavande en Provence…) et aux projets de reforestation (amandiers puisque l’un des bestsellers de la marque L’Occitane est la collection Amande)
– Transformer en incitant ses employés, ses fournisseurs à s’engager dans la transition écologique. Et en nouant des partenariats avec des ONG. À l’instar de OP2B – One Planet Business for Biodiversity, Ellen McArthur Foundation, Global Shea Alliance, RE100, Association for Sustainable Derivatives, Responsible Beauty Initiative, UEBT, France Amande.
Très concrètement, L’Occitane cherche à être certifié B Corp d’ici 2023.

Autre marque de luxe à avoir fortement communiqué par le passé sur les espèces menacées, la marque Lacoste et sa campagne Save our species décrite dans cet article du blog. La marque de sportswear chic a en effet signé un partenariat avec l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Une partie des fonds récoltés est allouée à lUICN, organisateur du congrès.

Carrefour et les légumes « interdits » : coup de pub ou engagement ?

Primé à Cannes, le combat de Carrefour pour les légumes « interdits » rejoint les préoccupations des consommateurs : engagement sociétal, défense de l’environnement et de l’agriculture biologique. Après les légumes moches d’Intermarché, la campagne de pub réalisée par l’agence Marcel pour le compte de Carrefour, nommée Le marché interdit vient de recevoir plusieurs Lion d’or dans les catégories Health & Wellness (Santé et Bien-être), Brand experience, Direct et Développement durable. Cette information vient à point nommé alors que Carrefour est attaqué sur son plan de fermeture de magasins et sur le package retraite de son précédent PDG, Georges Plassat. Décodons cette opération de communication.

semences

Carrefour soutient la biodiversité en vendant des légumes issus de semences interdites : coup de pub ?

À l’automne dernier, Carrefour mettait en place dans son offre Bio le marché interdit autour de légumes rares tels le haricot coco du Trégor, l’oignon rose d’Armorique, l’artichaut Camus du Léon… Des variétés produites à partir de semences paysannes interdites à la vente par deux collectifs de paysans bretons. Alors oui, Carrefour et son agence Marcel, jouent sur les mots puisque ces légumes et fruits ne sont pas interdits à la vente, mais leurs semences paysannes oui. Des semences qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel, mais des semences que les agriculteurs bio génèrent et utilisent pour leurs propres cultures. Des semences intéressantes car elles s’adaptent au climat, au terroir local. Donc pas vraiment du greenwashing….

Carrefour

Mais en même temps, cette opération souligne l’engagement sur 5 ans de Carrefour avec ces producteurs de Bretagne en circuit court tout en défendant la biodiversité. Le consommateur de Bretagne et d’Ile de France est également gagnant car il accède ainsi dans les rayons Bio de Carrefour à de nouvelles variétés produites localement, fort goûtues. Dans la réalité, l’enseigne Carrefour n’est pas la première à oeuvrer dans ce sens. Biocoop a ainsi depuis plusieurs années un partenariat avec le Réseau semences paysannes mais il ne communique pas clairement dessus.

pub Carrefour

À l’inverse, l’enseigne de la grande distribution cherche à faire évoluer la législation et à permettre aux producteurs de légumes et de fruits d’échanger librement leurs semences paysannes, comme l’avait déjà souligné le Grenelle de l’Environnement. La campagne de Carrefour s’est orchestrée autour d’une campagne d’affichage, de films et d’images sur les réseaux sociaux. Et une campagne Corporate auprès des media pour relayer l’information vers le grand public. Point d’orgue, une pétition pour faire évoluer la législation est mise en ligne sur change.org et le site de l’enseigne. pétition

Une campagne #marchéinterdit qui a porté ses fruits puisque la loi vient tout juste de changer en avril 2018 ! Au final, les agences françaises récoltent au Festival de la pub à Cannes plus d’une soixantaine de Lions après 3 jour de cpmpétition. L’agence BETC se place en tête avec 14 statuettes dont 9 pour la campagne Lacoste Save the species décodée dans ce post du blog.
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