Artisans de mode mis à l’honneur au salon Made in France

Le salon Made in France de septembre a réuni artisans et professionnels de la mode. Des artisans qui exposaient leur savoir-faire français à même de séduire les marques qui s’engagent dans le made in France. Pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs que la crise liée au Covid ont accentué. À cette occasion, très admirative de leur travail, j’ai pu interviewé deux artisans : le brodeur Leveaux, ennoblisseur pour de nombreuses maisons et Séverina Lartigue, la créatrice experte de fleurs de soie, qui bénéficie du statut d’EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant).

artisans broderies levaux

L’ennoblissement, l’un des métiers phares des artisans français de la mode

L’ennoblissement est un métier historique dont le savoir-faire se perpétue dans des entreprises artisanales familiales. Parangon de cette expertise, les broderies Leveaux sont nées dans le Cambresis en 1937. Cette manufacture familiale s’est transmise de père en fils et c’est aujourd’hui la 4ème génération qui est aux commandes. Des artisans français qui maîtrisent toute la chaine de valeur puisque la maison achète le fil et les supports, que ce soit du tulle, du coton, de la maille ou du lin. Une expertise pointue qui lui permet de broder également sur du papier ou du métal ! Elle réalise ses propres dessins en co-création avec les donneurs d’ordre. Les broderies Leveaux travaillent des pièces uniques pour la haute-couture et des petites séries pour l’hôtellerie haut de gamme et le prêt-à-porter. Ses autres clients sont les marques de linge de maison (Descamps) ou de lingerie, intéressées par leur dentelle. Elle compte de nombreux clients à l’étranger, essentiellement en Europe et son chiffre d’affaires à l’export pèse pour 80%. Pour l’ameublement des hôtels, elle travaille directement en co-création avec les architectes d’intérieur.

artisanat made in france broderie

Comment cette affaire artisanale s’est-elle adaptée au confinement ?

Son jeune directeur, Benjamin Potencier, a décidé de ne fermer qu’une semaine en début de confinement. Très vite, il a entendu la demande pour les masques en tissu et a adapté son atelier, ses machines et le travail de ses ouvrières. Deux semaines après, il livrait les premiers masques. Des masques réquisitionnés par l’État. La secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher est même venue visiter les broderies Leveaux, à Walincourt-Selvigny, en avril dernier pour la production de ces masques certifiés made in France.

production masques made in France

Et demain, quel futur pour la manufacture de broderie ?

À l’avenir, me confie Benjamin Potencier, les cycles seront de plus en plus courts. C’est la fin des grandes séries qui génèrent des surstocks et des soldes). On va assister à des rotations rapides et les artisans français seront mobilisés pour travailler sur les dessins les plus complexes justifiant leur savoir-faire et sur toutes les matières.

Emblématique de l’artisanat français, la créatrice Séverina Lartigue fabrique des fleurs pour la haute couture

Lors du Salon Made in France (compte-rendu dans cet article du blog), j’ai pu observer le travail de cette créatrice qui allie savoir-faire et créativité. J’ai été séduite par sa démarche d’upcycling et sa capacité à transformer des matériaux usagés en véritables pièces d’art. Je vous expliquerai sa démarche dans un prochain article

Savoir-faire Hermès : des artisans face au public, expo à Paris

Dans cette belle halle rénovée du Carreau du Temple, la Maison Hermès donne à voir au public parisien ses savoir-faire. Chacun des dix métiers Hermès est ici représenté au travers d’artisans qui montrent leur savoir-faire. Ils  dialoguent avec le public de l’exposition autour de leur passion et de leur métier. Entre secrets de fabrication et expérience, chacun transmet un peu de son métier et son amour pour les matières nobles : le cuir, la soie, la porcelaine, le métal, le verre. Vous verrez alors chaque objet de la maison de luxe sous un autre angle : sacs, gants et selles, carrés de soie et cravates, montres et bijoux, art de la table.

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Les savoir-faire Hermès exposés au Carreau du temple

Vous vous attarderez sur l’importance de la main et la maîtrise du geste. Les outils de ces artisans sont également valorisés :  

  • la griffe à roulette du sellier, elle trace sur le cuir les emplacements où il devra être percé pour réaliser la couture
  • la griffe du maroquinier pour la couture du cuir  d’un mythique sac Kelly
  • la forme à gant du gantier. En carton, elle sert comme gabarit de coupe
  • le poids presse pour le confectionneur de cravates, il maintient la cravate en tension pour réaliser avec précision toutes les opérations de montage, pliage et couture à la main
  • le stylet numérique pour le graveur de soie, aux multiples usages sur la tablette graphique
  • la racle d’impression pour l’imprimeur sur soie; à l’aide de cette racle, il dépose la couleur sur le cadre, puis repasse pour assurer une impression dense et précise de chaque couleur
  • l’aiguille pour la roulotteuse qui assure avec dextérité la finition de tous les carrés à l’aide d’un fil de soie,
  • le couteau à palette pour le peintre sur porcelaine, il l’utilise pour écraser les pigments, les mêler et lisser le mélange pour garantir une couleur homogène
  • le tournevis de l’horloger pour assembler le mouvement de la montre, 
  • la scie bocfil pour le sertisseur de bijoux. Elle permet de chantourner ou découper le métal
  • et enfin le ciseau du verrier pour couper, ouvrir, évaser la pièce de cristal à chaud.

