Luxe en France : attentes, perceptions des Français en 2020

Une récente étude donne à voir l’évolution de la perception du luxe en France dans le contexte actuel. Réalisée en octobre, elle interroge les Français sur leurs perceptions du luxe, son image et leurs attentes alors que le luxe traverse une crise profonde. Comment se dernier doit-il évoluer pour rester aspirationnel ? Quelles valeurs les marques de luxe doivent-elles embrasser alors que les Français ont évolué dans leurs attentes depuis la pandémie ?

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L’impact de la crise sur la perception et l’usage du luxe en France

Les évocations du luxe recouvrent essentiellement des enjeux matériels (pour 84% d’entre eux), c’est-à-dire des produits ou des expériences hors du commun, plutôt que des enjeux immatériels, comme le fait de disposer de temps, d’espace, ou de pouvoir déconnecter. En tête des évocations, on retrouve les bijoux, les voitures, la couture et les vêtements. Spontanément, deux marques y sont associées : Chanel et Dior, deux maisons fortement installées dans l’imaginaire du luxe. Les jeunes se distinguent par le fait que le luxe les fait davantage rêver (72%) et qu’ils l’associent plus à des expériences (spa, voyage..) pour 32% versus 24% pour les seniors. Confirmant ainsi les attentes de luxe expérentiel par les générations Y et Z. Dessinant également les contours du luxe de demain. Parmi le millier de personnes interrogées, 31% déclarent s’offrir régulièrement des produits ou expériences de luxe, que ce soit pour se faire plaisir (88%) et apporter une part de rêve à leur quotidien (82%), investir dans de la qualité (73%), séduire (63%) ou déclarer son appartenance à un milieu social (65%). Ainsi, les Français se différencient des clients du luxe non européens en privilégiant un luxe pour soi. Les motivations d’achat du luxe en France sont pour se faire plaisir avant tout (88%), plus que pour séduire (63%). Ils sont moins en recherche d’un luxe statutaire. C’est pourquoi ils privilégient les marques discrètes, voire invisibles et critiquent le luxe ostentatoire, bling bling pour les deux tiers des interviewés (moins vrai chez les plus jeunes). Le luxe en France fait ainsi preuve d’une grande maturité. Au global, la crise actuelle fait légèrement évoluer la perception du luxe et accentue ce qui se dessinait auparavant en filigrane, surtout auprès des plus jeunes.

Les enjeux du luxe : économiques, immatériels et sociétaux

À l’unisson, les Français sont fiers du luxe made in France et de son rayonnement international, mais ils sont capables de porter sur lui un regard distancié. Plébiscité pour son influence sur l’économie française (88%), le secteur du luxe est également perçu comme important pour conserver des métiers et des savoir-faire rares (88%). Un enjeu immatériel dont l’acuité se fait de plus en plus ressentir. Les enjeux de durabilité sont intimement liés au luxe en France. Les Français cherchent à investir dans de la qualité d’un produit qui pourra durer (73%). Au-delà de la dimension économique, ils attendent des marques de jouer un rôle sociétal, de s’engager. Ainsi la moitié estime que la crise actuelle leur fournit l’occasion de se repenser et se transformer, pour entrer davantage en écho avec les préoccupations et valeurs de l’époque. Notamment au sujet du développement durable sur lequel la marge de progression est forte. Seulement 15% des personnes interrogées décrivent l’industrie du luxe comme étant vraiment (tout à fait) écoresponsable aujourd’hui. Le défi de l’empreinte carbone est plus que jamais d’actualité. Conscients de leurs pouvoirs (d’achat), les clients du luxe exigent désormais de comprendre comment sont produits les biens et les services qu’on leur propose. Dès lors, les marques de luxe se devront de davantage mettre l’accent sur cette valeur porteuse qu’est le développement durable et communiquer sur leurs engagements concrets vis-à-vis du respect de la planète, de l’environnement et de l’économie circulaire dans l’ère post-Covid 19. Un tournant et une transparence que ces marques patrimoniales ont adoptés moins vite que les jeunes marques. Et un mouvement qui dépasse les frontières de l’hexagone puisque les jeunes consommateurs du luxe s’érigent en activistes de la société dans leur arbitrage d’achats dans le monde entier, y compris en Chine.

luxe green ethique

Etude Cételem – Enquête réalisée en ligne les 6 et 7 octobre 2020 par Harris Interactive. Échantillon de 1 017 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. L’ensemble des éléments sont à télécharger sur le site de l’Observatoire Cetelem. Vous pourriez aimer aussi lire l’article du blog sur les Millennials qui dessinent valeurs et tendances du luxe.

