Biodégradable: le pot de crème Akane est une innovation emballage verte

Engagée dans le développement durable et le bio, la jeune marque cosmétique Akane innove avec un pot de crème biodégradable. Ce packaging est plus respectueux de la planète. Il répond ainsi aux nouvelles préoccupations des jeunes et des moins jeunes face à la prise de conscience de la problématique du tout plastique. Comme le plastique, ce pot de crème de 50ml est peu volumineux. Très léger, il est également nomade, pratique pour les déplacements. Il offre, en revanche, un toucher mat, velouté, doux. Beaucoup plus agréable que la matière plastique, en général. La fondatrice, Aline Fournet, le décline sur trois de ses crèmes visage. J’ai, pour ma part, testé la crème anti-rides.

pot biodégradable

Ce nouvel emballage biodégradable est une solution alternative au verre et au plastique.

Si les problèmes environnementaux liés au plastique sautent à nos yeux en raison de son impact sur les océans, le matériau verre fortement utilisé en Europe et en Amérique du Nord pour les crèmes visage a également un impact sur les gaz à effet de serre. Car en matière d’éco-conception, il importe d’adopter une approche globale sur l’ ensemble de la chaîne : le sourcing, la manufacture, la distribution, l’usage et le recyclage. Ainsi, la fabrication du verre mobilise beaucoup d’énergie et nécessite du sable, une ressource qui n’est pas inépuisable. De plus, seulement 25% du plastique est aujourd’hui recyclé.
Innovation sur le marché français des cosmétiques, Akane lance 3 soins visage dans des pots issu d’un matériau biodégradable et compostable. Des pots conçus à partir de cellulose de bois et de liants à base de plantes. Ces pots sans résidu de plastique seront compostables industriellement en 2023 lorsque la collecte des bio-déchets ménagers par les villes sera rendue obligatoire. Cette solution green du point de vue de la gestion des déchets, vient compléter l’offre écoresponsable cosmétique aux côtés des crèmes proposées dans des pots rechargeables (ex Dior). Ou encore plus audacieux, le soin en vrac, ressourçable en point de vente signé CoZie. Cette start-up a développé une technologie du soin dispensé en fontaines, également appliquée en marque blanche. Elle apporte ainsi une première réponse zéro déchet. In fine, l’approche la plus facile à adopter ,car moins contraignante, est bien celle du pot biodégradable.

creme anti-rides bio akane

Le soin bio anti-rides Akane : test et avis

L’ensemble de la gamme de soins Akane est certifiée bio. Un choix militant effectué au lancement de la marque, il y a 10 ans. Elle puise son nom dans une pomme japonaise, Akane dont les extraits présentent des vertus antioxydantes 7 fois plus efficaces que la vitamine E. En évocation à cette pomme, le parfum des soins est unique, doux, sentant le propre et le croquant d’une pomme. Parangon d’une formulation bio, la crème soyeuse anti-rides est composée à partir de 94% d’ingrédients d’origine naturelle. Parmi ses ingrédients stars, citons les sucres polysaccharides de fougères aux propriétés lissantes et un actif anti-rides issu de la vigne. Avis : Au-delà du geste écologique, j’ai apprécié le parfum, la texture non collante. En revanche, j’émettrai un petit bémol sur l’application de la crème. Elle savonne et nécessite pour bien pénétrer un massage supérieur à une crème conventionnelle. Son prix est accessible, à 30€. Elle se vend à Monoprix, en pharmacie et sur l’e-shop de la marque.

L’initiative d’Akane reflète les préoccupations de nombreuses marques cosmétiques. Les plus jeunes ouvrent de nouveaux chemins plus respectueux de l’environnement Elles devancent les attentes des Millennials. Elles y sont également incitées par l’entrée en vigueur de la taxe plastique à l’échelle européenne. Cette taxe est appliquée à compter du 1er janvier 2021 et calculée sur le poids des déchets d’emballages plastiques non recyclés.

