Artisans de mode mis à l’honneur au salon Made in France

Le salon Made in France de septembre a réuni artisans et professionnels de la mode. Des artisans qui exposaient leur savoir-faire français à même de séduire les marques qui s’engagent dans le made in France. Pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs que la crise liée au Covid ont accentué. À cette occasion, très admirative de leur travail, j’ai pu interviewé deux artisans : le brodeur Leveaux, ennoblisseur pour de nombreuses maisons et Séverina Lartigue, la créatrice experte de fleurs de soie, qui bénéficie du statut d’EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant).

artisans broderies levaux

L’ennoblissement, l’un des métiers phares des artisans français de la mode

L’ennoblissement est un métier historique dont le savoir-faire se perpétue dans des entreprises artisanales familiales. Parangon de cette expertise, les broderies Leveaux sont nées dans le Cambresis en 1937. Cette manufacture familiale s’est transmise de père en fils et c’est aujourd’hui la 4ème génération qui est aux commandes. Des artisans français qui maîtrisent toute la chaine de valeur puisque la maison achète le fil et les supports, que ce soit du tulle, du coton, de la maille ou du lin. Une expertise pointue qui lui permet de broder également sur du papier ou du métal ! Elle réalise ses propres dessins en co-création avec les donneurs d’ordre. Les broderies Leveaux travaillent des pièces uniques pour la haute-couture et des petites séries pour l’hôtellerie haut de gamme et le prêt-à-porter. Ses autres clients sont les marques de linge de maison (Descamps) ou de lingerie, intéressées par leur dentelle. Elle compte de nombreux clients à l’étranger, essentiellement en Europe et son chiffre d’affaires à l’export pèse pour 80%. Pour l’ameublement des hôtels, elle travaille directement en co-création avec les architectes d’intérieur.

artisanat made in france broderie

Comment cette affaire artisanale s’est-elle adaptée au confinement ?

Son jeune directeur, Benjamin Potencier, a décidé de ne fermer qu’une semaine en début de confinement. Très vite, il a entendu la demande pour les masques en tissu et a adapté son atelier, ses machines et le travail de ses ouvrières. Deux semaines après, il livrait les premiers masques. Des masques réquisitionnés par l’État. La secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher est même venue visiter les broderies Leveaux, à Walincourt-Selvigny, en avril dernier pour la production de ces masques certifiés made in France.

production masques made in France

Et demain, quel futur pour la manufacture de broderie ?

À l’avenir, me confie Benjamin Potencier, les cycles seront de plus en plus courts. C’est la fin des grandes séries qui génèrent des surstocks et des soldes). On va assister à des rotations rapides et les artisans français seront mobilisés pour travailler sur les dessins les plus complexes justifiant leur savoir-faire et sur toutes les matières.

Emblématique de l’artisanat français, la créatrice Séverina Lartigue fabrique des fleurs pour la haute couture

Lors du Salon Made in France (compte-rendu dans cet article du blog), j’ai pu observer le travail de cette créatrice qui allie savoir-faire et créativité. J’ai été séduite par sa démarche d’upcycling et sa capacité à transformer des matériaux usagés en véritables pièces d’art. Je vous expliquerai sa démarche dans un prochain article

Tous au vert : cultivons le bonheur !

Cultivons notre bonheur !

Pour faire des économies et réduire mon empreinte carbone, j’ai pris un bus, changé à Trocadéro où j’ai pris le métro, attendu 45 mn que l’incident sur la ligne soit identifié, mais ce n’était pas possible de réparer, alors nous sommes tous sortis pour reprendre un bus, sauf qu’il était bondé ! Alors j’ai pris un vélib’ avec un frein sur deux qui fonctionnait. J’ai évité les voitures, respirer les pots d’échappement, slalomé entre les piétons qui traversent n’importe où et les camionnettes de livraison qui bloquent les rues.

Déprimée, épuisée, déroutée et démotivée, j’ai fait une pause … et j’ai constaté :

Le monde est fou, stressant, intraitable. Dès que le réveil sonne (oui je sais plus personne n’a de réveil…), que les camions des poubelles collectant nos déchets qui débordent et que les klaxons des conducteurs impatients retentissent dans la rue, oui, dès le réveil nous sommes happés par le rythme trépidant de cette vie moderne. Pas étonnant que tant de citadins rêvent d’un retour à la terre ! L’herbe est toujours plus verte ailleurs et parfois c’est vrai. Mais soyons honnêtes, nous n’iront pas tous vivre à la campagne ! Et vous savez pourquoi ? C’est dans nos villes que l’on trouve les plus beaux musées, les grandes salles de cinémas, les théâtres, les bistros et nos boutiques branchées préférées. Et depuis qu’on nous oblige à nous en passer, nous mesurons à quel point tous ces lieux de rencontres et d’échanges nous sont chers ! Après avoir pris soin de nos intérieurs, il serait plus que temps de prendre soin de notre espace commun…

Embellissons nos chers cités : verdissons nos rues et nos balcons, abeilles et papillons y reviendront à tire d’ailes. Dressons les chiens (ils sont beaucoup plus malins) pour qu’ils apprennent à leurs maîtres à garder les trottoirs propres. Tâchons de nous comporter plus civilement, en voiture, en vélo et à pieds. On ne peut nier que malgré ses défauts, la ville crée du lien. On s’y croise sans vraiment le chercher mais au moins on s’y croise et on se soucie de l’autre par politesse ou par sincère intérêt. Mais si la majorité d’entre nous s’exile dans une maison au milieu des champs, une fois que le portail sera fermé, que le soleil sera couché et que la nuit le silence régnera, eh bien il se peut que pour certains, leurs rêves virent aux cauchemars …

Alors pour ceux qui ont la main verte : faites pousser les bonnes idées, semez les messages de bien-être pour que nous cultivions tous ensemble l’art de vivre en harmonie !

Babette KOENIG

La crise du Covid nous freinant dans nos plans tout en nous imposant de penser au monde d’après, notre conscience green s’éveille ou se fait prégnante. C’est en ce sens que mon amie Babette Koenig, styliste-illustratrice, nous a concocté une chronique urbaine pleine d’esprit et d’espoir, tournée vers le bonheur. Avis aux beautistas qui pourraient se reconnaître sous les traits de Miss Beauty, vous pourriez aimer son précédent trait d’humeur, la rentrée.

Jeûne : les bienfaits detox de la cure de jus pressés à froid

En télétravail, seule pour 24h ou plus, c’est le bon moment pour démarrer un jeûne de 24h et en découvrir les bienfaits. C’est, pour moi, la deuxième expérience de cure detox et j’ai privilégié les jus pressés à froid de la marque coréenne Beeskeet. 24 heures à n’ingérer que des jus à base de légumes et de fruits bio ou des tisanes fermentées. Voici heure par heure les sensations que j’ai éprouvées au cours de ce jeûne.

Cure liquide : un jeûne detox peu contraignant et même gourmand sur 24h

Je n’ai pas choisi un jeûne brutal et exigeant. Pour être en mesure de tenir mon engagement vis-à-vis de moi-même, j’ai préféré choisir une cure centrée à 100% sur des liquides : jus à base de fruits et de légumes ou de tisanes coréennes fermentées. La cure Detoxoxo de Beesket associe le concept chronodetox aux recettes traditionnelles de la médecine coréenne. Le principe de la chronodetox est de se caler sur le fonctionnement naturel de l’organisme. L’idée étant de prendre en compte les besoins et le fonctionnement de chaque organe impliqué dans la digestion en respectant son cycle avec 5 jus différents. Réveil du système digestif, notamment l’estomac, à 8 heures, focalisation sur la ratte à 10h. 13h est le timing parfait pour l’intestin et le coeur. Action diurétique à 16h puisque c’est l’heure recommandée pour la vessie. Enfin, à 20 heures, concentration sur la régénération nocturne à venir.

Concrètement comment se traduit la cure detox heure par heure ?

À 8 heures, j’ai démarré par jus associant betterave, carotte, citron, pomme et ananas. Un jus au goût sucré capable de plaire à tout le monde. Bourrés d’antioxydants, ces fruits et légumes sont également riches en glucides pour offrir un coup de boost au réveil. Le citron est réputé pour réveiller le système digestif : estomac et intestin, activer la production d’enzymes digestives et favoriser l’équilibre acido-basique cher aux micronutitionnistes. Au milieu de la matinée, c’est un cocktail plus étonnant à base de céleri, herbe de blé, chou kalé et pomme, poire, kiwi. Un cocktail de fibres solubles qui détoxifie l’organisme et favorise la production d’hémoglobine par la ratte. Pour le déjeuner, c’est un coktail d’agrumes et de paprika qui stimulent le système digestif, la circulation sanguine et le système immunitaire. À l’heure du goûter, mon ventre gargouille de plus en plus, signe que le système digestif est profondément sollicité. J’appréhende la recette de ce nouveau mélange à base d’épinard. Heureusement les fruits couvrent son côté amer. C’est le produit le plus drainant pour évacuer les toxines. Ses fibres solubles douces stimulent l’auto-nettoyage des toxines. Enfin, j’ai pris sur moi pour ne pas craquer au diner et me limiter au lait végétal. Ce dernier fut une bonne surprise car il est très gourmand avec ses amandes et la coco râpée. Il est riche en tryptophane, acide aminé favorisant le sommeil. J’ai entrecoupé les jus avec les tisanes au murier blanc et à la mandarine. Goûteuses et sans excitant pour respecter l’équibilibre acido-basique. À préférer au thé.

Mon avis : en ne me nourrissant que de liquides durant toute la journée, j’ai eu un sentiment de satiété. Quant à l’efficacité, j’ai perçu l’aspect purifiant sur ma peau, le lendemain. Surtout, j’ai apprécié le retour aux protéines, féculents comme le pain… L’un des conseils est de boire lentement dans un petit verre fourni avec la cure pour être plus rapidement rassasié. L’autre est de sortir la bouteille du réfrigérateur 15mn avant et de bien la secouer pour optimiser saveurs et efficacité. Autre point positif, l’accompagnement de la cure avec des vidéos pour chaque étape conçues par une nutritionniste et diététicienne. Le bémol, c’est son prix élevé, presque 2 repas au restaurant ! Prix de la cure Detoxoxo by Beesket 58,5€ – 5 bouteilles de 350ml livrées à domicile. Disponible sur l’e-shop beesket.fr

Si vous cherchez à perdre du ventre, vous pourriez lire cet article du blog présentant des conseils en termes d’alimentation et d’exercices.

Marketing digital : cette startup beauté a été rachetée par Henkel en 4 ans

Le marketing digital a engendré de nouveaux business models, notamment dans l’univers cosmétique. Un business model gagnant et expert qui attise la convoitise des grands groupes pour les jeunes startup qui maitrisent les algorithmes des moteurs de recherche et des réseaux sociaux et qui sont à même de construire une communauté fidèle et engagée. 

Cette start-up beauté 100% digitale a été rachetée par Henkel pour son marketing digital.

En effet, le géant hygiène et cosmétique Henkel vient d’annoncer l’acquisition de la startup beauté allemande HelloBody après tout juste 4 ans d’existence. Grâce à un marketing digital novateur, cette marque s’est fait connaitre et vendre par les influenceurs des réseaux sociaux. Au-delà des produits cosmétiques, la comète cosmétique HelloBody s’est appuyée sur un business model novateur basé sur un outil high tech d’analyse et de ciblage des influenceurs. Cet outil de gestion de data brasse la social data, à savoir les données issues des réseaux sociaux indiquant la puissance des influenceurs, leur terrain de jeu, le profil de leur audience. Un outil international de marketing digital qui accompagne le développement de la startup cosmétique.

marketing digital
L’influenceuse allemande Sarah Harrison collabore depuis le début avec HelloBody

Pure player, c’est-à-dire en vente directe aux consommateurs (D2C), cette marque positionnée premium n’est vendue que sur internet. À l’exception de quelques pop-up stores réalisés avant la pandémie en Allemagne et en France (cf cet article du blog). Ses prix varient de 18€ pour l’éponge konjac et 25€ pour le tonique à 200€ pour le kit de 8 à 10 produits de sa ligne star au Coco vendu en promo. Très agile, elle surfe sur les tendances beauté auprès des Millennials : vegan, clean beauty et se concentre sur les le soin de la peau, du corps et des cheveux. Pour sa communication, HelloBody a choisit de mettre l’accent sur la proximité, la diversité, le women empowerment, la libération par rapport aux diktats de beauté. Des messages auxquels sont sensibles à la fois les influenceurs qui la cautionnent et lui font sa promotion (contre rémunération s’ils ont une forte communauté) et surtout la cible finale, les jeunes femmes de 18 à 30 ans.  Elle emploie une centaine de personnes, essentiellement basée au siège de Berlin. Elle concentre l’ensemble de ses moyens à sa promotion sur les réseaux sociaux au travers de ses posts et des influenceurs qui la font connaitre. Elle s’appuie sur les communautés des influenceurs et influenceuses, des personnalités de la télé réalité notamment, et les contacte pour des campagnes de promotion avec code promo (affiliation). Son outil data tech lui permet d’analyser le ROI de ces opérations (retour sur investissement).   Aux youtubeuses, instagrammeuses, bloggers les plus populaires, la jeune pousse leur propose de créer des kits produits à leur nom. Une co-création fructueuse qui booste les ventes à l’aide de ces éditions éphémères. Pionnière dans le recours massif au marketing d’influence payé et gratuit, elle utilise également d’autres leviers du marketing digital : la publicité digitale et le CRM.

strategie marketing influenceurs
L’influenceuse allemande Sarah Harrison collabore depuis le début avec HelloBody

Henkel vise à acquérir 75% des parts de la maison mère de HelloBody, experte en marketing des media sociaux avec 2 autres marques Banana Beauty et Mermaid+Me (chiffre d’affaires total 100 millions d’euros, HelloBody en tête). HelloBody est aujourd’hui vendue au travers de ses sites e-commerce en Allemagne, France, Italie, Espagne, Pologne, Etats-Unis… La marque allemande compte déjà 1 millions de clients qu’elle interroge régulièrement.

Jardins de marque: le Graal pour le sourcing beauté, Chanel, Clarins

Face à la demande d’authenticité des consommateurs, les marques de beauté ont tout intérêt à mettre en avant un ancrage territorial, leurs jardins. La terre, les parcelles font déjà partie du patrimoine des marques de champagne ou de spiritueux. Les marques de soin ou de parfum investissent également dans la terre pour avoir leurs propres jardins et contrôler ainsi directement la qualité de leur sourcing : Yves Rocher, le pionnier, Clarins, Chanel. Ces deux dernières marques cosmétiques exposent leur démarche à Paris en ce moment.

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Le Graal pour les marques cosmétiques : cultiver ses propres jardins.

Aux États-Unis la tendance des Beauty Farms se dessine. Elle rassure les consommateurs en quête de transparence et qui s’avèrent vigilants sur le sourcing des ingrédients. Tata Harper l’a compris en mettant en scène sa Beauty Farm dans le Vermont sur les réseaux sociaux. Elle donne ainsi à voir un lifestyle aspirationnel et rassurant : la production locale est ainsi assimilée à de l’artisanat.

expo chanel jardins des plantes

Après avoir communiqué au travers d’un film « beyond the jar » l’an dernier sur sa démarche, Chanel nous convie à une exposition gratuite au sein du Jardin des Plantes. C’est une véritable invitation au voyage pour découvrir ses filières d’excellence végétale : le camélia japonica en France, plus précisément à Gaujacq dans le Sud-Ouest,ou encore l’Anthyllis et le Solidage dans les Alpes mais aussi à Madagascar pour la vanille Planifolia et au Costa Rica pour le café vert. De façon pédagogique, la scénographie illustre les diverses exploitations et propriétés de chacune de ces plantes, tels les actifs issus des cellules fraiches du camélia au pouvoir énergisant et unifiant dans la gamme Hydra Beauty de Chanel. On y apprend également que la vanille est pollinisée manuellement par les femmes malgaches, fleur à fleur, calice par calice, à l’aide d’un stylet une bois.. Un geste précis et précieux, et surtout un joli storytelling engagé qui souligne autant l’éloge de la nature que sa connaissance scientifique.

Avoir ses propres cultures de plantes est un des enjeux stratégiques de marques comme Clarins, Yves Rocher…

Après avoir longtemps noué des partenariats avec des producteurs de fleurs ou de végétaux, Clarins franchit une nouvelle étape en 2016. Elle a ainsi créé sa ferme alpine, son domaine alpin de 20 hectares dans les Alpes du Sud dans une optique d’éco-responsabilité.

De même pour de nombreuses marques bio comme Sanoflore dans la Drôme, Weleda en Allemagne à proximité de Stuttgart, Dr Hauschka et ses plantes médicinales qui donnent à visiter leurs jardins, souvent sur rendez-vous. Quant au pionnier Yves Rocher, son jardin botanique à La Gacilly fut créé en 1975 et se visite toute l’année. Dernière acquisition en date , celle de Lancôme. En effet, la marque à la rose vient de finaliser l’achat d’un terrain à Grasse, capitale mondiale des parfums. Baptisé Domaine de la rose, il s’étend sur 4 hectares de champs cultivés en agriculture biologiques et d’anciennes restanques.

Au final, cette quête des consommateurs sur les ingrédients, leur sourcing et leur mode d’exploitation est une tendance de fond. Elle sous-tend le succès des jeunes marques de clean beauty, à l’instar de pHfragrances. Cette quête va au-delà des cosmétiques ou de l’alimentaire. Drivée par les Millennials, elle s’étend de plus en plus à la mode. Les marques de luxe comme Burberry ou celles appartenant au groupe Kering font preuve d’engagement vis-à-vis des producteurs, du développement durable et de leur responsabilité environnementale. Elles s’intéressent dans leur sourcing autant à la composition qu’au mode de production en misant sur la traçabilité. Car transparence et traçabilité vont de pair.

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La beauté se cultive, Chanel, du 23 au 27 septembre. Jardin des Plantes.

Grandeur Nature, Clarins, jusqu’au 30 octobre. Toit de la Grande Arche de la Défense, à Puteaux.

Jardin botanique Yves Rocher, 5 La Croix des Archers, 56200 La Gacilly, Ouvert tous les jours toute l’année, entrée gratuite.

À la frontière de l’art et de la mode, l’exposition photo Sarah Moon

L’exposition photo Sarah Moon à Paris donne à voir le style intemporel et l’extrême sensorialité de la photographe française. Des photos composées comme des tableaux.

L’exposition photo Sarah Moon à Paris donne à voir le style intemporel et l’extrême sensorialité de la photographe française. Des photos composées comme des tableaux. Sa patte artistique se dévoile tout au long de cette exposition photo avec son traité inimitable : le flou artistique, le mouvement, le tremblé et une composition minimaliste.

Sarah Moon a débuté sa carrière comme mannequin dans les années 60. La photographe s’est fait connaitre du grand public en signant toutes les campagnes publicitaires Cacharel durant de nombreuses années, voire des décennies. Insufflant à la marque de mode une image romanesque, douce autour de femmes-fleurs. Un imaginaire fort qui a permis à la marque Cacharel de prendre une position prégnante sur les parfums féminins en Europe.

Sarah Moon a même été fortement associée à la création de la ligne de maquillage aux teintes nude et au packaging mauve. Une co-création avec L’Oréal qui dispose toujours aujourd’hui de la licence parfum. Des visuels en dehors du temps, pris au Polaroid dont on devine la bordure ou retravaillés à l’aide du numérique.

Cette exposition photo donne à voir toute la sensibilité féminine de Sarah Moon

Cinquante ans d’une vie artistique intense marquée par la poésie des images, une très grande sensorialité. Ainsi, la patte féminine transparait dans le grain de peau, le souffle aérien qui anime les visuels. Ou la composition d’un tableau nabi de Pierre Bonnard comme cette photo ci-dessous…

Marthe B – 1997

Une palette de teintes limitée tant domine le noir et blanc réhaussé d’une touche de couleur qui fait vibrer la photo tableau. L’artiste confiait en 2015 que « le noir et blanc est la couleur de l’inconscient, de la mémoire. Il s’agit d’ombre et de lumière. C’est de la fiction. C’est ce qui est le plus proche de moi, c’est là que je me retrouve ».

Des photos qui brouillent les frontières entre l’art et la mode, l’art et la publicité. Ainsi, elle a signé la publicité des collections Printemps-Eté et Automne-Hiver 2018 du couturier italien Giorgio Armani.

Au-delà des photos, l’exposition donne à voir les films qu’elle a réalisés, tous empreints de poésie et de l’univers des contes pour enfant (Andersen, Perrault…) Mon avis : une exposition pleine de sensibilité mais dont l’accrochage confus m’a déroutée. Cette exposition photo est découvrir au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris jusqu’au 10 janvier 2021.

PasséPrésent Sarah Moon Musée d’art moderne, 11 avenue du Président Wilson, Paris 16ème. Du mardi au dimanche de 10h à 18h.

Made in France: la filière mode trouve son public au salon Made in France

Premier salon professionnel d’envergure depuis le déconfinement, le salon Made in France dédié à la mode a connu une fréquentation record dans le beau cadre du Carreau du Temple cette rentrée. Reflétant ainsi l’intérêt croissant des marques comme des consommateurs pour l’enjeu du Made in France, de l’économie locale et circulaire. Dans ce salon professionnel plus intimiste que la majorité d’entre eux, on trouvait une belle sélection de maisons d’artisanat français qui s’y exposaient. Leur savoir-faire, leur excellence dans la recherche des matériaux est en phase avec les attentes des consommateurs qui veulent en matière de mode Moins mais mieux.

salon made in france
Le salon Made in France s’est tenu les 1 et 2 septembre 2020 au Carreau du Temple