Branding: Longchamp revendique son ancrage à Paris et divertit

Par ces temps de confinement, les marques de luxe cherchent au travers de leur Branding à entretenir leur notoriété, leur image de marque et le lien avec les internautes rivés à leur mobile. La nouvelle plateforme de marque du maroquinier Longchamp met l’accent sur son ancrage parisien. Elle se donne à voir dans un court-métrage, un format long et original qui conjugue image et divertissement, à même de séduire les Millennials et la génération Y de par le monde.

branding Longchamp film

Paris, un ancrage synonyme de luxe, de mode, de rêve préempté par de nombreuses griffes de luxe

À la différence de l’Italie où le luxe s’enracine en différentes villes prestigieuses : Rome, Milan, Florence.., Paris est définitivement la capitale du luxe à la française. Parangon de ce luxe, Saint Laurent le clame haut et fort dans son branding. Le couturier le décline dans son logo, dans l’évocation de sa ligne Rive gauche et dans sa communication et même dans ses parfums avec Paris, Mon Paris, Rive Gauche… Hermès, Balmain, Berluti, Balanciaga et Lanvin revendiquent également Paris dans leur logo.

Authenticité et légitimité pour le branding de Longchamp

Pour Longchamp, le virage s’est fait avec l’agence Fred & Farid cette année. De par son nom et son histoire, Longchamp est plus que légitime pour revendiquer Paris dans sa nouvelle signature de marque. Elle fut en effet fondée en 1948 à Paris et est toujours entre les mains de la même famille. Très Paris, une signature facile à mémoriser et porteur de sens et de rêve. Avec un twist stylé tout en restant accessible, du statut mais pas trop. Consensuelle, véhiculant le chic parisien, elle devrait rencontrer l’adhésion en Asie comme en Amérique. Au-delà du logo, la capitale française s’inscrit donc désormais au coeur de la communication du maroquinier. Elle est le personnage central de ce film très divertissant qui présente la collection Printemps-été 2021. La chanson de Jacques Dutronc, interprétée par Clara Luciani, il est cinq heures, Paris s’éveille asseoit la personnalité du film et l’ancrage parisien.

Paris, décor du film Longchamp

La communication Longchamp emprunte les codes des séries, telle Emily in Paris

2020 marque également un tournant dans la communication de Longchamp puisque le maroquinier abandonne le recours aux égéries Kate Moss, Alexa Chung, Kendall Jenner… Ces dernières avaient contribué à booster l’image et la notoriété de la marque en lui donnant une touche plus rock, plus glamour. Mais la pandémie a accentué la demande des consommateurs pour des marques plus authentiques, plus proches. Moins de paillettes, moins d’ostentatoire. La marque s’incarne désormais avec de jeunes actrices moins connues, comme tirées de séries télévisuelles. La mise en scène du chassé-croisé nocturne du duo d’actrices, l’anglaise Amber Anderson et la française Mathilde Ollivier, et d’un chat s’inspire également du film Deux Moi de Cédric Klapisch avec François Civil et Ana Girardot. Un très bon film tourné exclusivement à Paris.

Le chat, trait d’union dans les films Deux Moi de Cédric Klapisch et Longchamp

Voici donc un style narratif plus fort, un storytelling qui épouse les codes de la narration. Et répond aux nouvelles règles du storytelling sur les réseaux sociaux. Car Longchamp capitalise sur une forte communauté sur les réseaux sociaux : 1,6 million de fan sur Facebook, 726K sur Instagram et 10k followers sur Youtube. Ce court-métrage met en scène son sac Roseau, un sac iconique et emblématique de l’image classique au chic intemporel de la griffe. Réalisé par Lope Serrano, le film compte en quelques jours plus de 13 000 vues :

Quant à la publicité presse, elle emprunte de nombreux codes parisiens pour sa scénographie : cour pavée, pierre blonde et surtout empilement de chaises en rotin typiques des bistrots à Paris.

