Art de vivre, tout un art !

art de vivre Fiac

En ces temps troublés , nous avons tous besoin de réconfort.
Et bien voyez-vous, l’art peut sans aucun doute nous aider.
Selon certaines études, contempler un tableau, une sculpture ou toute oeuvre d’art agirait favorablement sur notre santé. Mais oui je vous l’assure, l’art est une mine de bienfaits…

Sur la silhouette :
Si vous voulez avoir les cuisses fuselées et les mollets bien galbés, chaussez vos baskets et rendez-vous au Louvre. Car pour admirer les 35 000 oeuvres, vous devrez parcourir au moins 14,5 kilomètres et monter 10 000 marches. Ce qui fait bien rire La Joconde Si, si, elle rit…intérieurement !

Sur la sociabilité :
Vous voulez développer votre réseau de connaissances ? Essayer cette méthode : asseyez-vous devant un grand, très grand tableau, de préférence abstrait et attendez…en très peu de temps qu’il n’en faut pour comprendre ce que vous avez devant les yeux, quelqu’un viendra s’asseoir à vos côtés et ne manquera pas d’engager la conversation pour partager avec vous ses impressions.

Sur les relations familiales :
Vous voulez éloigner un instant vos enfant ou votre compagnon des écrans ?
Une petite balade à Beaubourg et hop ! L’avantage de ce musée c’est l’Esplanade. Aves les Nanas colorées de Nicki De Saint Phalle qui projettent de l’eau et les cracheurs de feu, il y a de quoi passer une journée sans s’ennuyer loin des réseaux sociaux et autres tic toc si addictifs. Et si le soleil est de la partie, la bonne mine est garantie !

Sur l’alimentation :
Les buffets des vernissages peuvent être sources de découvertes gustatives étonnantes.
Verrines aux ingrédients mystérieux, bouchées exotiques et petits fours atypiques sont souvent l’assurance d’une exposition réussie. Et si vous n’aimez pas l’artiste, au moins vous n’aurez pas tout perdu…

Sur l’épanouissement personnel :
Vous avez toujours rêvé d’être une artiste ? Il n’est jamais trop tard.
Peinture, sculpture, poterie, chant, danse… Tout est possible et votre ville regorge sans aucun doute de petits ateliers et cours sympathiques pour vous lancer. Réveillez la flamme créatrice qui sommeille en vous. Et peu importe le résultat, l’important c’est de créer.

Sur notre humeur :
Voici quelques réflexions glanées ça et là dans dans des manifestations artistiques du dernier chic :
« J’adoooore les expositions ! Ça me donne l’occasion de porter mes tenues les plus extravagantes ! »
«  Je ne sais pas si j’aime, je ne sais pas si je déteste. Mais je sais que c’est très Instagram ! »
«  Si c’est moins de 100 000, c’est louche, j’achète pas »

Comme vous le voyez, l’art a toutes les vertus, il stimule notre corps, notre cerveau et rompt notre solitude.
Regardez comme les gens aiment sortir pour vivre ensemble une expérience artistique, au cinéma, au concert, au musée. Le goût de partager des moments de grâce, d’esprit et de talent est encore bien vivace et il faut y veiller.
Et faire l’effort de ressortir après une journée de travail est déjà une petite victoire sur soi-même et sur ce quotidien qui parfois nous pèse.

Alors oui ! Vive l’art sous toutes ses formes qui nous donne la forme !

Babette KOENIG

Parce qu’elle croque nos envies et nos états d’âme avec finesse, j’ai le plaisir d’accueillir sur mon blog les chroniques illustrées « Miss Beauty », des traits d’humeur pleins d’esprit.  Cette chronique dédiée à notre envie d’art tombe à point nommé à la veille de l’ouverture de la FIAC. Du 21 au 24 octobre, les œuvres contemporaines seront exposées dans plusieurs lieux emblématiques et prestigieux de Paris dont le Grand Palais éphémère sis dans le Champ de Mars. Le public pourra ainsi retrouver, dans le cadre de la FIAC Hors les Murs, plus d’une vingtaine de sculptures, d’installations et de créations au Jardin des Tuileries, une œuvre monumentale par Alexandre Calder intitulée Flying Dragon Place Vendôme. Plus de détail sur le site de la FIAC.
Ne manquez pas de lire sa précédente chronique
Rentrée nostalgie . Et de visiter son site pour découvrir ses nombreux talents.