L’économie circulaire au coeur des enjeux de la mode Made in France

La crise sanitaire a accentué les nouvelles attentes des Français vis à vis des marques. Dans un récent sondage, 94% d’entre eux déclaraient que les marques doivent contribuer au bien social. Aussi, les marques de mode sont poussées à la fois par les clients et par le cadre légal à repenser la chaine de valeur pour adopter une mode écoresponsable et une communication plus transparente. La loi sur l’économie circulaire est en vigueur depuis février 2020. La Fast Fashion est mise à l’index avec ses promotions, ses soldes et ses surstocks textiles. Selon l’IFM (Institut Français de la Mode), 15% de la production mondiale de textile serait jetée. Or, il est désormais interdit de détruire les invendus, une pratique qui a longtemps sévi au sein des marques de luxe. Mais les marques bougent, à l’instar de Burberry qui, après le scandale des destructions d’invendus en 2018, évolue avec ReBuberry et l’utilisation de fil de nylon durable pour sa collection Econyl. De même, les mastodontes ont senti le vent tourner, comme les 66 géants de la mode qui ont signé le Fashion Pact, pour se fixer des objectifs environnementaux.

made in France 1083

Lors du salon Made in France, une table ronde animée par le cabinet Leherpeur s’est tenue avec des acteurs engagés dans l’économie circulaire. Des acteurs récents qui rencontrent leur public. Notamment Thomas Huriez, cofondateur de la marque de jean Made in France 1083. Pour chacun, les défis sont nombreux : produire en France à des prix accessibles, intégrer la circularité pour réutiliser les matériaux existants. Car les consommateurs sont demandeurs en France, selon une étude du site Lyst citée par la banque publique d’investissement Bpifrance, les recherches concernant les vêtements écoresponsables ont bondi de 50% en un an. Matières premières respectueuses de l’environnement, fabrication locale, upcycling, recyclage, vente en seconde main qui représente un marché de 1 milliard d’euros, en pleine croissance, l’économie circulaire prend plusieurs visages. Clé de la durabilité, la qualité des matières premières nécessite une sélection drastique en amont.

pantalon chino 1083

1083, la marque de jean 100% made in France met l’accent sur la proximité et la matière première

La marque drômoise 1083 a privilégié depuis ses débuts en 2013 la proximité. Elle est née à Romans sur Isère, berceau de l’artisanat de la chaussure qui a vu nombre de ses ateliers fermer. Projet fou d’un entrepreneur non issu du sérail de la mode, la marque a repensé progressivement l’ensemble de la chaîne de valeur pour miser sur la production locale. Que ce soit pour le dessin, la filature, la teinture, le tissage, l’ennoblissement, la coupe et la couture, tout est réalisé en France et revendiqué sur l’étiquette. Pour ma part, j’ai été très réceptive à la démarche et me suis achetée sur place à Romans un jean et un chino. Je suis également sensible au petit mot laissé dans la poche du chino par l’équipe qualité et par l’absence de solde. Projet encore plus fou et représentatif de la démarche économie circulaire lancé il y a 5 ans, Mon Coton a pour finalité l’extraction du coton des anciens jeans pour fabriquer un jean 100% recyclé. Pour garantir la qualité et l’homogénéité des fibres de coton recyclé, il leur a fallu se concentrer sur les fibres longues des jambes de jean et les extraire de façon délicate. Quant au nom de la marque, 1083, il fait référence aux 1083 kilomètres maximum qui séparent les deux villes les plus éloignées de l’hexagone. Découvrir ici le site de la marque, qui bénéficie d’excellentes retombées presse. De mon côté, j’ai voulu saluer la démarche à la fois comme cliente et comme blogueuse.

qualité made in france 1083

Cette édition 2020 du salon Made in France réunissait 98 façonniers, filateurs, tricoteurs, tanneurs et ennoblisseurs. Preuve de l’intérêt croissant des acteurs de la mode pour le Made in France, le salon a reçu 3500 visiteurs malgré la crise sanitaire, une fréquentation en hausse de 3%. L’interview de deux artisans exposants du salon est à découvrir dans un prochain article du blog. Vous pourriez aimer également lire l’article du blog sur l’initiative de Bash vis-à-vis de l’économie circulaire et le seconde main.

