Blockchain et seconde main: l’innovation au service du luxe durable

Parmi les innovations digitales, la blockchain suscite beaucoup d’intérêt pour les marques de luxe ou premium. Elle s’inscrit dans les nouvelles attentes d’articles de seconde main et de préoccupations environnementales. Des attentes partagées par nombre de jeunes clients du luxe. « D’ici 2030, la seconde main pourrait générer jusqu’à 20% des revenus d’une entreprise de luxe » selon Joëlle de Montgolfier, de Bain & Company. La marque de prêt-à-porter Ba&sh a intégré cette innovation numérique dans sa stratégie de développement. Tout comme plusieurs marques horlogères de luxe. Décodage.

ba&sh blockchain
La marque ba&sh recourt à la blockchain pour fluidifier et authentifier les ventes de seconde main

Pour les marques de luxe ou premium qui proposent des pièces au style intemporel, la maîtrise et le contrôle de la revente offrent un avantage compétitif.

Tout en répondant à un enjeu de société, l’économie circulaire. En allongeant la durée de vie de ces pièces, les marques diminuent leur empreinte environnementale et répondent aux nouvelles exigences des jeunes et des Millennials. En effet, ces produits – vêtements, accessoires, montres – se retrouvent à la revente sur les plateformes d’occasion en quelques clics. Des plateformes de revente comme Vinted, la licorne française Vestiaire Collective, Videdressing, the RealReal aux USA…La technologie basée sur la blockchain permet d’éditer un certificat d’authenticité pour rassurer les acheteurs d’occasion. De plus, ce certificat d’identité numérique permet aux marques de luxe accessible ou de prestige d’adjoindre d’autres services et de récupérer de la data, des leads. Cette technologie leur permet de toucher de nouveaux clients jusqu’ici exclus de l’acte d’achat de luxe de première main.

Après la location, Ba&sh ancre ses valeurs de développement durable en investissant le champ de la seconde main via la blockchain.

Depuis un an, la marque premium dans laquelle a investi le fonds L-Catterton de LVMH et de la famille Arnault propose un service de location. Un service qui intéresse de plus en plus de marques de luxe, à l’instar de Ralph Lauren sur la base d’abonnement. Depuis l’automne dernier, Ba&sh va plus loin en proposant d’accompagner ses clientes dans la revente sur leur propre site. Ainsi un bouton Revente permet aux clientes qui se sont connectées avec leur compte d’accéder au certificat d’identité numérique et de mettre automatiquement leur article sur les sites de revente avec une fourniture automatisée de photos, de commentaires sur le produit et une suggestion de prix de revente. Cette nouvelle offre est partie du constat de la forte présence de produits Ba&sh sur les plateformes de vente d’occasion. Une fois le produit vendu, le certificat d’identité numérique est transmis à la nouvelle propriétaire. De son côté, la vendeuse peut encaisser le montant de la vente après commission ou bénéficier d’un bon d’achat pour un montant supérieur. Pour Ba&sh, il y a peu de recouvrement entre les clientes de première main et celles de seconde main. Cette technologie capitalisant sur la blockchain permet à la marque de récupérer de la précieuse data, à savoir les coordonnées de la nouvelle propriétaire attachée à la marque.

La blockchain pour authentifier les montres de luxe et rassurer les clients à la recherche de montres d’occasion

Dans le cadre de montres d’occasion, cela fait également vraiment sens compte-tenu de l’importance du service après-vente : entretien, révision… C’est pourquoi, de nombreuses marques horlogères ont rejoint aux côtés de Ba&sh, le consortium Arianee détenteur de cette innovation basée sur un protocole blockchain. Ces marques de luxe sont Richement, Vacheron Constantin, Breitling ainsi que Mugler. Elles adoptent ainsi la technologie blockchain pour connaitre l’évolution du produit au fil du temps tout en sécurisant sa revente. L’étape suivante pour lutter contre la contrefaçon, c’est l’intégration de puce NFC afin de pouvoir tracer l’origine réelle du produit tel que l’indique l’annonce du partenariat entre le consortium Arianee et ISRA.
Au-delà du luxe, la blockchain est aujourd’hui perçue comme un instrument pour réassurer les consommateurs face aux scandales alimentaires ou de fabrication dans la mode. Elle est vue comme un moyen pour retracer la chaîne d’approvisionnement encore trop opaque et la chaîne de fabrication. Elle permet de certifier le respect des droits humains en donnant accès à l’historique du produit de sa conception à sa distribution
.
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