Nouveau L’Oréal Revitalift Filler : décodage soin et pub

L’Oréal innove avec ce nouveau soin Revitalift Filler proposé en sérum et en crème. Un soin inspiré des pratiques de la médecine esthétique ou de la dermatologie avec son surnom de Filler qui signifie comblement de rides, pratique où l’injection d’acide hyaluronique est reine. La marque file la métaphore avec de nombreux indices : la sémantique, le packaging évocateur de seringue, les tests réalisés… Décodons ensemble ce soin et sa publicité, un lancement de ce début d’année.

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Une analogie sémantique pour flirter avec le médical et induire l’efficacité puissante de ce nouveau soin.

Sur ce terrain de l’alternative cosmétique à la médecine esthétiques, de nombreuses marques cosmétiques se positionnent avec une légitimité variable. Les plus légitimes sont celles qui fournissent également les produits aux corps médical à l’instar de Filorga. Ces marques comme L’Oréal, Vichy, s’adressent aux femmes qui recherchent l’efficacité et les derniers progrès en matière de techniques, de science et d’actif.
Dans le nouveau Revitalift Filler, L’Oréal met en avant une double démarche : rides et volumes du visage, correspondant aux attentes et besoins des femmes préoccupées par l’évolution de leur visage avec l’âge. Un discours qui n’est pas sans rappeler celui de Lancôme Renergie Morpholift d’il y a quelques années Ses actifs stars sont l’acide hyaluronique (sodium hyaloronate), actif que l’on retrouve dans de nombreux soins (Filorga Skin Absolute, le sérum Clinique Smart et le soin Lancôme Visionnaire – des soins décodés sur le blog) et un extrait végétal raffermissant. Le sérum est beaucoup plus fortement concentré en acide hyaluronique qui se positionne à la 8ème place parmi les ingrédients. Le test clinique montre une belle efficacité » sur les rides du front avec une réduction de 24%. Dommage que le test clinique n’ait pas été fait contre une séance d’injection d’acide hyaluronique, la référence absolue, cela aurait permis de mesurer les écarts d’efficacité entre l’utilisation quotidienne d’une crème de jour et d’une séance chez le médecin. L’Oréal avait l’an passé réalisé un test comparatif assez probant contre une séance de laser.

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Les textures : celle de la crème est belle, onctueuse, laissant la peau mate et agréablement parfumée (parfum presque trop présent à mon avis). elle est étonnante sous les doigts avec son effet coussin à la fois très élastique et  moelleux. Quant au sérum, elle glisse facilement sous les doigts et s’étale bien. pas besoin d’en mettre beaucoup. Utilisé en duo avec la crème, le sérum booste son efficacité par deux. Mon conseil : espacer de quelques minutes l’application de la crème après celle du sérum. Pour bien laisser pénétrer le sérum et optimiser son efficacité.
Mon avis : de belles textures, peu siliconées, qui font une belle peau non brillante. Un geste à adopter au printemps, mais attention pas de protection UV mentionnée, donc à partir de mai-juin, ne l’utiliser plus que la nuit. Quant au sérum, utilisez-le avec parcimonie, le flacon ne contenant que 16 ml.

Publicité : un portrait élégant de Naomi Watts en noir et blanc pour s’adresser aux femme de plus de 40 ans.

Encore une nouvelle égérie pour cette ligne L’Oréal Revitalift, après Andie Macdowell, Inès de la Fressange, Helena Christensen (Revitalift Laser X3). L’Oréal renoue ainsi avec les stars de cinéma à la notoriété planétaire.

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Le choix du noir et blanc intemporel véhicule élégance et efficacité, mais met à distance. Un choix repris par de nombreuses marques de luxe en print ce printemps (Chanel, Prada, Saint Laurent et Isabel Marant). Un parti-pris qui permet de valoriser la nature morte produits, en couleur.

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La sémantique utilisée dans la publicité souligne l’analogie avec la médecine esthétique au travers des termes : revolumisant, restaure les volumes, sillons naso-géniens…Quant au packaging du sérum, sa forme évoque sans contenste l’aiguille dans une vision futuriste. C’est un flacon doseur high tech qui protège la formule de l’air et de la lumière. La dose délivrée est petite, permettant d’ajuster en fonction des besoins de la peau et accentuant la dimension concentrée du sérum. La bizarrerie que j’ai notée, c’est le décalage entre les chiffres d’efficacité indiqués pour les rides du front entre l’étui et la publicité, respectivement -16% et -24%.

Quant à la communication digitale, elle s’avère très réduite sur le site de la marque, sans témoignage, ni démonstration. Dommage ! A l’opposé de ce que fait Dior pour son nouveau sérum Capture Totale. sur un mini-site En revanche, possibilité d’achat en ligne aux prix respectifs de 18,90 € chacun. Au vu de la faible contenance du flacon de sérum, ce dernier flirte avec les prix des marques de pharmacie.

Decoder la pub : l’anti-rides L’Oréal Revitalift en compétition avec une séance laser

 

Pub L'Oréal Revitalift X3 au lancement
Pub L’Oréal Revitalift X3 au lancement

Intéressons-nous au N°1 de l’anti-rides et plus particulièrement à sa ligne la plus vendue Revitalift. Ce succès s’explique en partie par la puissance de sa publicité tant par le message que par les moyens investis. Je vous propose de décoder ensemble la campagne publicitaire.

Son claim publicitaire, son accroche « Testé contre une séance laser, les résultats sont incroyables » positionne immédiatement ces soins comme des alternatives cosmétiques à la médecine ou à la chirurgie esthétique. Un courant porteur pour la beauté sur lequel surfent de nombreuses marques vendues en parfumerie (Clinique Even better…). La comparaison véhicule une efficacité forte et touche la part très importante de femmes qui sont intéressées par la chirurgie esthétique pour lutter contre le vieillissement de la peau sans pour autant franchir le pas. Les études montrent qu’elles sont 13% à envisager recourir à la médecine ou à la chirurgie esthétique dans les prochaines années, un chiffre en constante progression. Le tabou tombe mais si elles peuvent repousser cette échéance de quelques années, elles sont partantes. En tout cas, c’est un message auquel je suis très sensible et j’ai sauté le pas.

Quels sont ces résultats incroyables ? Après 8 semaines d’utilisation de la crème anti-rides en test clinique auprès de 50 femmes, les résultats sont comparés à ceux obtenues par une séance laser CO2. Pas de différence significative sur le micro-relief cutané au niveau de la patte d’oie, c’est-à-dire le contour extérieur de l’oeil, en revanche sur le nerf de la guerre, la profondeur des ridules, elle diminue de 14% avec la crème contre 17% pour la séance laser. Quid des autres mesures habituellement faites en test cliniques : le nombre de rides et la longueur des rides ? C’est pourquoi la marque n’utilise qu’un seul adjectif pour qualifier ces résultats. Le BVP (bureau de vérification de la publicité) exerce un contrôle fort sur la publicité et sur les allégations. Quoi qu’il en soit, il est heureusement beaucoup moins drastique que son homologue anglais qui refuse toute allégation anti-rides et considère toutes les crèmes anti-âge comme de bonnes crèmes hydratantes.

Le film publicitaire reprend les mêmes arguments et précise en plus que 86% des 211 femmes qui ont testé la crème en sont très satisfaites. Pour ma part, après un mois d’utilisation, je ne peux que vous la conseiller. Elle est fine, agréable à appliquer, son parfum est à la fois plaisant et discret. Je l’applique même sur les lèvres et leur contour en ce moment, c’est un vrai torture-test, extrêmement positif car la texture et le parfum passent très bien sur cette zone sensible et fragile.

En revanche, la nouvelle publicité sur la crème nuit qui vient de paraitre est beaucoup plus timide et classique. La référence à la séance laser a disparu. 2 hypothèses : soit la marque n’a pas voulu engager de test supplémentaire pour la crème de nuit pour des raisons de budget, soit celui-ci est moins bon que pour la crème de jour. De par mon expérience, je penche beaucoup plus pour la première hypothèse.

La pub press de la crème de nuit Revitalift de L'Oréal
La pub presse de la crème de nuit Revitalift de L’Oréal

Autre clé de succès : l’égérie Andie McDowell qui soutient la publicité Revitalift depuis 15 ans, une véritable fidélité ! Certes me direz-vous, nous avons eu également le plaisir de découvrir Inès de la Fressange sur cette gamme. Les deux sont tout à fait en cohérence avec les femmes qui utilisent cette ligne de soins anti-rides par leur âge et leur vitalité et elles sont fortement aspirationnelles.

Lire également l’article de ce blog sur le must des anti-rides Liftactiv Filler de Vichy. Edit du 6 février 2015: je vous conseille également de lire l’analyse du récent lancent de Revitalift Filler à  forte concentration en acide hyaluronique pour combler les rides et restaurer les volumes texture + publicité.

 

Pub anti-âge : la vérité des chiffres

Tests cliniques à l'appui pour Clinique
Tests cliniques à l’appui pour Clinique

De nombreuses marques choisissent de mettre en avant des résultats chiffrés dans leur pub anti-âge. Mais que se cache-t-il derrière ?

Il faut distinguer les tests réalisés auprès de consommateurs généralement par des instituts d’études, des tests clinique réalisés par des laboratoires indépendants.

Les premiers débouchent sur des appréciations personnelles des consommateurs, somme toute subjectives. Souvent, les tests sont effectués à plus grande échelle, fréquemment une centaine de personnes, voire beaucoup plus s’ils sont réalisés dans différents pays puis agrégés.

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Les test cliniques peuvent donner lieu à des mesures instrumentales évaluant les performances du produit, compte-tenu de leur coût plus élevé, on est souvent sur des bases d’observation plus réduites, généralement située entre 40 et 60 personnes. Parce qu’ils sont encadrés par des scientifiques, voire des médecins, ces résultats sont beaucoup plus objectifs. Les scores sont d’ailleurs souvent beaucoup plus faibles.

Test clinique sur 42 femmes
Test clinique sur 42 femmes

Un test clinique d'auto-satisfaction revient à un test classique, il est juste encadré par un médecin
Un test clinique d’auto-satisfaction revient à un test classique, il est juste encadré par un médecin

Enfin, restent les tests réalisés in vitro sur les actifs purs.

Quelle que soit la pub, ces précisions sont indiquées en minuscule via des renvois/astérisques et passée la quarantaine, il vaut mieux chausser ses lunettes pour les décrypter.

Quoi qu’il en soit entre les obligations demandées par le BVP (bureau de vérification de la publicité) et les autres organismes de contrôle (DGCRF), les allégations se réduisent de plus en plus et la bataille des chiffres a largement diminué. De plus, en Angleterre, les promesses anti-âge et anti-rides sont très verrouillées et les marques ne peuvent quasiment plus revendiquer que la dimension hydratante.

Verdict : je vous conseille de privilégier les résultats des test cliniques dont les scorages sont effectués par les médecins, notamment pour les soins anti-âge. Les autres sont beaucoup plus subjectifs. Le top du top, ce sont les méthodes de tests inspirés des médicaments, à savoir les tests réalisés contre placebo en double aveugle, où ni le « patient » ni le médecin  ne savent la formule qu’ils testent. Si vous avez regardé la série Grey’s anatomy, cela pourrait vous parler. Ce type de test est quelquefois utilisé pour les produits cosmétiques contre la chute des cheveux.