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Côté digital et innovation technologique, une immersion 360° à l’aide d’un casque de réalité augmentée permet de découvrir le métier des artisans verriers de la Cristallerie Saint Louis qui appartient au groupe Hermès depuis 1989.

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Belle démonstration de savoir-faire, mais aussi de magnifiques pièces de cuir que vous pouvez touchez, sentir…
Si aujourd’hui les maisons de luxe aiment à donner à voir leurs artisans et leurs savoir-faire comme ici ou dans les Journées Particulières de LVMH, c’est qu’ils constituent l’essence même du luxe. Ils assurent sa pérennité et sa désirabilité. Or, en cette période bouleversée pour le luxe, c’est un geste de communication de grande importance qui consolide l’image de la maison de luxe.

©agencefredericflanquart
©agencefredericflanquart

Exposition Hermès hors les murs au Carreau du Temple.
Entrée libre – 4, rue Eugène-Spuller, 75003 Paris
Cette exposition se tient du 18 au 26 novembre de 11 heures à 20 heures.
Nocturne le 24 et fermeture le 26 à 17 heures
Un hashtag pour fédérer toutes les conversations #HermesArtisan et de la communication presse, affichage et sur les réseaux sociaux.

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Filière de l’excellence, le cuir se donne à voir

Véritable invitation au voyage dans l’univers du cuir, le film réalisé par le Conseil National du cuir met en avant le savoir-faire français et la passion qui anime les 70 000 personnes au service de la filière. Les images tournées pour cette vidéo de 5 minutes sont fascinantes de beauté, d’authenticité.

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Au travers de gros plans sur les mains des artisans, sur leurs gestes experts et sur les machines traditionnelles (cuves rotatives en bois) et celles d’aujourd’hui qui les accompagnent, elles illustrent le savoir-faire tricolore et les différentes étapes qui scandent la vie du cuir.

foulons : cuves rotatives en bois utilisées pour le tannage
foulons : cuves rotatives en bois utilisées pour le tannage

De son traitement au produit de luxe ou quotidien final que ce soit des gants, des chaussures, de la bagagerie ou de la maroquinerie, ou même des vêtements. Des images léchées que ne renieraient pas les maisons de luxe qui ont participé à l’aventure telles Longchamp ou le gantier Agnelle, des maisons qui existent depuis respectivement 1948 et 1937.

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Des images  des spécialistes de cette filière cuir tels la mégisserie Lauret ou les Tanneries Pechdo aux ateliers de teintures et de sèche spectaculaires. Des images qui mettent l’accent sur les différentes façons de traiter cette matière noble, de la sculpter, le travail à façon, le cousu main et les valeurs de ces professions : tradition, qualité, précision. Découvrir le film ci-dessous.

on Vimeo.

La filière compte 8000 entreprises en France, elle réalise un chiffre d’affaires de 13 milliards. Elle joue un rôle important dans notre balance commerciale puisque la France se positionne comme le 3ème exportateur mondial d’article de maroquinerie. Au-delà des chiffres, ces artisans de luxe ont à coeur de transmettre leur savoir-faire pour que se perpétuent ces gestes séculaires, ses méthodes cousu main tout en y injectant une dose de modernité. Pour que la France puisse rester la championne des métiers d’art.

Chine & Japon, décodage croisé culture et sociologie par Martine Le Herpeur

Vendredi dernier, Martine Le Herpeur, grande prêtresse des tendances, organisait une conférence passionnante autour des influences croisées de la Chine et du Japon. Analyse fine des cultures et sociologies comparées émaillée d’expériences et d’anecdotes qu’elle a partagées avec nous. Des clés pour mieux comprendre ces 2 pays aux liens historiques mais aux différences si extrêmes. Des pays clés dans l’univers beauté, la Chine étant le marché en plus forte progression, le Japon étant le plus sophistiqué avec le panier d’achat le plus élevé au monde et toujours source d’initiatives innovantes (voir mon dernier post sur Shiseido Ultimune, ou le premier soin qui booste le système immunitaire cutané).

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Des contrastes géographiques et historiques sous-tendent la culture et la sociologie de la Chine et du Japon.

