Dans ma peau, cette expo dévoile connaissances scientifiques & perspectives

Le Musée de l’Homme consacre une exposition entière aux connaissances scientifiques sur la peau et aux nouvelles perspectives de recherche. Car la peau est un organe vital essentiel, le plus grand du corps humain. Sa connexion avec le cerveau fait l’objet de nombreuses recherches tant dans le domaine hospitalier que dans les groupes cosmétiques. Cette exposition immersive nous plonge dans le fonctionnement de cet organe. Elle est le fruit de la collaboration entre L’Oréal et le Musée de l’Homme. Voici ce qui m’a frappée dans l’expo Dans ma peau.

scientifiques peau

Cette expo interactive rend ludiques les connaissances scientifiques sur la peau

Le visiteur est invité à plonger au coeur de cet organe vital en commençant par la surface et à comprendre de façon interactive les multiples fonctions de la peau. Ainsi, pour appréhender les 600 000 récepteurs du toucher, un jeu lui fait toucher du doigt les récepteurs de la chaleur,  les récepteurs sensoriels de l’humidité, les nocirécepteurs à la douleur… grâce à une console. Ces récepteurs informent alors directement le cerveau des menaces, des changements par le toucher.
Autre domaine de connaissance : la couleur de la peau. Le visiteur est placé face à un nuancier géant de 66 teintes représentatives des teintes à travers le monde. Je me suis prêtée au jeu et ai avancé ma tête dans une chromasphère. Cet instrument mesure par colorimétrie la couleur de la peau sur deux axes : jaune-rouge et clair-foncé. Soit 66 combinaisons possibles recueillies par L’Oréal à travers le monde et utiles à la conception des teintes de fond de teint. La couleur de la peau pour laquelle la mélanine joue un rôle majeur, est modulée par la latitude, l’âge et l’ethnie. Elle résulte d’un long phénomène d’adaptation à l’environnement et aux mouvements de population.
L’exposition s’intéresse également au vieillissement de la peau à travers le monde. Nous sommes très inégaux face au vieillissement. Ce qu’illustrent les trois morphings vidéo, c’est la nécessité de bien protéger la peau du rayonnement nocif des UV. En effet, les UV accélèrent très fortement le vieillissement que l’on soit blanc, black ou asiatique.
Parmi les connaissances scientifiques appréhendées récemment figure le microbiote de la peau. Les recherches scientifiques sur le microbiote cutané ont démarré, il y a 10 ans, soit 10 après celles sur le microbiote du tube digestif. Elles ont révélé qu’à la surface de la peau vit un milliard de micro-organismes : microbes, bactéries, levures et champignons. Certains ont un rôle bénéfique : ils créent des micro-antibiotiques. Cet écosystème change au moment de la puberté et de la ménopause. Ce déséquilibre peut alors provoquer de l’acnée, de l’eczéma, de la rosacée ou du psoriasis. Pour progresser dans la connaissance, L’Oréal s’est rapproché de la société uBiome qui procède par intelligence artificielle. Et peut-être à terme, proposer des soins de la peau personnalisés. Ceci conclut la première partie dédiée aux fonctions de la peau au Musée de l’Homme.

musee de l'homme

Place au high tech : reconstruction de la peau, bio-impression et capteurs connectés

En 40 ans de recherche, les techniques de peau reconstruite ont fait d’incroyables progrès. Le processus part de culture de cellules à partir de biopsies en 1979, puis plus récemment à  partir d’explants de chirurgie esthétique. Les échantillons de cellules sont congelés à moins 200 degrés pour les endormir. Après l’épiderme, les équipes de recherche, les biologistes, réussissent à cultiver du derme.  En 1986, le modèle de peau reconstruite est complet. La recherche y ajoute des mélanocytes, puis récemment les cellules immunitaires ou cellules de Langerhans. En vue de travailler sur les allergies de contact. En ce moment, les recherches portent des modèles reproduisant la sensibilité de la peau. De nouvelles pistes s’ouvrent avec la bio-impression 3D depuis 5 ans et l’ajout du microbiote. Elles permettent de faire des liens vers des pathologies ou des grands brûlés. Ou encore des greffes de peau.

peau reconstruite

On utilise la bio impression pour positionner les cellules ou pour mimer une ride ou une glande. Ces nouveaux modèles sont utilisés pour mesurer l’efficacité des actifs ou de la toxicité. Dernière perspective : les capteurs connectés ont été présentés au CES (Consumer Electronic Show) sous la marque La Roche Posay en janvier (cf cet article du blog). Très prometteurs !

piercing

Une seconde expo est dédié au piercing. Ce piercing qui pare la peau depuis la nuit des temps est ici montré sous l’angle anthropologique et sociologique.

Exposition Dans ma peau au Musée de l’Homme Du 13 mars au 3 juin 2019
17 Place du Trocadéro 75116 Paris Ouvert de 10h à 18h sauf le mardi Tarif 12 €

2 réflexions sur “Dans ma peau, cette expo dévoile connaissances scientifiques & perspectives

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