C’est la rentrée – chronique illustrée de Miss Beauty

C’est la rentrée et oui, l’avenir est incertain, morose, les persoectives floues. Avec ça, on fait quoi ? 1. On se met au régime Et puis quoi encore ? On sest finalement TRÈS BIEN habitué aux petits kilos superflus. Et EN PLUS avec le bronzage de l’été on ne voit rien !

la rentrée drôle

C’EST LA RENTRÉE ET Oui l’avenir est incertain, morose, les perspectives floues. AVEC ÇA ON FAIT QUOI ?

1/ On se met au régime

Et puis quoi encore ? On s’est finalement TRÈS BIEN habitué aux petits kilos superflus. Et EN PLUS avec le bronzage de l’été on ne voit rien !

Franchement avant l’hiver et les gros pulls qui cachent tout, on ne va pas se priver… On a besoin de douceurs et de réconfort dans nos assiettes !!!

2/ On fait le point sur sa carrière. 

Et pourquoi pas ? Vous l’aimez vraiment ce job que vous faites 8 heures par jour 5 jours sur 7 ? Le métro, les embouteillages, la marche « sportive » très sportive pour aller de chez vous à la prochaine station de bus …? 

Adhérez-vous toujours autant aux enjeux de la boîte pour laquelle vous dépensez tant d’énergie, sacrifiez beaucoup et espérez de la reconnaissance … parfois en vain.

Le télé travail a permis à beaucoup d’entre nous de prendre du temps pour soi. De souffler et de ralentir pour faire le point. Les journées ne sont effectivement plus du tout les mêmes quand on choisit quand et comment travailler. On reprend le contrôle de son temps et ça fait toute la différence.

Plus de temps pour prendre soin de soi, plus de temps à consacrer à ceux qui partagent notre vie.

STOP !!!  là, je fais une pause :

J’entends les soupirs, j’imagine les yeux au ciel et les haussements d’épaule. Je sais que certains d’entre vous ont dû jongler entre travail à la maison et garde d’enfants …. Le télé travail se résumant beaucoup plus à de la télé surveillance des mille et unes bêtises que vos chers petits ont eu à coeur d’inventer pour attirer votre attention : surtout quand vous étiez en visioconférence …(quelques exemples croustillants se trouvent d’ailleurs sur le net). 

À ces héros du quotidien, j’adresse un salut admiratif, je dis BRAVO. 

J’avoue que pendant cette période, je n’ai jamais été aussi contente d’avoir mon âge !(constat rare à savourer)

Bon, fini la pause, reprenons …

3/ On relativise :

Le confinement, quelle épreuve ! La télé réalité l’avait inventé, le monde entier l’a expérimenté. Dans 10, 20 ans, chacun de nous se souviendra sûrement de « son » confinement. Et le racontera aux générations futures… 

OUI, le virus est là et il nous complique la vie, mais il nous révèle aussi un peu tous à nous-mêmes : Le pire comme le meilleur.

Alarmiste, à quoi bonistes, combatifs…égoïstes ou solidaires.

Cette crise risque de durer, alors prenons le temps de changer nos priorités. Trouver le point d’équilibre entre réalisme et optimisme.

Quand nous aurons vaincu cette pandémie, nous vivrons certainement mieux et nous n’accepterons plus que les tomates, melons, salades viennent de si loin. Notre voiture restera plus souvent au garage grâce à quoi notre silhouette s’affinera ! Et le temps de vivre primera sur le temps de travail.

Une vision utopique ? À nous de le décider !

Bonne rentrée

Babette Koenig

Puisque la rentrée 2020 se fait sous le signe de la menace Covid , mon amie Babette Koenig styliste-illustratrice, nous a concocté une chronique pleine d’esprit. Alors bonne rentrée à tous, restez vigilant. Avis aux beautistas qui pourraient se reconnaître sous les traits de Miss Beauty, vous pourriez également aimer son précédent trait d’humeur : Bal masqué

Quel sport choisir pour cette rentrée ? Décathlon vous y aide

Après un confinement sportif et un été détente, quel sport choisir pour cette rentrée de septembre ? Une question que petits et grands se posent

Après un confinement sportif et un été détente, quel sport choisir pour cette rentrée de septembre ? Une question que petits et grands se posent pour mettre en oeuvre les bonnes résolutions sportives adoptées lors du confinement. Face à la multiplicité des choix, l’enseigne leader du sport Decathlon propose une campagne de publicité en réponse à ses interrogations.