L’Empire du Milieu, se considérant comme le centre de la civilisation et par extension le centre du monde, est un espace sans limite tandis que le Pays du Soleil Levant qui en tire sa fierté (force Nihon, lieu d’origine du soleil) s’est construit sur une insularité exigüe, 6852 îles le composent. La fleur emblématique de la Chine est la pivoine luxuriante, synonyme de richesse, celle du Japon est le chrysanthème qui s’orne de 16 précieux pétales, c’est la fleur sacrée de l’empereur. A la profusion chinoise, à l’apparence d’un désordre permanent, s’oppose dans l’iconographie comme dans la société la précision extrême japonaise, voire le dépouillement que l’on retrouve dans le design et la mode. L’organisation de la société est diamétralement opposée, la société chinoise est horizontale depuis la Révolution Culturelle, le statut est donné par l’argent et le travail. La société nippone est toujours verticale, un héritage du Moyen Age. 90%% de la société est composée de la classe moyenne, l’ordre et la hiérarchie, l’héritage des ancêtres prédominent, le langage est codifié, le Japon est encore aujourd’hui un pays de castes, fait d’obligations.
Concernant l‘image du luxe au Japon, deux courants dominent historiquement, le luxe dépouillé du XVème sicle, le luxe des samouraïs, l’esthétique des arts martiaux, la purification du luxe versus le luxe des marchands à la fin de la période Edo au XVIIIème siècle qui s’oppose au faste de la cour japonaise, un luxe discret, caché – la gamme des 60 bruns et des 40 gris. Tous deux ont construit l’esthétique japonaise. L’argent ne représente pas les mêmes valeurs entre la Chine et le Japon. Il est roi en Chine, porteur de statut social, source de corruption. En revanche, au Japon, l’argent n’est pas une valeur en soi, ni ostentatoire, il est fluide et permet de se situer dans la hiérarchie sociale. Le Japon représente encore aujourd’hui 9% du marché du luxe, devant la Chine. On oppose le luxe de l’immédiat en Chine au luxe de l’éternité au Japon, il se situe davantage dans les objets précieux autour de  cérémonials comme la cérémonie du thé, dans l’artisanat d’art que dans les vêtements. Le Japon qui affiche une croissance de 2% cette année (source Bain) représente aujourd’hui encore 9% de la consommation du luxe, devant la Chine (en recul conjoncturel). Le Bon Marché a organisé en septembre-octobre une exposition Japon rive gauche mettant en avant toute l’esthétique japonaise au travers de la mode, de l’artisanat et de l’architecture avec un focus sur Tadao Ando et l’île de Naoshima, une merveille d’architecture. Cette exposition, je l’ai partagée avec vous dans cet article du blog, le Bon Marché à l’heure du Japon, shopping et culture . Voir également ce film.

Au final, un jeu de miroirs passionnant  entre Chine et Japon avec une accélération marquée en Chine où les jeunes générations revoient leurs codes de consommation, certains étant davantage à la recherche de marques chinoises (comme la fashion designer Ma Ke avec ses labels Exception et Wuyong) et du designed by China ainsi que de marques plus discrètes comme Hermès ou Marni. Hermès ne s’y est d’ailleurs pas trompé en investissant dans la marque chinoise haut de gamme Shang Xia – prêt-à-porter, mobilier et arts de la table s’inspirant de l’artisanat traditionnel chinois- et son nouveau flagship de 3 étages à Shangai. Une marque à découvrir rue de Sèvres, quasiment en face du magasin Hermès, pour ses matières laine, cachemire sublimes.

Flagship de la marque chinoise Shang Xia à Shangai, confié à l'architecte japonais Kengo Kuma
Flagship de la marque chinoise Shang Xia à Shangai, confié à l’architecte japonais Kengo Kuma

Soins traditionnels du Japon Makanai invités au Bon Marché

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A l’occasion de l’exposition évènement Japon Rive gauche au Bon Marché, j’ai découvert la marque de soins cosmétiques Makanai et ai interviewé sa fondatrice, Mme Mayumi Tachikawa. Une marque qui perpétue les fabrications artisanales à travers le Japon. Une exclusivité que le magasin Le Bon Marché starifie au sein de l’espace attribué à l’expo au deuxième étage, de ses vitrines et du catalogue. Une place d’honneur méritée pour l’originalité de la marque, pour sa mission, pour la qualité de ses soins et le raffinement de ses packagings.

Makamai, une belle histoire fascinante, clé de succès au Japon.