[Art abstrait] Hans Hartung ou 60 ans de peinture exposés au Musée d’Art Moderne

Pour sa réouverture, le Musée d’Art Moderne de Paris expose une rétrospective magistrale du peintre Hans Hartung, pionnier de l’art abstrait. « La fabrique du geste », sous la houlette du commissaire Odile Burluraux, est une vaste exposition de trois cents oeuvres. Principalement des peintures de moyen et de grand formats, des photographies et des documents présentés dans un parcours thématique et chronologique retraçant les 60 ans de carrière de l’artiste.

art abstrait 1949
Hans Hartung – 1949

Soif de liberté pour Hans Hartung, pionnier de l’art abstrait

Il s’agit là de la première exposition majeure consacrée à Hans Hartung, un peintre abstrait d’origine allemande qui a vécu en France, depuis sa dernière grande rétrospective dans un musée français en 1969. Cette exposition transmet la soif de liberté et de création de cet artiste qui a traversé le XXème siècle (1904 -1989). Il a connu la montée du fascisme en Allemagne, la précarité de l’après-guerre en France, sans pour autant jamais cesser de peindre.

L’expo donne à voir la richesse des innovations techniques et l’évolution des outils utilisés pour ces oeuvres qui incarnent une modernité sans compromis, un art abstrait et conceptuel.  Le fil rouge de l’oeuvre artistique de Hans Hartung est l’utilisation du noir sur fond coloré, du geste calligraphique et de formes géométriques. Il déploiera de nombreuses techniques pour peindre malgré son handicap. En effet, il s’est engagé dans la Légion Étrangère pendant la seconde guerre mondiale. Blessé, il fut amputé d’une jambe et eut alors des difficultés à peindre de grands formats. Il recourt à la pratique du report et de la mise au carreau de certains pastels avec un agrandissement ultérieur sur toile. Après les années 60, il expérimente différents moyens de pulvérisation : l’aspirateur, l’aérosol, la tyrolienne, la sulfateuse à vigne, le pistolet à air comprimé. Ces instruments amplifient le geste et lui permettent plus de liberté pour renouveler son oeuvre prolifique.

Hartung 1937
Hans Hartung 1937

Maître de l’art abstrait du XXè siècle, Hans Hartung explore le noir et les couleurs fortes, la ligne et les formes

L’évolution de sa palette de couleurs reflète son état émotionnel et les courants de l’art tout comme les difficultés qu’il rencontre. Ainsi, les oeuvres de ses premières années donnent à voir des couleurs fluides, des fusains et des sanguines sur papier empreints de l’expressionnisme allemand et du cubisme. En 1937, une série de têtes inspirées de Guernica de Picasso incarne l’effroi de l’artiste face à la violence et à l’angoisse de tout perdre.

Hans Hartung acrylique
Hans Hartung – acrylique 1962

Dans les années 60, la gamme colorée se restreint à des tons froids et crus : le bleu, le vert turquoise clair, le jaune citron, le brun foncé presque noir. Il devient alors l’une des figures de l’abstraction lyrique. La décennie suivante,  l’influence du Pop-Art et du psychédélisme se traduit par des couleurs contrastées, vives, primaires sur fond noir.

abstraction Hans Hartung
Hans Hartung 1973

En France comme en Allemagne, son art abstrait est reconnu depuis la fin de la guerre. Il est présenté comme le chef de file d’une peinture gestuelle et émotionnelle. Ainsi, il confiait : « Il s’agit d’un état émotionnel qui me pousse à tracer, à créer certaines formes, afin d’essayer de transmettre et de provoquer une émotion semblable ».

expo Hans Hartung

dernieres toiles Hartung

Hans Hartung au Musée d’Art Moderne de Paris. La fabrique du geste.
Du 11 octobre 2019 au 1er mars 2020; Du mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne jusqu’à 22h le jeudi. Plus d’info sur le site du musée www.mam.paris.fr