Violence conjugale : le luxe s’engage, Yves Saint Laurent

Les marques de luxe embrassent les enjeux de société telle la violence conjugale. Combat dont s’empare la marque cosmétique Yves Saint Laurent. En cela, elles répondent aux nouvelles attentes des consommateurs et en tout premier lieu de la génération Z, qui entendent voir les marques jouer un rôle actif vis-à-vis des enjeux de société.

violence conjugale

Par leur communication, les marques de luxe font avancer les causes sociétales : égalité homme femme, diversité et inclusion…

Disposant d’une part de voix importante, les marques cherchent à mettre en avant leurs valeurs à travers leurs communications institutionnelles ou produit. Ainsi, L’Oréal Paris a depuis 20 ans, sous l’impulsion de la filiale américaine, mis à l’honneur la diversité au travers de sa Dream team. Celle-ci associe des égéries de 17 à 77 ans aux profils ethniques variés, telles Jane Fonda, Helen Mirren, Eva Longoria, Viola Davis, Leila Bekhti…

Ce qui est nouveau, c’est que désormais les griffes soutiennent des ONG, des initiatives locales et qu’elles le font savoir. Aspirationnelles, elles ont la capacité à informer et à faire progresser les consciences, à mobiliser leurs audiences. De même, sous la houlette de sa directrice de création, Maria Grazia Chiuri, Dior est engagé dans la cause féministe comme en témoignent ses défilés, ses messages militants We are all feminists ou Non, non, non. Voir cet article dédié du blog. Elle offre ainsi une formidable caisse de résonance à portée internationale.

Yves Saint Laurent souhaite alerter et éduquer les plus jeunes sur la violence conjugale

La marque de luxe qui connait un grand succès auprès des générations Y et Z au travers de ses parfums et de son maquillage, a initié ce projet international il y a 2 ans, avant même le Grenelle dédié aux violences conjugales, confie Stephan Bezy, son DG. Son film Aimer sans abuser est diffusé sur les réseaux sociaux. Elle s’est engagée au travers de partenariat avec des ONG en France, en Angleterre et aux États-Unis avec un message fort « Abuse is not love ».

En France, pour soutenir faire de la prévention en partenariat avec l’ONG En avant toute(s). Une campagne d’affichage est également programmée, mobilisant 5% du budget affichage extérieur de la marque Yves Saint Laurent Beauté, pour donner davantage de visibilité à cette cause, pour prévenir et éduquer. En savoir plus

Botox : quoi de neuf vingt ans après ?

Avec le port du masque, tous les regards se tournent vers le haut du visage ! Nous investissons désormais dans le soin et le maquillage des yeux et pourquoi pas dans le botox ? Car c’est au niveau du contour de l’oeil que la peau est la plus fine, elle marque plus vite les signes de l’âge. Cette année, les traitements au botox se sont envolés. Séduite par leur efficacité immédiate, je me suis laissée tenter et partage avec vous les avancées sur la toxine botulique et mon expérience.

Les avancées du botox

Il y a 20 ans, le laboratoire Allergan commercialisait la toxine botulique sous l’indication traitement anti-rides temporaire et le nom de Botox®. Malgré un succès incontestable, peu de laboratoires ont investi le filon : Galderma (en partenariat avec Ipsen) et l’allemand Merz. À la différence de l’acide hyaluronique (décrit dans cet article du blog), les formules diffèrent peu et les résultats sont proches. Le progrès se situe davantage dans l’applicateur.

Comment agit la toxine botulique sur les rides ?

Le traitement consiste à injecter de très faibles doses de toxine botulique directement dans les muscles responsables des rides d’expression autour du contour de l’oeil. Elle réduit ainsi leur force de contraction et entraine un lissage des rides pour quelques mois. L’expérience et le savoir-faire du médecin esthétique ou du dermatologue sont essentiels pour injecter le produit aux bons endroits en fonction de la morphologie du visage et des zones de contractions. L’originalité de la Maison Lutétia réside dans l’injecteur utilisé par ses médecins. Il est spécialement conçu pour permettre de traiter les sinuosités de la peau. Contrairement aux injections de Botox dites « classiques » réalisées au moyen d’une seringue, l’injecteur permet de doser et de gérer de façon précise la quantité de toxine botulique.

Mon expérience du botox et avis

Dans le cadre très chic de la Maison Lutétia, je suis accueillie par le médecin qui m’explique le processus du botox, les risques et les précautions à prendre après le traitement. Je signe ensuite une décharge et laisse le médecin oeuvrer. Pour ce faire, le médecin esthétique me demande d’exagérer mes mimiques pour identifier les différents points d’injection au crayon blanc. Dans mon cas, 5 à 6 sur le front et 3 sur la patte d’oie avec de plus fortes doses. Car j’ai précisé que je ne souhaitais pas obtenir un front totalement lisse qui aurait contrasté avec le reste du visage. Allongée sur la table, je ne ressens quasiment rien lors des multiples injections. Une légère crispation lorsqu’elle traite la patte d’oie, c’est-à-dire les rides du contour de l’oeil. Le geste est rapide et sûr, en 10 minutes l’affaire est bouclée. Dans les jours qui suivent, je guette les modifications sur mon visage. Le lendemain, je scrute un petit bleu à gauche de l’oeil, un hématome peu marqué. En revanche, ni oedème, ni rougeur pour ma part. Au bout de cinq jours, les premiers résultats apparaissent. Mon front se déplisse et mon regard est plus frais, surtout quand je souris. En une semaine, les traits paraissent moins tirés et j’avoue, c’est assez bluffant. Tout en restant plutôt naturel, aux dires de mes amies à qui je n’hésite pas à en parler. Je reviens 2 semaines après pour la visite de contrôle. Je confirme au médecin que je suis satisfaite du résultat, je n’ai pas de demande complémentaire. Au vu des prix, j’espère juste que le résultat durera plutôt 4 mois que 3.  Les tarifs : 350€ pour une zone précise, 450€ pour l’ensemble du haut du visage, c’est-à-dire les rides de la patte d’oie, du front et entre les sourcils, appelée ride du lion.

Conseils post traitement botox

Pendant les 4 heures qui suivent les injections, il est recommandé de ne pas faire de sport intensif, ni de s’allonger.
Mieux vaut éviter les manipulations du visage ou les massages appuyés pendant les 24 heures qui suivent la séance. En revanche, le maquillage est possible 2 heures après. Bannir également sauna et hammam dans les 2 jours qui suivent. Mais bon, en période de confinement… Bref, vous pouvez reprendre une vie normale ! Plus de détails sur le site Et cela marche aussi pour les hommes

Maison Lutétia est ouverte pendant le confinement

Maison Lutétia, 6 rue Ampère 75017 Paris

Célébrité et beauty business: Pharrell Williams lance des soins vegan & green

Le succès de Rihanna avec Fenty Beauty assoit le marketing de célébrité dans l’univers de la beauté et des cosmétiques au-delà du périmètre traditionnel des parfums. Dont la société Coty s’est fait le chantre et le spécialiste. Avec notamment le rachat récent de Kylie Cosmetics. Sur le segment le plus porteur, celui du soin de la peau, nombre de célébrité se lancent : Victoria Beckham, Gwyneth Paltrow et désormais Pharrell Williams.

Pharrell surfe sur les tendances beauté : vegan, green pour ses soins pour le visage

Pharrell Williams cherche à maximiser ses chances de succès en développant sa ligne de soins avec la dermatologue Elena Jones qui consulte en ligne. Pour le côté expert. En revanche, il se focalise sur les tendances qui font le succès des marques indépendantes, les jeunes indie brands. En proposant des packagings green, des formules vegan. Et surtout un nom inclusif, évoquant la diversité qui lui appartient : Humanrace (marque déposée par Pw Branding à Los Angeles). Puisque c’et celui de sa collaboration avec Adidas depuis 2016. Il illustre son combat en faveur de l’humanité toute entière. Une marque qu’il incarne par sa recherche du bien-être et de son engagement. Dans le magazine américain Allure, il en est l’ambassadeur « “Sometimes you need to cleanse your spirit. Sometimes you need to cleanse your mind. Sometimes you’ve just got to get rid of some dead skin.” C’est-à-dire vous débarrasser des cellules mortes.

célébrité
©Ben Hasset

Une célébrité qui mise sur une routine simple et l’eco-conception du packaging

Pas de superflu ni dans la routine produit, ni dans les formules, ni dans le packaging. Pour l’heure juste 3 produits qui font écho à la routine Basic 3 temps de Clinique : un nettoyant, un exfoliant et une crème hydratante. La première étape prépare la peau avec la poudre nettoyante au riz. Au contact de l’eau, elle s’émulsionne et exfolie en douceur car elle est riche en kaolin. L’exfoliant aux enzymes de lotus contient 8% d’acide glycolique et 3% d’acides de fruits pour réparer la peau. Quant à la crème humidifiante, elle intègre un actif issu de la médecine chinoise, le champignon des neiges (snow fungus) aux propriétés humectante pour protéger de la deshydratation. Le vert des packagings traduit leur eco conception : avec 50% de plastique recyclé et surtout, ils sont rechargeables. Prouvant l’engagement à l’inclusion, le logo Humanrace est embossé et lisible en Braille. Proposés à un prix variant entre 32$ et 48$, ces cosmétiques seront disponibles sur le site humanrace.com  à partir du 25 novembre.

Pharrell soin rechargeable

Vous pourriez aimer lire aussi l’article du blog sur le succès de Rihanna et Fenty Beauty.

Optimiste, la chronique post covid – Miss Beauty

optimiste

LE MONDE D’APRÈS

Voici novembre. Et c’est déjà LE mois déprimant entre tous… mais alors là, c’est le pompon comme dirait ma grand-mère ! Et si on prenait le contrepied de la morosité en se projetant dans le futur ?

Je vous propose donc à l’aide d’un petit questionnaire d’imaginer avec moi ce que sera votre MONDE D’APRÈS…

1/ APRÈS j’ai décidé :

A – De continuer à me déplacer à vélo ou à pied

B- De faire mes courses en priorité chez les commerçants de mon quartier.

C- D’arrêter de me plaindre pour des broutilles (vous voyez sûrement ce que je veux dire…)

2/ APRÈS je ferai le point sur :

A- Le télé travail : (Même si c’était amusant de voir la déco chez votre boss et vos collègues, pas si simple les réunions entre le lave-vaisselle et le frigidaire !

B- Mon couple : Je l’ai baptisé l’épreuve de l’île déserte ! 24h sur 24 à partager tous les temps de la journée, sans craquer.

C- La famille : votre mère angoissée, vos enfants agités …ou grognons « relou le confinement! » (et là vous avez eu plus d’une fois une pensée émue et reconnaissante envers le corps enseignant )

3/ APRÈS je serai enfin débarrassée :

A – De la visioconférence en famille … Nooon mamy fallait pas appuyer sur ce bouton !

B – D’imaginer des bons petits plats équilibrés midi et soir pour tooouuute la famille !!!!

C – DU MAAAASQUE !!!

4/ APRÈS quel soulagement :

A- De ne plus trouver de masques par terre

B- De croiser le sourire des gens dans les rues animées de mon cher quartier

C- D’entendre aux infos d’autres nouvelles que le nombre de malades ou pire !

5/ APRÈS  je regretterai (mais oui) :

A- Les applaudissements à 20h aux balcons

B- L’exode vers les résidences secondaires hors vacances et les mines ravies des enfants… (et celle beaucoup moins ravies des parents !)

C- Le courage et le sourire de la caissière de ma supérette !

6/ APRÈS  je promets  :

A- De voir plus souvent ceux que j’aime et qui m’ont tant manqués !

B-  De lever les yeux de mon portable pour me promener avec délice nez au vent…

C- D’apprécier le présent tout simplement …

Quand la pandémie sera maîtrisée, que nos vies reprendront leurs cours, il ne tiendra qu’à nous de donner une suite positive à cette crise.

Allez courage, soyons optimiste, on s’en sortira.

Babette KOENIG

La crise du Covid nous incite à penser au monde d’après, à l’horizon post covid. C’est en ce sens que mon amie Babette Koenig, styliste-illustratrice, nous a concocté cette chronique optimiste. Dotée d’un questionnaire plein d’esprit. Avis aux beautistas qui pourraient se reconnaître sous les traits de Miss Beauty, vous pourriez aimer son précédent trait d’humeur, tous au vert.

Produit essentiel : le maquillage en est-il exclu ?

Cette semaine, le gouvernement a alimenté la polémique autour du maquillage et de son caractère essentiel ou pas. S’agit-il d’un produit indispensable, comblant un besoin primaire ? En effet, l’annonce du ministre délégué chargé des PME, Alain Griset, a jeté un coup de froid. « Les produits d’hygiène seront gardés, le maquillage non, les grandes surfaces les retireront des rayons », a précisé lundi 2 novembre le ministre. Beaucoup de préjugés, peu de connaissance terrain. Rectification le lendemain avec la liste des produits essentiels dont la vente est autorisée pour les grandes surfaces durant ce second confinement. Ces tergiversations sur les achats de première nécessité au sein du gouvernement montrent combien le le maquillage détient un statut à part inscrit dans le paraitre, dans l’artificiel. Décodage.

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Depuis quelques années, la tendance no makeup s’installait progressivement.

Ces dernières années, la tendance no makeup a succédé au maquillage nude des années 2000. Contrairement à son sens littéral, ce n’est pas l’absence du recours au maquillage, mais l’adoption d’un look ultra naturel. Dès 2017, la mode du « no make up look » émerge fortement. Elle nécessite plus de produits, plus de temps et de technique que l’on pourrait imaginer. Elle repose sur un maquillage extrêmement discret, tout en superpositions. L’objectif est plus d’améliorer plutôt que de transformer ». Il s’agit d’un maquillage très travaillé dans l’esprit des routines asiatiques (Corée, Japon). Un maquillage qui s’inspire du layering, pour obtenir un teint aussi parfait que naturel ! Par ailleurs, des célébrités comme Jesy, de Little Mix, et Holly Willoughby, mais aussi Adèle, Alicia Keys sont apparues sans maquillage ou presque sur les médias sociaux. Parce qu’elles inspirent de nombreuses femmes, ces initiatives contribuent à détourner les femmes du maquillage ou à leur faire adopter des looks plus subtils et naturels.

look no makeup

Pour autant, le maquillage joue un rôle psychologique essentiel en boostant la confiance en soi.

Un rôle essentiel et prouvé sur l’estime de soi par de nombreuses études et par son entrée à l’hôpital. En effet, des ateliers maquillage sont proposés aux femmes atteintes de cancer à l’hôpital Gustave Roussy (Centre de beauté CEW).

maquillage hopital

De même, dans le cadre professionnel, il faut être performante, avoir l’air dynamique. C’est une véritable injonction sociétale. Or, nous ne sommes pas égales devant le temps qui passe et la fatigue. Le maquillage peut alors aider à avoir bonne mine, même quand on est très fatiguée et que l’on doit aller travailler. Certaines femmes se sentent ainsi mieux avec un peu de maquillage, cela les aide à avoir davantage confiance en elle, à aller de l’avant et à se réaliser.

Le confinement et le télétravail font de la tendance no makeup une réalité.

Le second confinement sonne le glas du maquillage des lèvres, voire du teint. Les impératifs sociaux de présentation de soi perdent de leur force et les pratiques changent. Le port du masque est contradictoire avec celui du rouge à lèvres. Le fond de teint voit également son usage réduit car il souille le masque. Seul le regard est donné à voir. De plus, en raison de la généralisation du télétravail, nous sommes moins exposées au regard des autres. L’étude Ifop nous montre que cette tendance « No Make-up » s’accentue, même si elle avait commencé à germer pour des raisons d’écologie et de retour à un soi naturel. De plus, le féminisme interroge le port du maquillage. L’absence de maquillage est, pour certaines, une forme d’affirmation de soi, de refus des diktats de la beauté : un geste bien loin des considérations purement esthétiques. Plus politique, engagé, voire écolo. Vous pourriez également aimer lire l’article du blog stars mises à nu, sans maquillage.

Artisans de mode mis à l’honneur au salon Made in France

Le salon Made in France de septembre a réuni artisans et professionnels de la mode. Des artisans qui exposaient leur savoir-faire français à même de séduire les marques qui s’engagent dans le made in France. Pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs que la crise liée au Covid ont accentué. À cette occasion, très admirative de leur travail, j’ai pu interviewé deux artisans : le brodeur Leveaux, ennoblisseur pour de nombreuses maisons et Séverina Lartigue, la créatrice experte de fleurs de soie, qui bénéficie du statut d’EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant).

artisans broderies levaux

L’ennoblissement, l’un des métiers phares des artisans français de la mode

L’ennoblissement est un métier historique dont le savoir-faire se perpétue dans des entreprises artisanales familiales. Parangon de cette expertise, les broderies Leveaux sont nées dans le Cambresis en 1937. Cette manufacture familiale s’est transmise de père en fils et c’est aujourd’hui la 4ème génération qui est aux commandes. Des artisans français qui maîtrisent toute la chaine de valeur puisque la maison achète le fil et les supports, que ce soit du tulle, du coton, de la maille ou du lin. Une expertise pointue qui lui permet de broder également sur du papier ou du métal ! Elle réalise ses propres dessins en co-création avec les donneurs d’ordre. Les broderies Leveaux travaillent des pièces uniques pour la haute-couture et des petites séries pour l’hôtellerie haut de gamme et le prêt-à-porter. Ses autres clients sont les marques de linge de maison (Descamps) ou de lingerie, intéressées par leur dentelle. Elle compte de nombreux clients à l’étranger, essentiellement en Europe et son chiffre d’affaires à l’export pèse pour 80%. Pour l’ameublement des hôtels, elle travaille directement en co-création avec les architectes d’intérieur.

artisanat made in france broderie

Comment cette affaire artisanale s’est-elle adaptée au confinement ?

Son jeune directeur, Benjamin Potencier, a décidé de ne fermer qu’une semaine en début de confinement. Très vite, il a entendu la demande pour les masques en tissu et a adapté son atelier, ses machines et le travail de ses ouvrières. Deux semaines après, il livrait les premiers masques. Des masques réquisitionnés par l’État. La secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher est même venue visiter les broderies Leveaux, à Walincourt-Selvigny, en avril dernier pour la production de ces masques certifiés made in France.

production masques made in France

Et demain, quel futur pour la manufacture de broderie ?

À l’avenir, me confie Benjamin Potencier, les cycles seront de plus en plus courts. C’est la fin des grandes séries qui génèrent des surstocks et des soldes). On va assister à des rotations rapides et les artisans français seront mobilisés pour travailler sur les dessins les plus complexes justifiant leur savoir-faire et sur toutes les matières.

Emblématique de l’artisanat français, la créatrice Séverina Lartigue fabrique des fleurs pour la haute couture

Lors du Salon Made in France (compte-rendu dans cet article du blog), j’ai pu observer le travail de cette créatrice qui allie savoir-faire et créativité. J’ai été séduite par sa démarche d’upcycling et sa capacité à transformer des matériaux usagés en véritables pièces d’art. Je vous expliquerai sa démarche dans un prochain article

Tous au vert : cultivons le bonheur !

Cultivons notre bonheur !

Pour faire des économies et réduire mon empreinte carbone, j’ai pris un bus, changé à Trocadéro où j’ai pris le métro, attendu 45 mn que l’incident sur la ligne soit identifié, mais ce n’était pas possible de réparer, alors nous sommes tous sortis pour reprendre un bus, sauf qu’il était bondé ! Alors j’ai pris un vélib’ avec un frein sur deux qui fonctionnait. J’ai évité les voitures, respirer les pots d’échappement, slalomé entre les piétons qui traversent n’importe où et les camionnettes de livraison qui bloquent les rues.

Déprimée, épuisée, déroutée et démotivée, j’ai fait une pause … et j’ai constaté :

Le monde est fou, stressant, intraitable. Dès que le réveil sonne (oui je sais plus personne n’a de réveil…), que les camions des poubelles collectant nos déchets qui débordent et que les klaxons des conducteurs impatients retentissent dans la rue, oui, dès le réveil nous sommes happés par le rythme trépidant de cette vie moderne. Pas étonnant que tant de citadins rêvent d’un retour à la terre ! L’herbe est toujours plus verte ailleurs et parfois c’est vrai. Mais soyons honnêtes, nous n’irons pas tous vivre à la campagne ! Et vous savez pourquoi ? C’est dans nos villes que l’on trouve les plus beaux musées, les grandes salles de cinémas, les théâtres, les bistros et nos boutiques branchées préférées. Et depuis qu’on nous oblige à nous en passer, nous mesurons à quel point tous ces lieux de rencontres et d’échanges nous sont chers ! Après avoir pris soin de nos intérieurs, il serait plus que temps de prendre soin de notre espace commun…

Embellissons nos chers cités : verdissons nos rues et nos balcons, abeilles et papillons y reviendront à tire d’ailes. Dressons les chiens (ils sont beaucoup plus malins) pour qu’ils apprennent à leurs maîtres à garder les trottoirs propres. Tâchons de nous comporter plus civilement, en voiture, en vélo et à pieds. On ne peut nier que malgré ses défauts, la ville crée du lien. On s’y croise sans vraiment le chercher mais au moins on s’y croise et on se soucie de l’autre par politesse ou par sincère intérêt. Mais si la majorité d’entre nous s’exile dans une maison au milieu des champs, une fois que le portail sera fermé, que le soleil sera couché et que la nuit le silence régnera, eh bien il se peut que pour certains, leurs rêves virent aux cauchemars …

Alors pour ceux qui ont la main verte : faites pousser les bonnes idées, semez les messages de bien-être pour que nous cultivions tous ensemble l’art de vivre en harmonie !

Babette KOENIG

La crise du Covid nous freinant dans nos plans tout en nous imposant de penser au monde d’après, notre conscience green s’éveille ou se fait prégnante. C’est en ce sens que mon amie Babette Koenig, styliste-illustratrice, nous a concocté une chronique urbaine pleine d’esprit et d’espoir, tournée vers le bonheur. Avis aux beautistas qui pourraient se reconnaître sous les traits de Miss Beauty, vous pourriez aimer son précédent trait d’humeur, la rentrée.

Jeûne : les bienfaits detox de la cure de jus pressés à froid

En télétravail, seule pour 24h ou plus, c’est le bon moment pour démarrer un jeûne de 24h et en découvrir les bienfaits. C’est, pour moi, la deuxième expérience de cure detox et j’ai privilégié les jus pressés à froid de la marque coréenne Beeskeet. 24 heures à n’ingérer que des jus à base de légumes et de fruits bio ou des tisanes fermentées. Voici heure par heure les sensations que j’ai éprouvées au cours de ce jeûne.

Cure liquide : un jeûne detox peu contraignant et même gourmand sur 24h

Je n’ai pas choisi un jeûne brutal et exigeant. Pour être en mesure de tenir mon engagement vis-à-vis de moi-même, j’ai préféré choisir une cure centrée à 100% sur des liquides : jus à base de fruits et de légumes ou de tisanes coréennes fermentées. La cure Detoxoxo de Beesket associe le concept chronodetox aux recettes traditionnelles de la médecine coréenne. Le principe de la chronodetox est de se caler sur le fonctionnement naturel de l’organisme. L’idée étant de prendre en compte les besoins et le fonctionnement de chaque organe impliqué dans la digestion en respectant son cycle avec 5 jus différents. Réveil du système digestif, notamment l’estomac, à 8 heures, focalisation sur la ratte à 10h. 13h est le timing parfait pour l’intestin et le coeur. Action diurétique à 16h puisque c’est l’heure recommandée pour la vessie. Enfin, à 20 heures, concentration sur la régénération nocturne à venir.

Concrètement comment se traduit la cure detox heure par heure ?

À 8 heures, j’ai démarré par jus associant betterave, carotte, citron, pomme et ananas. Un jus au goût sucré capable de plaire à tout le monde. Bourrés d’antioxydants, ces fruits et légumes sont également riches en glucides pour offrir un coup de boost au réveil. Le citron est réputé pour réveiller le système digestif : estomac et intestin, activer la production d’enzymes digestives et favoriser l’équilibre acido-basique cher aux micronutitionnistes. Au milieu de la matinée, c’est un cocktail plus étonnant à base de céleri, herbe de blé, chou kalé et pomme, poire, kiwi. Un cocktail de fibres solubles qui détoxifie l’organisme et favorise la production d’hémoglobine par la ratte. Pour le déjeuner, c’est un coktail d’agrumes et de paprika qui stimulent le système digestif, la circulation sanguine et le système immunitaire. À l’heure du goûter, mon ventre gargouille de plus en plus, signe que le système digestif est profondément sollicité. J’appréhende la recette de ce nouveau mélange à base d’épinard. Heureusement les fruits couvrent son côté amer. C’est le produit le plus drainant pour évacuer les toxines. Ses fibres solubles douces stimulent l’auto-nettoyage des toxines. Enfin, j’ai pris sur moi pour ne pas craquer au diner et me limiter au lait végétal. Ce dernier fut une bonne surprise car il est très gourmand avec ses amandes et la coco râpée. Il est riche en tryptophane, acide aminé favorisant le sommeil. J’ai entrecoupé les jus avec les tisanes au murier blanc et à la mandarine. Goûteuses et sans excitant pour respecter l’équibilibre acido-basique. À préférer au thé.

Mon avis : en ne me nourrissant que de liquides durant toute la journée, j’ai eu un sentiment de satiété. Quant à l’efficacité, j’ai perçu l’aspect purifiant sur ma peau, le lendemain. Surtout, j’ai apprécié le retour aux protéines, féculents comme le pain… L’un des conseils est de boire lentement dans un petit verre fourni avec la cure pour être plus rapidement rassasié. L’autre est de sortir la bouteille du réfrigérateur 15mn avant et de bien la secouer pour optimiser saveurs et efficacité. Autre point positif, l’accompagnement de la cure avec des vidéos pour chaque étape conçues par une nutritionniste et diététicienne. Le bémol, c’est son prix élevé, presque 2 repas au restaurant ! Prix de la cure Detoxoxo by Beesket 58,5€ – 5 bouteilles de 350ml livrées à domicile. Disponible sur l’e-shop beesket.fr

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