Au cours de son interview, Mme Tachikawa, femme emblématique pour sa disponibilité, son accueil et ses attentions, m’a conté cette histoire qui puise ses racines et son nom dans une tradition séculaire autour de l’usage de l’or pour le soin de la peau. En effet, les ouvrières japonaises d’un atelier de fabrique de feuilles d’or ou Makanai, ont conçu il y a plus d’un siècle des cosmétiques faits main pour protéger et entretenir leur peau à partir des ingrédients qu’elles trouvaient dans leur Makanai, notamment la poussière d’or.

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Le logo de la marque s’inspire de ces origines, mais aussi d’un symbole japonais fort, le lapin lunaire ou lapin de jade issu de la mythologie. Compagnon de la déesse Chang’e, la déesse de la lune,le lapin lui prépare un gâteau de riz. En l’occurrence, le lapin est ici représenté pilant des feuilles d’or et résume ainsi l’histoire de la marque. Un storytelling fascinant et tellement kawaï ! La marque Makanai possède ses propres boutiques au Japon (une dizaine à Tokyo, Osaka, Sendai…) et est également distribuée dans des cosmetics stores. C’est une première en France et en Europe pour la marque, un corner d’un mois et demi, qui a rencontré très vite son public, vu l’affluence.

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Un rituel de soins japonais à base d’extraits naturels, véritable secret de beauté

Elle propose une gamme très large de produits à base d’ingrédients naturels traditionnels japonais : Yuzu, camélia, thé vert, cerisier, mûrier blanc…Les packagings sont raffinés, étuis et étiquettes gauffrés, papiers nobles, enveloppés dans des tissus…Un raffinement auquel notre regard d’occidentales n’est pas habitué.

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Le rituel démarre par un nettoyage gommage de la peau à l’aide l’éponge Konjac que j’ai choisie au Yuzu et qui redonne une peau de bébé, suivi de l’application de la lotion Shirosubé pour réveiller la peau. Plongée dans l’eau, l’éponge gonfle rapidement et il faut la passer doucement en mouvements circulaires sur le visage pendant 1 minute. elle se garde 1 mois au réfrigérateur. Ce qui caractérise ces produits conçus pour le marché japonais, c’est l’absence de parfum qui se justifie par la pratique du layering, à savoir l’utilisation successive de 5 produits minimum, le lait ou la mousse nettoyante, la lotion, l’essence ou sérum, la crème hydratante et le soin anti-UV.

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J’ai également craqué pour le traitement proposé en sachet au thé vert, un sachet de son  dont l’usage ancestral était le bain familial. Il contient du thé vert et du mûrier blanc pour prévenir les taches (grande préoccupation des femmes japonaises) et aviver l’éclat. Sa durée d’utilisation est d’environ une semaine.

Produit star par excellence, le masque à la feuille d’or, le secret Makanai. Posé sur une peau préalablement humidifiée, il se fond de façon magique dans la peau pour illuminer le teint.

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Le kit découverte soon visage Makanai à droite

Pour découvrir, la marque Makanai, un rituel visage en format taille d’essai est proposé dans un pochon de tissu décoré du logo : le lait démaquillant, la lotion, l’huile de beauté à base de particules d’or et la crème hydratante pour le visage. Les best-sellers de la gamme sont les crèmes pour les mains « recette exquise » à la texture non collante.

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Pas moins de 5 variétés pour le best seller Makanai, la crème mains

 

Enfin pour ponctuer ce voyage au coeur des rituels et des traditions japonaises, j’ai craqué pour l’adorable mini poupée Kokeshi utilisée pour le massage des tsubos, ces points d’énergie que l’on peut stimuler ainsi soi-même. Selon la zone de pression, on utilise l’embout pointu (pour la main par exemple) ou l’embout rond, la tête, pour la nuque. Voici un shéma explicatif pour mieux comprendre. 

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Poupée Kokeshi pour le massage des tsubos et masque à la feuille d’or

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Mon conseil : déplacez-vous jusqu’au Bon marché pour découvrir cette marque authentiquement japonaise, ses rituels artisanaux et craquez pour l’un de ses produits, même si certains prix peuvent paraitre élevés. Cela s’explique par la réalité des prix du marché intérieur japonais et par le raffinement des packagings.

Dans un prochain article, je partagerai avec vous les autres marques japonaises invitées, notamment les soins de manucure Uka, les produits ludiques ou régressifs que j’y ai trouvés ainsi que les animations et ateliers proposés.

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Informations pratiques

Exposition Japon Rive Gauche au Bon marché jusqu’au 18 octobre. Deuxième étage.
Produits en vente également en e-commerce sur le site du Bon Marché : éponge konjac, 14€, lotion 100ml, 36€, masque feuilles d’or, 60€, kit découverte soin visage, 28€, crème pour les mains 24€.

La marque Makanai autour d’une sélection de produits de soin et de nettoyage est aussi vendue à la Maison du Japon au 101 bis quai Branly dans le XVème arrondissement et projette à terme de s’implanter sur le marché français.