quel sport

Conçue par l’agence Romance, elle donne à voir le premier temps fort du sport, le démarrage, le lancement. Intitulée Le moment de commencer, elle surfe sur nos envies de sport tout en promouvant les services gratuits de Decathlon. Malin ! Car au-delà de l’innovation produit, c’est aussi ces services que l’enseigne nordiste spécialiste du sport se distingue. Elle propose ainsi des test d’équipement et des offres de découverte de nouveaux sports. Plus précisément : un test d’équipement sportif gratuit durant 10 jours et ce, pour une centaine de sports. Quel choix de sport ! Et surtout, cela permet d’éviter d’investir dans un matériel pour un nouveau sport qu’on est pas sûr d’aimer. Tester avant d’acheter, un service disponible en boutique et en ligne.
De plus, la dimension conseil est fortement présente tant en magasin qu’en ligne. Les vendeurs expérimentés Decathlon sont à votre écoute pour vous conseiller quel sport choisir en fonction de vos envies et de vos aptitudes. Sur le site internet dédié conseilsport.decathlon.fr, un questionnaire personnalisé est proposé pour vous aider face à la multitude de choix. Un questionnaire simple articulé autour de 4 questions pour trouver quel sport vous correspond. Il s’adapte à vos objectifs ou aspirations : Garder la forme ? Prendre du temps pour vous ? Partager un moment convivial ? Vivre des sensations fortes ? Un premier pas avant la proposition de matériel et de coaching via le site ou l’appli. Un accompagnement digital qui suit les préoccupations et la pensée du consommateur pour une expérience client ultra fluide.

La réalisation de ce film publicitaire de 45 secondes a été confiée à Noir Oostende. Elle joue avec l’émotion : premiers pas de danse, intensité du chronomètre.. Quant à la musique du film pub Decathlon 2020, elle est signée d’un groupe de rock californien des années soixante The Surfaris. Découvrir ce film empreint d’émotion et de motivation ci-après

Boutons sur le menton : le port du masque incriminé, quelles solutions ?

Avec le port du masque, notre peau est malmenée : boutons sur le menton, irritation, sécheresse. Les réactions varient selon le terrain, la chaleur, l’humidité

Avec la généralisation du port du masque, notre peau est malmenée : boutons sur le menton, irritation, sécheresse. Les réactions sont différentes selon le terrain, la chaleur, le degré d’humidité et surtout la durée du port. Pour celles qui sont dans l’obligation de porter le masque toute la journée pour leur travail, la peau trinque. Aux Etats-Unis, un nouveau mot a été créé maskne ou acné du masque. Face à ces nouveaux besoins, les marques cosmétiques vont pouvoir infléchir leur communication pour être au plus proche des préoccupations des femmes. Et surtout prodiguer des conseils adaptés et mettre en avant les produits concernés.

boutons sur le menton

Les effets du masque : boutons sur le menton, rougeurs, irritations… Conseils et solutions

En raison des frottements répétés du masque lors d’un port continu, la peau réagit selon sa nature. Sensible, elle va être irritée et les composants du masque jouent un rôle important dans la prévention des rougeurs, voire de petits boutons. Une peau mixte ou grasse va voir ses glandes sébacées s’emballer pour produire davantage de sébum. L’occlusion du masque va alors provoquer comédons et boutons d’acné. Ces boutons sur le menton peuvent, s’ils ne sont pas traités avec une hygiène et des soins adaptés, s’enflammer. A contrario, une peau sèche risque de virer atopique et de fait, doit être bien hydratée avec une crème apaisante. 

Conseils en termes de choix du masque

Privilégier un masque en coton qui sera lavé régulièrement (machine à 60°) au masque chirurgical jetable dont les composants chimiques peuvent s’avérés irritants : additifs du caoutchouc, polypropylène pour le masque respiratoire N95. De plus, c’est meilleur pour la planète. Le masque de couleur claire ou neutre sera moins chargé en pigments et autres composants irritants.
La routine à adopter : laver régulièrement le visage avec un produit au pH neutre, boire beaucoup d’eau, en cas de forte chaleur vaporiser un brumisateur d’eau thermale (Evian, Vichy, La Roche-Posay) et tamponner doucement. Centrer le maquillage sur les yeux et oublier fond de teint et rouge à lèvres. En cas de boutons sur le menton et les joues, réduire les aliments sucrés qui boostent la sécrétion de sébum et les produits à base de lait de vache. Privilégier le zinc aux propriétés assainissantes, anti-bactérienne, cicatrisantes et anti-inflammatoires (les huitres en regorgent). Coup de pouce avec le soluté de sulfate de zinc Serozinc de la Roche-Posay.

zinc boutons acné

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