La concurrence du Velib’ privilégie la mobilité en libre partage sans contrainte : GoBee Bike, Cityscoot

Au Noël de la French Tech, j’ai rencontré l’un des créateurs de la startup Cityscoot qui propose des scooters électriques en libre partage. Au-delà de la dimension écologique, cette offre de mobilité s’inscrit dans l’air du temps par l’absence de contrainte : sans engagement, sans abonnement et surtout la possibilité de le laisser dans les parkings à 2 roues ou sur les trottoirs. Sur ce même créneau s’inscrit Gobee Bike, l’offre de vélo en libre partage sans abonnement ni station où garer le vélo. Avec leur couleur vert fluo, on les remarque sur les trottoirs de la capitale, des Hauts de Seine, mais aussi en province. Focus sur ces deux start-ups qui renouvellent et élargissent l’offre de mobilité citadine écolo et sans contrainte. De quoi faire frémir le nouvel opérateur du Velib et les collectivités locales qui investissent actuellement dans la rénovation et l’adaptation des stations.

partage

Le velo en libre partage Gobee Bike étend après Hong Kong sa toile à Paris, Lille, Reims

L’aventure s’accélère très vite pour le fondateur de Gobee Bike, le français Raphaël Cohen. Six mois après avoir lancé son concept de vélo en libre-service et sans borne à Hong Kong, la start-up de vélos connectés étend son offre à la France avec un déploiement à Paris, les Hauts de Seine, Lille, Reims cet automne. Des vélos que l’on repère facilement à leur couleur vert fluo brillante et parce qu’ils sont garés sur les trottoirs, et non à une station ou à une borne. Le coût est de 50 centimes la demi-heure. Chaque vélo est doté d’un QR code à côté du guidon. Les autres avantages : pas d’abonnement, une caution de 15€ au démarrage, bientôt portée à 50€ et un vélo plus léger de 3 kg que le Velib, mais sans vitesse. Ceux qui l’ont testé témoignent qu’il est parfaitement adapté aux légères côtes parisiennes. En revanche, on mouline un peu sur le plat.

velo gobee bike

Pas de cadenas, mais le système de verrouillage asiatique qui permet de le dévérouiller via le scan du QR code et de le déposer où on veut. Mais cela peut constituer une faiblesse : le risque de casse ou de vol. L’autre inconvénient, c’est que les Parisiens sont moins civilisés que les habitants de Singapore. Certains n’ont pas hésité à les ranger dans leur immeuble pour pouvoir les retrouver le lendemain matin. La géolocalisation via le GPS est alimentée par un panneau solaire. D’où son manque de fiabilité, certains diront. Pour l’heure, le nombre est faible, une centaine, mais ils sont très repérables. En quelques jours, ils ont fleuri la capitale et constituent une concurrence sévère au nouveau Vélib’ parisien de Smovengo. Parce qu’ils ont compris les leviers pour séduire les Millennials et les étrangers en privilégiant la liberté. Pour son développement international, la start-up Gobee bike a réussi à lever 9 millions de dollars, auprès notamment du chinois Alibaba.

cityscoot

Agile, la startup Cityscoot a mis en service plus de scooters électriques en libre service depuis 2016

Sélectionnée par la French Tech, cette offre de scooters connectés permet une circulation fluide et green dans la capitale. Depuis le début de la mise en service en juin 2016, Cityscoot a déjà réalisé un million de location. La flotte compte désormais 1650 scooters électrique en libre-service sur Paris, Neuilly sur Seine et Levallois. C’est également une idée cadeau prônant le développement durable, accessible sur le site Noël de la French Tech ici. Vous pouvez ainsi offrir 100 minutes de scooter électrique pour 20€. L’appli vous permet de localiser le plus proche et de le réserver. Et vous pourrez le garer où bon vous semble. De là à envahir les trottoirs parisiens…

scooter electrique partage

La mobilité connectée s’étoffe jour après jour avec une vision internationale. Après Uber, voici le temps de la mobilité connectée green en deux roues.

2 réflexions sur “La concurrence du Velib’ privilégie la mobilité en libre partage sans contrainte : GoBee Bike, Cityscoot

  1. Attention ! Vous dites de Cityscoot : « sans engagement, sans abonnement et surtout la possibilité de le laisser dans les parkings à 2 roues ou sur les trottoirs. »
    >>> On ne peut stationner son Cityscoot que sur les emplacements 2-roues ou sur les emplacements voiture (gratuit pour les Cityscoot car électriques) mais en aucun cas sur les trottoirs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *